Le Franc CFA : Fait-il réellement des populations utilisatrices des esclaves sans maître ?

Le F CFA représente-t-il la corde de l’esclavage de la France sur les populations des pays africains utilisateurs de cette monnaie en étant privés de toute initiative qui leur soit propre ? Tel est le sens d’un questionnement récent de la part d’une radio locale à Bamako et qui ne nous a pas laissés indifférents, tout comme il ne laissera pas indifférent le Sénat français qui s’inquiète de l’image négative que son pays est en train de trainer dans la boue des réseaux sociaux.

 

 Un tel questionnement enregistre forcément des partisans du Oui comme des partisans du Non. Mais si le constat annoncé avait été clairement établi, l’esclavage constitue un mal pour tout le monde, partisans du Oui comme ceux du Non. Pour trancher, il faut donc trouver des spécialistes. Le problème est de savoir comment en retrouver !!

On pourrait imaginer,  pour chercher un bon physicien, faire un test léger consistant à demander au candidat de définir ce que sont le thermomètre, la température et la chaleur ainsi que le lien entre ces concepts.

En revanche, un tel test, aussi simple soit-il, passé parmi les économistes, pourrait réserver bien des surprises, car aucun économiste ne parviendra à définir clairement ce que représentent la monnaie, le prix, la valeur et le lien entre ces mots !!!

En effet, bien que ces trois mots de l’économie soient choisis comme étant les équivalents respectifs du thermomètre, de la température et la chaleur en physique, ils restent méconnus.

Il s’agit là des conséquences d’une faiblesse méthodologique qui n’aura pas permis aux économistes de définir exactement l’objet de leur discipline, ni l’instrument de mesure de la discipline, ni le résultat de la mesure, chacun de ces mots étant l’objet de grandes discussions encore sans fin, quand ils ne sont pas tout simplement méconnus.

En effet, ces économistes sont dans un flou général qui les maintient dans l’idée absurde que le prix est donné par la nature, une idée éloquemment décrite par C. Schmidt, qui écrit que « le domaine de l’économie est habité naturellement, par des quantités et des prix, et qu’il se prête d’emblée par conséquent au dénombrement sauvage et à la quantification naïve», une hypothèse qui ne leur laisse aucune chance de s’interroger sur la nécessité d’avoir un instrument de mesure en économie.

Par conséquent, il serait totalement illusoire d’attendre d’un tel spécialiste qui ignore ces concepts de thermomètre, de température et de chaleur, ou encore de tel autre qui ignore ce que sont la monnaie, le prix, la valeur, une quelconque explication qui puisse tenir la route ?

Cependant, dans le cadre de l’Economie scientifique, ces trois mots de l’économie choisis comme équivalents respectifs du thermomètre, de la température et la chaleur, sont définis aisément, la monnaie servant à mesurer la valeur des biens et service au cours des échanges, le résultat de la mesure de cette valeur désignant le prix.

Il est donc totalement évident que cette définition est entièrement à l’identique de ce qui existe en physique pour désigner le thermomètre servant à mesurer la température de la chaleur. Ce faisant, la monnaie est à l’Economie scientifique, ce qu’est le thermomètre pour la thermodynamique, l’instrument de mesure.

Aussi, tout comme le thermomètre, qui intègre en lui-même le résumé des principaux résultats de la thermodynamique, la monnaie comme instrument de mesure, permet de valider les résultats importants en économie.

Par conséquent, il est important de maitriser l’utilisation de la monnaie, un instrument théorique répondant à un besoin spécifique de premier plan, celui de la validation des principaux résultats pour l’Economie scientifique.

 

Quand la lumière fait déplacer les limites de l’obscurité

Il reste donc important, pour le lecteur, de comprendre que tant que les économistes restent enfermés dans cette ignorance généralisée de l’objet de leur discipline, de l’idée et de mesure, ils ne pourront faire que des conjectures.

En effet, sans aucune précision qu’apporte la pratique de la mesure, les discussions ne peuvent aboutir sur un objectif précis qui puisse être atteint ; ce faisant, toutes les hypothèses resteraient ouvertes pour dire tout et son contraire, sans être ni totalement contredit ni totalement approuvé. Une telle situation est propice pour constituer un flou protecteur pour tous, chacun nourrissant l’orgueil d’appartenir à telle école de pensée ou à telle autre.

Pour sortir de cette obscurité, l’Economie scientifique est la lumière que nous avons apportée pour éclairer les actions et les décisions qui s’imposent dans ce domaine pour l’avènement d’une économie solidaire, qui, contrairement aux indicateurs financiers abstraits dépourvus de toute expérimentation pratique, est bâtie sur des préoccupations concrètes des populations. A ce titre, il apparait important de comprendre le mécanisme de la mesure par lequel la monnaie, le F CFA, est mise en place, au-delà des aspects institutionnels ou administratifs pratiques.

D’abord, il faut savoir que la France, par le Trésor français, fixe la dimension du F CFA, le produit, le fabrique et le vend en devises, payées sur les propriétés de ces populations africaines, puis met les billets de F CFA à la disposition des populations utilisatrices par l’intermédiaire des banques régionales de la Bceao et de la BEAC, gestionnaires de ces billets qui s’appuient sur un réseau de banques locales ; chaque FCFA dans chaque région représentant l’équivalent en devise de 0,02 FF, soit aujourd’hui 0,00152 euro.

Les devises déposées en France proviennent d’une population de plus de 180 millions d’habitants pour l’Uémoa et la BEAC, après avoir exporté et vendu des biens à l’étranger en devise et vaincu toutes les adversités du commerce international pour l’équivalent de 0,02 FF, soit aujourd’hui 0,00152 euro ;

Cependant, la quantité de F CFA et de FF délivrée par la France en échange de ces devises ne provient que du travail d’environ 800 personnes chargées de fabriquer ce papier du FCFA, ce signe de la valeur, qui est fabriqué en France et donné contre la valeur des exportations africaines en devises. Vous comprenez donc pourquoi la monnaie F CFA donnée en échange de ces valeurs internationales déposées par les populations africaines, ne constitue qu’un certificat souverain qui circule, alors que la vraie richesse qu’il représente est placée auprès de la France qui les utilise pour ses propres en priorité, en sachant que cette richesse a été produite par des centaines de millions de personnes en Afrique. Pour parler d’équité dans les relations entre la France et les pays africains, le Président Macron serait ainsi bien servi.

 

Utilisation du F CFA par la population

Le F CFA est utilisée dans les échanges par les populations au sein des pays utilisateurs en en donnant en échange du bien ou service une quantité appelée prix du bien ou service. Ainsi, ce prix d’un kg de riz désigne la mesure de la valeur du bien et service, qui, traduit dans le support du F CFA, représente une quantité de FF ou aujourd’hui d’euro, appelée la valeur du bien ou service.

A l’analyse, la pratique qui a consisté à fixer le F CFA en quantité de FF est le choix fait par la France de donner un contenu au F CFA en fixant sa dimension en fonction de l’unité de valeur en France qui est le FF, tout comme, à partir du mètre, on peut décider de fixer un sous-multiple ou un multiple comme instrument de mesure des distances, par exemple, le dm, le cm etc.

Lorsqu’on échange un bien ou service contre une quantité de monnaie, de F CFA, on échange en réalité une valeur contre un signe de la valeur, ce signe désigne la mesure monétaire de la valeur de ce bien. C’est une astuce intelligente qui permet, à partir de la valeur attribuée à la monnaie, de connaitre au cours de l’échange la valeur de tout bien ou service dans l’économie, dès lors que l’on décide de l’échanger sur le marché.

La monnaie est un symbole qu’on achète à l’autorité émettrice, en lui cédant une valeur de son choix qui fixe le poids de la monnaie, ou encore la valeur qu’elle représente.

Par la suite, cette monnaie est utilisée dans l’économie pour servir de commune mesure de la valeur des biens, qui sont échangés par l’intermédiaire de la monnaie : le bien initialement cédé pour acquérir la monnaie et les biens ou services désirés qui sont acquis en cédant la monnaie obtenue du premier échange.

A l’expérience, donc, comme l’écrit, J. B. Say, « on achète les biens par les biens », dès lors que la monnaie aura joué pleinement son rôle de commune mesure de la valeur des biens échangés.

Ainsi la monnaie du F CFA est un instrument conçu d’autorité pour servir à mesurer de manière indépendante la valeur des biens et services au cours des échanges, assurant de fait l’équivalence des biens échangés sans léser aucun des coéchangistes. Cependant, cette valeur dépend de celle qui est en vigueur en France, mais non de celle des pays utilisateurs.

L’administration française aura donc réussi à détourner la valeur d’une référence locale interne à ces pays africains à une référence propre à la France. Ainsi, pour ces populations africaines se sentent obligées de chercher les biens désirés en France pour les vendre et obtenir de la monnaie, et cela au détriment des biens désirés localement dans ces pays.

 

FCFA, un excellent instrument de mesure mal utilisé

Bien compris, ainsi que nous venons de le comprendre, le F CFA est tout simplement un excellent instrument de mesure de la valeur, initialement en FF ou aujourd’hui encore en euro. Cet instrument est fabriqué par la France qui le met normalement à la disposition des pays utilisateurs en tant qu’un simple certificat, désignant une attestation de dépôt de valeur contre lequel le F CFA a été délivré.

Le danger de cette pratique du F CFA pour les pays utilisateurs provient de la volonté de la France de décider un jour que ce FCFA, ce certificat ne représente plus la valeur qui a été déposée pour l’acquérir, mais la moitié de celle-ci, ainsi que cela a été le cas en 1994 sous la fausse appellation de dévaluation du F CFA. Encore une fois, pour parler d’équité dans les relations entre la France et les pays africains, le Président peut recenser les produits de la fraude que son pays à encaisser et qu’il doit rembourser à l’Afrique.

En langage clair, par manipulation frauduleuse, la France peut décider de renoncer directement à reconnaître la moitié des valeurs qu’elle a encaissées de la part des populations africaines en faisant main basse sur la moitié des valeurs encaissées de la part de ces populations, ce qui constitue une expropriation forcée des populations, qui est à l’identique des droits de seigneuriage que les Roi au moyen-âge dans le Royaume de France, prélevaient sur les populations par diminution de l’écu.

Cette expropriation forcée des populations africaines par la France est connue dans l’histoire du Royaume de France quand le montant exproprié par le Roi était appelé droits de seigneuriage. Le Roi prélevait ce droit par la diminution de l’écu, ainsi que la France le fait actuellement avec la diminution du F CFA qui est passé de 0,02 FF à 0,01 FF.

En comprenant que le F CFA fabriqué est un instrument de mesure, alors le fait de le reprendre à la population pour 0,01 FF est une pratique qui viole la règle d’interdiction des poids et mesures en économie, une fraude aux conséquences dangereuses car extrêmement appauvrissante.

 

Conséquences d’une fraude à grande échelle

En effet, en décidant de dévaluer le FCFA de 50 %, , comme en 1994 en ramenant la valeur du FCFA de 0,02 FF à 0,01 FF, la France transforme unilatéralement la garantie de 0,02FF en une garantie de 0,01 FF en récupérant ainsi la moitié de toute la garantie qu’elle a encaissée depuis le début de la mise en circulation du F CFA.

Ce faisant, cette pratique aura consisté pour la France, à renoncer à son engagement de garantir la définition initiale du F CFA, en décidant de diminuer de moitié la valeur portée par le certificat, un peu comme un bijoutier indélicat qui renie avoir reçu le dépôt d’un kg d’or consigné sur le certificat qu’il a délivré, qu’il déclare ne plus valoir qu’un demi kg. Le Président Macron peut méditer quand il parle de relation d’équité entre la France et les pays africains qu’elle est supposée aider à accélérer le développement.

Cependant, la destruction des valeurs ne se limite pas à cette seule destruction directe que représente l’expropriation forcée des populations utilisatrices, mais elle s’étend largement son effet du fait d’être un instrument de mesure pour les actifs, salaires, revenus, créances et dettes qui vont être réduits de moitié en étant désormais exprimés dans la même quantité mais dans une unité de mesure deux fois plus petite.

Il reste clair que cette expropriation et ces pertes de valeurs concernent la population utilisatrice, plus que la Bceao ou la BEAC qui ne sont que de simples acteurs dans la circulation de la monnaie, ne disposant ni de mines d’or, ni champs de pétrole ou de coton.

Le montant de l’expropriation forcée des populations africaines par la France peut être évalué très simplement sur la base d’une masse monétaire du mois d’octobre 2017 dans les pays de l’Uémoa qui s’élevait à 23 531,6 milliards de F CFA, soit 36 milliards d’euros environ.

En décidant de ramener le F CFA à sa propre moitié comme cela a été le cas en 1994, la France exproprie ces populations africaines au nom de la dévaluation pour un montant équivalent à la moitié de la somme de 36 milliards d’euros, soit 18 milliards d’euro que les populations africaines appauvries sont obligées de céder à la France en mourant de toutes les maladies dont la malnutrition sévère.

En comprenant le rôle d’instrument de mesure du F CFA, le remplacement de la monnaie qui se trouve dans les mains de la population par une plus petite unité de mesure, constitue une pratique de violation de la règle d’interdiction de la diminution des poids et mesures, en vigueur dans tous les pays du monde et sa violation est réprimée dans tous les pays du monde.

Cette interdiction n’est pas une question de morale encore moins de dogme, mais une question d’efficacité et d’optimalité. Nous avons apprécié le caractère contreproductif de cette pratique par les destructions de valeurs et l’expropriation qu’elle représente.

Nous avons vu que le F CFA,  un signe, un papier de reconnaissance, un symbole qui n’est qu’un signe de la valeur, ne peut donc être dévalué ni réévalué, car  ne représentant pas la valeur.

En effet, si on décidait, comme en 1994, que le FCFA = 0,01 FF, au nom de la dévaluation, cela signifie que le citoyen qui disposait d’un dépôt de garantie de 0,02 FF pour chaque FCFA ne dispose plus que d’un dépôt de garantie de 0,01 FF, soit donc la moitié de son dépôt de garantie, l’autre moitié étant saisie de force par la France, ce qui constituerait un abus de pouvoir, une escroquerie contre la population utilisatrice du F CFA.

Dans le cas contraire, si on décidait de réévaluer le F CFA, par exemple en le portant à 0,03 FF, cela signifierait que désormais le F CFA peut rapporter au citoyen plus que le dépôt de garantie de 0,02 FF qui a été laissé en garantie au Trésor français pour l’acquérir.

Il apparait clairement, de la même façon que précédemment, qu’en demandant comme remboursement de dépôt de garantie au Trésor français plus que le dépôt qui lui a été donné, il s’agirait ici également d’une escroquerie contre le Trésor français, qui ne saurait donner plus que ce qu’il a reçu en garantie du F CFA.

 

Contrairement au F CFA, le FF ou l’euro peuvent être réévalués ou dévalués

En revanche, le FF ou l’euro, qui représentent la valeur, peuvent être dévalués ou réévalués ainsi qu’on pouvait le vérifier sur les marchés pour le FF, et qu’on peut le faire aujourd’hui pour l’euro, montrant qu’il y a monnaies et monnaie dans les économies utilisatrices du F CFA. En effet, selon la situation relative des économies des pays utilisateurs du FF ou de l’euro par rapport aux autres économies, le FF ou l’euro peuvent accuser une dépréciation par rapport aux autres grandes monnaies ou une appréciation relative. Ces situations peuvent être entérinées par une décision de dévaluation ou de réévaluation, ce qui est loin d’être le cas entre le F CFA et le FF ou l’euro, le premier n’ayant jamais accusé un quelconque écart par rapport à sa définition en FF ou en euro. Il reste clair encore que ces décisions de réévaluation ou de dévaluation toucheraient le F CFA qui n’est autre qu’une portion fixe de ces monnaies-supports.

En conclusion, la décision de la France, consistant à modifier à la baisse le F CFA est une double violation, celle de son engagement à maintenir la définition du F CFA après avoir reçu en échange depuis toujours plus de 50 % des réserves en devises des pays utilisateurs du FCFA, et celle de la règle d’unanimité qui exige que tous les pays soient d’accord pour prendre une décision au sein de l’Uémoa.

Cette double violation ne doit pas être confondue avec une quelconque idée de dévaluation ou de réévaluation qui ne peuvent porter que le support du F CFA que représentent le FF ou encore l’euro aujourd’hui.

En effet, à ce jour, la France tout en rejetant la responsabilité de la dangereuse décision de la dévaluation du F CFA sur les Chefs africains dont elle salue le courage, reconnaît par la même occasion la violation de la règle de l’unanimité qui prévaut au sein de l’organisation monétaire avec la France, ainsi le caractère dangereux de cette pratique pour l’avoir abolie par le décret du 18 Germinal An III (7 avril 1795), en consacrant ainsi l’abolition de l’écu, la monnaie que le Roi soumettait à la diminution des poids et mesures dans le Royaume de France pour financer le Trésor Royal, ainsi que la France le fait avec le F CFA sans jamais l’avouer.

En effet, plus de 26 ans plus tard, comme l’écrit son rapporteur Victorin Lurel, le sénat français a tranché, en reconnaissant qu’« en 1994, la France avait une alternative : soit payer, soit dévaluer le F CFA. On a choisi de dévaluer, mais sans réformer l’ensemble, ce qui n’était pas une bonne chose ».

Il s’agit là d’une position qui éclaire sur la résignation des chefs africains devant un diktat français et qui n’auront jamais cessé de montrer qu’ils ont tous été mis devant des faits accomplis. Pour parler de relation d’équité entre la France et les pays africains, il y a lieu, avant tout, de redresser des torts causés par la France du fait du non-respect avéré de ses engagements contractuels ainsi que la réparation des dommages subséquents.

Un peu moins de trente ans plus tard, les cicatrices restent profondes et ouvertes, ce que nous comprenons aujourd’hui comme étant effectivement une opération de grande traitrise de la France qui aura exproprié de force les populations africaines ainsi que le faisaient les Rois du moyen-âge français, jetant ces populations dans une grande détresse économique et social.

Malheureusement, les Rois n’avaient aucune conscience des conséquences de ces mesures d’expropriation ainsi que nous le savons aujourd’hui du fait du rôle d’instrument de mesure que jouaient l’écu et aujourd’hui le F CFA et dont il ressort le caractère contreproductif de cette pratique, tant la destruction des valeurs qu’elle provoque est à grande échelle.

Ainsi, en détruisant la valeur à grande échelle, cette coopération monétaire avec la France, supposée accélérer le développement de ces pays, est devenue la voie la plus sure pour entrainer la régression de ces pays utilisateurs du F CFA, suivie de leur désagrégation avancée, comme en témoigne la persistance de menaces multiformes contre la sécurité globale dans ces pays du Sahel, tous relevant de la zone franc.

Il ne faut donc pas s’étonner de voir que les meilleurs de ces pays utilisateurs du FCFA sont classés par les derniers pays du monde selon le classement en fonction de l’IDH.

 

Dr. Lamine Kéita

[email protected]

Auteur de l’Economie scientifique

Source : Mali Tribune

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