Mali-FMI : En attendant la reprise…

Le Fonds monétaire international demande à l’Etat malien de prendre certaines dispositions, comme l’audit des transactions pour reprendre le versement de son crédit.

 

Mme Bouare Fily Sissoko ministre economie finances biographie cv

 

 

Les relations entre le Mali et le Fonds monétaire international(FMI) ne sont pas des plus sereines par les temps qui courent. L’institution de Bretton Woods a encore du mal à tolérer l’achat de l’avion de commandement à 20 milliards CFA, le contrat d’achat d’équipement militaires à 69 milliards CFA et l’octroi d’une garantie par l’Etat de 100 milliards de FCFA. Le FMI juge incompatible la conduite de la gestion des finances publiques du Mali avec les objectifs quantitatifs et les engagements de bonne gouvernance du gouvernement dans son arrangement au titre de la Facilité élargie de crédit(FEC) que le conseil d’administration du FMI a approuvé le 18 décembre 2013.

Fily Bouaré Sissoko dépêchée à Washington
Devant cette atmosphère tendue, le gouvernement a dépêché Mme le ministre de l’Economie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko au siège de l’institution à Washington. Du 16 au 18 juin dernier, madame le ministre a tenté de trouver les mots justes pour expliquer les raisons de ces opérations ainsi les conditions et procédures d’acquisition. Mme le ministre de l’Economie et des Finances a ainsi plaidé la cause du Mali en démontrant, preuve à l’appui, la bonne foi du pays dans la bonne gestion des finances publiques.

Nonobstant tous ces efforts d’explication et de persuasion, l’institution de Christine Lagarde, qui était venue en Janvier 2013 dans notre pays, a décidé de geler son crédit jusqu’au mois de septembre. « Les services du FMI et du ministère ont discuté des faiblesses dans la gestion des finances publiques et identifié des mesures concrètes pour y remédier. Ces mesures comprennent un audit des transactions précitées par le Bureau du Vérificateur général et la rédaction de directives précisant les conditions d’application de certaines règles budgétaires et de passation de marché », informe le communiqué qui a sanctionné la visite du ministre de l’Economie et des Finances.

Il s’agira désormais pour le Mali de procéder à l’audit des transactions, de prouver que lesdites transactions ne représentent aucune menace sur l’équilibre budgétaire, de prouver la nécessité pour le ministère de la Défense de payer une société malienne comme intermédiaire. Le Mali est appelé aussi à éclaircir davantage les conditions d’application des règles budgétaires et de passation de service. Condition sine qua non pour la reprise par le FMI du versement de ses crédits d’aide budgétaire à notre pays.

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