Loi des finances : renforcer et consolider la stabilité macroéconomique

Le processus budgétaire 2022 a été lancé le jeudi 4 mars 2021, par visio-conférence en raison de la Covid-19. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni SANOU. C’était dans la salle de conférence du ministère de l’Economie et des Finances. Environ, 200 participants, notamment des acteurs impliqués dans le processus budgétaire, y ont pris part.

 

Cet évènement marque le début du processus d’élaboration de la loi des finances au titre de l’année 2022. Il revêt un caractère particulier, puisqu’il s’agit du lancement des travaux de préparation du budget d’Etat de l’année 2022. Il intervient dans un contexte macroéconomique quelque peu favorable. « Au niveau de la zone UEMOA, l’activité économique va demeurer robuste, avec une inflation modérée, nettement inférieure aux critères de convergence communautaire. Les perspectives économiques au sein de l’Union en 2022 restent favorables, avec une croissance estimée à 7,1%, à condition d’œuvrer pour l’amélioration du climat des affaires, la promotion de l’investissement privé et l’amélioration de la gouvernance » a déclaré le ministre Alousséni SANOU, avant d’ajouter que le niveau des prix demeurerait relativement stable sous l’effet de bonnes campagnes agricoles. L’objectif visé par la politique budgétaire est de parvenir à un déficit budgétaire de 4,5 % du PIB en 2022, contre 5,5 % dans la Loi de Finance initiale 2021, qui s’inscrit dans une perspective de retour vers les critères de convergence communautaire de 3% à moyen terme. Cet évènement se tient à un moment où la situation économique sur le plan mondial, a été fortement marquée par les effets de la maladie à Corona virus. Le ministre Alousséni SANOU a expliqué que la mobilisation des recettes en 2020, a été plus satisfaisante que celle enregistrée en 2019, avec un taux de pression fiscale évalué à 14,2 % du PIB contre 14 % du PIB prévu, malgré que l’économie malienne ait connu une contraction de 2 % en 2020, pour cause de situation sécuritaire.
Selon lui, l’inflation a été maîtrisée. Elle est nettement, inférieure au critère de convergence communautaire de 3 %. C’est pourquoi, le chef du département des finances s’est réjoui de cette stabilité macroéconomique qui selon lui, doit être consolidée et renforcée à travers une planification budgétaire visant une forte mobilisation des recettes intérieures et une amélioration de la qualité de la dépense en vue de promouvoir une croissance économique durable et inclusive au Mali. « L’exécution des dépenses a été contenue dans la limite des dépenses prévues, soit 22,8 % du PIB contre 26,8 % du PIB prévu. Au niveau du déficit budgétaire, il est ressorti à 5,5 % contre une prévision de 6,2 % du produit intérieur Brut (PIB) » a déclaré Alousséni SANOU.
Au menu de cette conférence, quatre thèmes importants, pour le processus budgétaire 2022, notamment l’Impact de la riposte contre la COVID 19 sur le plan budgétaire et économique ; l’Amélioration de la décentralisation Budgétaire ; Contraintes et Défis de l’opérationnalisation des Plans d’Engagement dans la gestion budgétaire ; enfin, la Problématique de la Mercuriale des prix pour les travaux d’investissement en termes d’enjeux et de défis.

Falaye Sissoko

Source : Canard Déchaine

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