L’aire de repos de Koumantou : Attention, les conducteurs passent !

A Koumantou, il a été érigé une aire de repos pour les routiers. Financé à plus de 850 millions de F CFA, ce projet a été réalisé par le ministère de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement, sous le ministre Mamadou Hachim Koumaré, à travers l’Ageroute.

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Il devrait contribuer à minimiser les risques d’accidents de la route, surtout sur l’axe Bamako-Bougouni-Sikasso-Zégoua-Côte d’Ivoire. Cet espace, opérationnel depuis 2015, est moins fréquenté, parce que les conducteurs n’ont pas le temps de se reposer, conformément à la règle. Les autorités doivent s’employer pour faire respecter règles en la matière.
Lors de sa visite dans la région de Sikasso, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a remis au maire de Koumantou les clés d’une aire de repos pour chauffeurs.
C’est une infrastructure destinée aux conducteurs routiers. Elle comporte un restaurant, un dortoir, des magasins, une cuisine et des toilettes pour le confort des chauffeurs, qui, selon la réglementation communautaire, doivent se reposer tous les 200 kilomètres.
Bâtie sur une superficie de 12 529 m2, les zones de stationnement des véhicules sont bien délimitées et les mouvements très distincts, avec une entrée et une sortie sécurisées par deux postes de contrôle. Un espace vert sera aussi aménagé et servira à l’extension future du complexe, qui comptera une station de ravitaillement en carburant et un bâtiment de service. L’objectif est de diminuer les accidents sur la route en proposant un cadre pour le repos des chauffeurs. L’investissement est de 850 millions de FCFA, entièrement financés par le Gouvernement. Les travaux ont démarré en janvier 2015 et ont duré 8 mois.
« Il reste maintenant à savoir si les chauffeurs vont daigner se reposer, eux qui sont toujours dans la précipitation sur la route ». Cette interrogation est de plus en plus faite par certains observateurs avertis. En tout cas, nombreux sont les routiers qui n’observent pas l’escale, puisque pressés de se rendre dans la capitale.  Il urge donc que des mesures soient prises pour que les millions injectés dans cette aire ne soient une perte pour l’Etat et que la sécurité sur la route soit aussi une réalité.
Karidia Dembélé

 

La rédaction

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