Mali: le gouvernement gagne son bras de fer face à la multinationale Randgold

Randgold est désormais autorisée à rouvrir ses bureaux à Bamako. Un contentieux portant sur le règlement de taxes opposait depuis plusieurs mois l’Etat malien et la multinationale minière. Le 8 octobre dernier, les bureaux de Randgold dans la capitale malienne avaient été fermés, sur décision des autorités nationales. Le contentieux a finalement trouvé une issue heureuse.

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Randgold a finalement accepté de passer à la caisse : 15 milliards de FCFA, plus de 20 millions d’euros, ont été versés la semaine dernière à la Direction générale des impôts du Mali.

La société minière sud-africaine entend ainsi, selon un communiqué, démontrer « sa bonne foi » et « sa sympathie envers les difficultés financières » que rencontre le Mali. Il s’agit en fait du règlement partiel d’impayés de TVA et de pénalités. Le Trésor malien continue de réclamer environ 17 milliards de FCFA.

Bras de fer pour des taxes impayées

Les deux parties ont donc accepté de faire des compromis, mais il est surtout notable que le Mali a su aller loin dans le bras de fer qui l’opposait à Randgold : après deux contrôles ayant révélé le non-paiement de taxes, l’Etat exigeait que Randgold se mette en règle. Face au refus de l’entreprise, les autorités maliennes étaient allées jusqu’à fermer les bureaux de Randgold à Bamako, au début du mois.

Cela fait vingt ans que Randgold est présente au Mali, où la multinationale exploite actuellement trois mines. Si le pays compte sur l’importante contribution de Randgold au budget national, l’entreprise minière est, elle aussi, dépendante des ressources naturelles maliennes pour faire ses bénéfices.

Source : RFI

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