Mali – Cours de l’or : Comprendre l’évolution

Estimé au Mali à 1,070 million de francs CFA l’once (entre 25 et 34 grammes) au 10 octobre 2020 à 18h00 GMT par le site spécialisé Goldpricedata, le prix de l’once d’or était, début septembre, monté à 1,080 million avant de chuter à son plus bas niveau sur cette période à un peu plus de 1,040 million le 23 septembre. Telles les cotes chez les bookmakers dans le monde sportif, le prix du métal jaune varie continuellement. Comment fonctionne ce marché ?

Quelques facteurs clés expliquent la variation continue du cours de l’or. Pour les cerner, il est fondamental de comprendre une théorie relativement simple en économie : quand la demande d’un produit est plus forte que l’offre disponible, son prix augmente. C’est exactement le cas avec l’or, qui en plus, étant une valeur refuge, est prisé dans les moments d’incertitudes financières.

« Dans des périodes de ralentissement des activités économiques, les agents investisseurs ont besoin d’un gage de sécurité. Ils investissent dans quelque chose qui permettra à leurs actifs de garder leur valeur au moment où l’activité va reprendre normalement. L’or est une valeur qui permet de garder une certaine constance dans le temps », explique Khalid Dembélé, analyste économique.

Les taux d’intérêts des banques influencent également le cours de l’or, d’autant plus que, comme le précise un chercheur, lorsque ces derniers sont en hausse l’or a tendance à baisser, car les investisseurs se rabattent vers les obligations d’État et les autres classes d’actifs dont le rendement est lié aux intérêts.

Selon la même source, le taux le plus important est celui fixé par la Réserve fédérale, la Banque centrale américaine, l’arbitre des marchés mondiaux. Par ailleurs, la production industrielle oriente aussi légèrement les prix de l’or. Lorsqu’elle augmente, la demande de métal jaune  augmente elle aussi.

Ce n’est pas tout. À en croire Khalid Dembélé, les investisseurs dans l’or spéculent eux-mêmes beaucoup sur son prix. « Le prix n’est pas constant parce que c’est un marché libre d’un certain nombre de réglementations fixes et que d’un agent à un autre il est susceptible de changer ».

Germain Kenouvi

 

Source: journaldumali

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