Le Président et Directeur exécutif de Barrick Gold Corporation, Mark Bristow, face à la presse ” Nous avons plusieurs projets d’exploration minière en cours dans le Mali sud et dans le prolongement de Loulo-Gounkoto “

Le Président et Directeur exécutif de BarrickGold Corporation, Mark Bristow, entouré de plusieurs responsables de la mine de Loulo-Gounkoto, a animé une conférence de presse, le dimanche 21 juillet dernier, sur ce site minier sité à Didian, cercle de Kéniéba. L’occasion pour lui de revenir sur la fusion-absorption de Randgold par Barrick Gold Barrick, l’apport de sa société à l’économie malienne ainsi qu’au développement local durant les 23 années de présence.  Il a annoncé que plusieurs projets d’exploration sont en cours pour prolonger la durée de vie de ces mines tant dans le Mali sud que dans la région de Kayes jusqu’en territoire sénégalais.

 

Au cours des échanges avec les hommes de médias, Mark Bristow a déclaré que plus de vingt ans après le début de la production de la mine de Morila, les trois mines d’or de Barrick opérant au Mali continuent d’apporter une contribution majeure à l’économie du pays et de jouer un rôle de leader dans le développement de l’industrie minière. La mine de Morila, qui est aujourd’hui en voie de fermeture, a connu une production d’or de 6.8 millions d’onces.  Quant au complexe minier Loulo-Gounkoto, il  est classé parmi les 10 plus grandes mines d’or au monde. Il a enregistré au cours du premier semestre  de l’année en cours la plus grande amélioration de production du portefeuille global de Barrick.

Produire 690 000 onces d’or en 2019

La mine souterraine a produit 677 000 tonnes de minerais et le second semestre s’annonce meilleur.

Au total, Randgold et la société qui lui a succédé (Barrick) ont dépensé plus de 160 millions  de dollars en exploration et contribué environ pour  6.5 milliards de dollars (300 000 milliards de FCFA) à l’économie globale du Mali avec un total de 2.6 milliards de dollars au titre des taxes, redevances et dividendes. La contribution de la société au PIB en 2018 a été d’environ 6% .

Mark Bristow d’ajouter qu’à mi-parcours de l’année 2019, Loulo-Gounkotoest en bonne voie pour atteindre son objectif de production de 690 000 onces- d’or en fin d’année. Et aussi, l’exploration continue autour de ses gisements principaux pour  confirmer le potentiel pour le remplacement des réserves exploitées, permettant ainsi l’extension possible de la durée de vie de la mine qui, annoncée pour 5 ans au départ, est aujourd’hui à sa treizième année d’exploitation. Barrick est également en train de rechercher de nouveaux gisements le long de la zone de cisaillement sénégalo-malien long de 70km.

Une centrale de 20 mégawatts en construction

Aujourd’hui, le complexe Loulo-Gounkoto comprend les mines souterraines de Yaléa et Gara ainsi la super carrière de Gounkoto qui pourrait être une quatrième mine souterraine dont la faisabilité est en cours d’étude.

Pour réduire sa facture électrique, la société a entamé l’installation d’une centrale solaire de 20 mégawatts devant permettre à la mine d’économiser quelque 10 millions de litres de gas-oil par an et constituer une source d’énergie à moindre cout pour les communautés après la fermeture éventuelle du complexe minier.

Pour les autres projets communautaires, un collège agricole créé par le complexe a sorti sa troisième promotion dont les membres ont tous été placés dans des projets d’agri- business. Un total de 19 écoles dont une pour chaque village et trois cliniques ont été construites en faveur des communautés.

A ce jour, Loulo-Gounkoto a investi plus de 6.4 millions de dollars dans le développement communautaire.

Il faut souligner que sur les plus de 4 000 employés, 95% sont des nationaux. Aussi, de nombreux Maliens occupent des postes stratégiques dans les directions régionales Afrique et moyen Orient de Barrick.

Youssouf Camara

Source: l’Indépendant

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