Ministère de l’économie et des finances : Une croissance de 7,2 % du PIB réel en 2014

L’économie malienne a renoué avec une forte croissance en 2014. C’est la conviction du FMI eu égard aux statistiques des trois dernières années et l’ambitieuse politique entreprise en 2015 par le département en termes de recouvrement des recettes fiscales. Cette nouvelle a fait l’objet d’une conférence de presse le vendredi 24 avril 2015 au ministère de l’Economie et des Finances avec les experts de la FMI en mission au Mali.

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Le ministre de l’Economie et des Finances a effectué à Washington, du 24 mars au 7 avril 2015, une mission pour la 3e revue du programme économique des autorités appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI à la veille de la tenue des réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

La délégation malienne avait amené les nouvelles mesures budgétaires dans un projet de budget rectificatif qui sera soumis par le gouvernement à l’Assemblée nationale avant le mois de mai 2015. Ce budget fait ressortir une augmentation des ressources de 144 milliards de F CFA composés des recettes fiscales de 53 milliard de F CFA et des dons budgétaires de 81 milliard de F CFA dont les 43 milliards de dette annulée par la France.

Le Mali affiche un taux de croissance de 7,2 %, selon le Fonds monétaire international qui souligne les progrès accomplis après une grave crise politique et sécuritaire.

« En 2014, l’économie malienne a renoué avec une croissance vigoureuse, enregistrant une augmentation de 7,2 % du PNB. Ce chiffre est à comparer aux résultats de 2012, année où la croissance a été nulle en raison de la crise sécuritaire », a déclaré vendredi Christian Josz, chef d’une délégation du FMI qui s’est rendue à Bamako.

Au cours d’une conférence de presse, il a rappelé qu’en 2013 « la croissance n’a pas dépassé 1,7 % à cause d’une mauvaise récolte ». Le pays avait plongé en 2012 dans une très grave crise marquée par un coup d’Etat militaire et la prise de contrôle du Nord du pays par des groupes islamistes – alliés à Al-Qaïda – jusqu’au début 2013.

Interrogé sur l’achat d’un avion présidentiel et d’équipements militaires dans des conditions opaques qui avait provoqué l’ire du FMI, M. Josz a estimé que le Mali avait mis de l’ordre dans ses affaires. « La situation a été régularisée, des mesures ont été prises », a-t-il affirmé.

« Le dernier trimestre 2014 a été marqué par des efforts importants pour renforcer la gestion des finances publiques en insistant sur le respect des règles budgétaires et de passations des marchés », a-t-il ajouté.

Se félicitant de la confiance retrouvée entre son pays et le FMI, Mamadou Igor Diarra, le ministre de l’Economie, a déclaré que « le gouvernement malien était décidé à lutter contre la culture de l’impunité et à s’atteler à avoir une économie performante pour assurer le développement du Mali ».

La France avait lancé en janvier 2013 l’opération militaire Serval pour chasser les jihadistes du nord du Mali. L’opération Barkhane, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne, a succédé en août 2014 à Serval.

La Mission de l’ONU au Mali est en outre déployée depuis juillet 2013 dans le pays. Mais des zones entières échappent encore au contrôle du pouvoir central malien, où ces groupes islamistes continuent de mener notamment des attentats et des enlèvements.

Zoumana Coulibaly

 

Source: L’Indicateur du Renouveau

 

 

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