Innovation dans l’agriculture au Mali : Le Programme de développement dit PDI-BS dans sa vitesse de croisière

S’inscrivant dans la volonté gouvernementale de lutter contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire et le développement économique et social dans les trois zones que sont Maninko, Moyen Bani et Djenné, qui sont aujourd’hui très affectées par les effets climatiques, le Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS) est conforme à toutes les politiques de développement rural du Mali. Il est une alternative urgente et appropriée au contexte de la crise mondiale alimentaire et économique actuelle. Il est initié par le Gouvernement du Mali avec l’appui technique et financier des Partenaires et Institutions financières dont la BAD, comme tête de file.

 

ministre Développement Rural Docteur Bokary Téréta mali

Piloté par le ministère du Développement rural, le programme est issu d’un processus largement participatif et répond aux aspirations des populations. Les parties prenantes sont bien identifiées et actives dans le programme.

Le ministère du Développement Rural entend donc par ce programme contribuer à l’accroissement de la sécurité alimentaire et donc par ricochet à la réduction de la pauvreté au Mali. D’un coût total estimé à environ 108 Milliards de FCFA (155 millions UC) lequel a été assuré par la BAD à hauteur de 44 millions UC sur le FAD XI (33,59 Milliards FCFA) et le Gouvernement malien et 11 autres Partenaires Techniques et Financiers ; le PDI-BS s’attelle entre autres au Développement des infrastructures de production, à l’accroissement de la production et de la productivité et au renforcement des capacités et appui aux initiatives locales

Du point de vue des bénéficiaires directs de ce programme, 12.000 exploitations soit 110 000 hbts (zone du programme) ; 5.500 maraîchers (environ 80% de femmes) ; 10000 éleveurs, seront affectés tandis qu’indirectement des collectivités locales, services techniques, opérateurs économiques, femmes et jeunes, institutions de micro-finances, ONG, banques percevront son impact. Dans sa phase de croisière, il est attendu du programme,une production additionnelle annuelle de:

– 52.000 tonnes de paddy
– 3.620 tonnes de légumes
– 880 tonnes additionnel de poisson
– 588 tonnes additionnel de viande
– 6078 litres de lait/jour.
Des chiffres qui montrent la place prépondérante que le secteur rural occupe dans le développement socio-économique du Mali. Pour preuve, il assure des revenus à 75% de la population. Il a contribué à hauteur de 36% au PIB en 2003 et a représenté environ 22% des exportations en 2002. Plus donc besoin d’attendre le 31 décembre 2015, le terme de ce programme , pour mesurer l’importance de sa mise en œuvre qui a commencé depuis janvier 2010. Bon vent donc au ministre Bokary TERETA désormais en charge du dossier pour son achèvement.

source : autre presse

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