Mali/BAD : 7,4 milliards pour le PIDACC

Le Gouvernement et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé, vendredi dernier, à la Primature, trois accords de don en faveur de l’amélioration de la résilience des populations du bassin du Niger et de la sauvegarde des écosystèmes du fleuve. Dans le cadre du Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC) d’un montant global de 7,33 milliards de FCFA.

Les documents ont été paraphés, d’une part, par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, ministre de l’Économie et des Finances Dr Boubou CISSE, d’autre part, par le Responsable Pays de la Banque Africaine de Développement au Mali Mme Haly Louise DJOUSSOU-LORNG.

C’était en présence du ministre de l’Energie et de l’Eau Sambou WAGUE, du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Housseini Amion GUINDO, et du ministre Délégué au Budget Mme SYLLA Aoua BARRY.

Approuver le 7 novembre 2018 et signer le 4 mars 2019, le présent programme court jusqu’au 31 décembre 2025.

Le Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC) se justifie par la nécessité de promouvoir un développement social durable, de protéger les grandes infrastructures hydrauliques construites dans le bassin et les principaux écosystèmes du fleuve Niger ainsi que de consolider les bons résultats du PLCE/BN. Le PIDACC est le premier Programme d’investissement de mise en œuvre du Plan d’investissement climat (PIC, 2016-2024) et du Plan opérationnel (PO, 2016-2024). Il vise la lutte contre les changements climatiques par la sécurisation des systèmes de production agropastoraux, l’accroissement des stocks de carbone forestier, la gestion durable des ressources naturelles et des écosystèmes et la lutte contre la pauvreté. Il concourt aussi au respect des engagements pris par les pays de l’ABN dans le cadre des conventions internationales et dans leurs Contributions Déterminées au Niveau national (CDN) étant tous signataires de l’accord de Paris. Le programme regroupe 9 projets – pays et un projet régional qui sera géré par l’ABN qui mettra l’accent sur i) le développement des outils des ressources naturelles et d’adaptation au CC, ii) la formation des cadres des pays, iii) la coordination et le suivi afin d’assurer une mise en œuvre des projets pays en synergie pour l’atteinte des objectifs régionaux.

Le PIDACC et les projets qui le composent s’articulent autour de trois composantes : (i) Développement de la résilience des écosystèmes et des ressources naturelles (ii) Développement de la résilience des populations ; et (iii) Coordination et gestion du programme.

L’objectif global du Programme est de contribuer à l’amélioration de la résilience des écosystèmes du fleuve Niger et des populations par une gestion durable des ressources naturelles. De manière spécifique, il vise à : i) préserver les écosystèmes du Bassin, notamment, à travers la réduction du processus d’ensablement du fleuve Niger ; et ii) améliorer la résilience des systèmes de production et des populations. Le programme mettra l’accent sur l’amélioration de la situation socio-économique des femmes et des jeunes et leur accès aux ressources qui constitue un facteur essentiel pour surmonter la pauvreté et la malnutrition infantile.

Le programme, fait-on savoir, bénéficiera directement à environ 4 millions de petits producteurs (trices) dans les neuf (9) pays du bassin du Niger dont 51 % des femmes. Il devrait renforcer la capacité des petits producteurs, des femmes et des jeunes par la formation et la dotation en équipements de production, de transformation et de valorisation des produits agricoles. PIDACC va également promouvoir l’accès des femmes aux postes de décision qui constitueront au moins 30 % des membres des différents comités qui seront mis en place. Les services techniques des niveaux régional, national et local (ABN, SFN, zones d’intervention) disposeront des outils et des guides pratiques et manuels sur les différentes approches développées. Ce qui permettra d’assurer le suivi des résultats du programme et la réplicabilité des bonnes pratiques.

PAR BERTIN DAKOUO

 

Source: info-matin.

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