Libre circulation des personnes et des biens dans l’espace UEMOA : LES MEDIATEURS MONTENT AU CRENEAU

L’Association des Médiateurs des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (AMP-UEMOA) prépare une rencontre sur la libre circulation des personnes et des biens prévue très prochainement à Bamako. En prélude à ce rendez-vous, les Médiateurs du Benin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Niger sont en visite dans notre pays depuis mardi. Après une séance de travail hier avec leur collègue malien Baba Akhib Haïdara, les hôtes de marque ont été reçus par le Premier ministre Modibo Keïta.

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A l’issue d’une réunion de concertation, le Médiateur de la République de Côte d’Ivoire, N’Golo Coulibaly, président de l’Association des médiateurs des pays membres de l’UEMOA, a expliqué à la presse que leur présence à Bamako et les concertations qui vont en découler visent d’abord à leur permettre de s’informer de l’évolution et de l’indépendance des services des médiateurs, notamment en matière de règlement des conflits. C’est aussi l’occasion pour eux de se renseigner sur la situation dans notre pays.
Selon N’Golo Coulibaly, les perspectives sont bonnes. Les médiateurs ont un rôle important à jouer dans le règlement des conflits sociaux, sans forcément recourir aux voies de droit. Il est important qu’après cette résolution, les acteurs concernés puissent avoir des relations normales, a-t-il estimé. Répondant à une question sur les divergences possibles entre les différents pays, N’Golo Coulibaly a admis que les textes régissant les médiateurs ont besoin d’une harmonisation. Il en a appelé à aller vers une approche unique des compétences qui constituerait la garantie d’un travail plus efficace des médiateurs. N’Golo Coulibaly a souhaité, par ailleurs, le succès des négociations d’Alger.^
La création d’un espace cohérent est une directive de l’UEMOA. Pour cela, il faut non seulement des textes, mais aussi des applications sur le terrain. C’est pourquoi, le séminaire à venir inspire beaucoup d’espoir sur. Au nombre des difficultés à vaincre, figure notamment la lutte contre les tracasseries administratives et les difficultés de tous genres que rencontrent les voyageurs le long des axes routiers de l’Union. Il faut donc agir pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens entre nos pays. Cela n’ira pas sans implication des opérateurs économiques qui sont aux premières loges pour faire face à ces tracasseries. Le séminaire de Bamako permettra de mettre le doigt sur les difficultés et de réfléchir à des suggestions pour réussir l’intégration des pays de l’UEMOA et une intégration des peuples dont N’Golo Coulibaly est un fervent partisan.
A. LAM

source : L Essor

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