Industrie extractive : Vers l’adoption d’un seul et unique d’un code minier

Les nouveaux textes régissant la CMM ont été adoptés par le Gouvernement avant d’être transmis à l’Assemblée nationale pour adoption

La 6ème session de l’Assemblée consulaire de la Chambre des mines du Mali (CMM), s’est tenue jeudi dans la salle de conférence du Conseil national du patronat du Mali (CNPM). La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général du ministère des Mines et du Pétrole, Makan Moussa Sissoko. L’ordre du jour de cette rencontre portait sur l’examen et l’adoption du projet de budget 2019, l’examen et l’adoption des états financiers de l’exercice 2018, la discussion et l’adoption du programme d’activités 2019.
La session s’est déroulée en présence du président de la Chambre des Mines du Mali, Abdoulaye Pona, du maire de la commune IV, Alkassoum Maïga. du président du Conseil national du patronat du Mali, Mamadou Sinsy Coulibaly, du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola, des délégués venus des 8 régions du Mali et du District de Bamako.

Dans son discours de bilan, le président de la CMM a informé l’assistance que la CMM suit avec intérêt le processus en cours de la relecture du Code minier malien. Depuis longtemps ce souhait des opérateurs miniers de se voir désormais régis par un seul et unique code minier au Mali tardait à se concrétiser.

En effet, trois codes miniers en vigueur dans notre pays ne peuvent qu’apporter du désordre en empêchant la bonne lisibilité dans le secteur. Le président Abdoulaye Pona a rappelé que le dossier de la relecture des textes régissant la Chambre des mines du Mali a été déposé sur la table de l’Assemblée nationale. Il a assuré que la vigilance des élus de la CMM ne sera jamais prise à défaut pour ce qui est relatif aux questions ou décisions qui engagent ce secteur. Au cours de l’année 2018 qui s’achève, les représentations de la CMM des régions de Kayes, de Koulikoro, de Sikasso, de Ségou et de Mopti ont été toutes équipées en matériels informatiques à leur grande satisfaction, s’est réjoui M. Pona. «L’année 2018 est l’année de l’environnement à la chambre des Mines du Mali.

En effet, nombre de nos activités ont consisté à éveiller la conscience de nos ressortissants sur les dangers liés, par exemple, à l’usage du mercure et du cyanure, sur les placers et sur les risques encourus par nos cours d’eau, principalement le fleuve Niger du fait de l’exploitation anarchique par dragues», a révélé le président de la CMM. Ce leader consciencieux est convaincu que conformément à ses missions d’organisation et de représentation des acteurs miniers au Mali, la CMM est résolument engagée dans une croisade contre l’usage du mercure et du cyanure par les orpailleurs.

Depuis 2016, la CMM a participé à toutes les rencontres de l’Union africaine (UA), de la CEDEAO et de l’UEMOA, avec en toile de fond la mise œuvre effective de la vision minière africaine et la coopération minière communautaire. En juillet 2019, le Mali accueillera à Bamako, la réunion du Conseil exécutif et celle de l’Assemblée générale de la fédération des Chambres des mines de la CEDEAO (EFEDCOM). Le Secrétaire général du ministère des Mines et du Pétrole compte sur les professionnels du secteur pour davantage hisser et maintenir le secteur minier malien au rang de premier secteur de l’économie nationale. Dans ce domaine, le Mali a enregistré ses meilleures performances économiques au cours des 20 dernières années, a-t-il dit. « Avec en moyenne 35% des recettes budgétaires, les miniers représentent aujourd’hui plus de 70% des exploitations du Mali en valeur absolue et plus de 8% de PIB », a ajouté Makan Moussa Sissoko.

«Il s’agira pour nous d’élaborer un code minier attractif pour l’investisseur tout en permettant la poursuite par l’Eta et les collectivités des objectifs de développement définis dans le programme du président Ibrahim Boubacar Keita et dans la déclaration de politique générale du Premier Ministre », a-t-il indiqué. L’activité minière est par essence une entreprise de très longue haleine, nécessitant des investissements lourds et une législation adaptée aux besoins des acteurs du secteur.
«Les nouveaux textes régissant la CMM ont été adoptés par le gouvernement. Tout au long de cette relecture, nous nous sommes efforcés de prendre en compte et d’intégrer les avis et les suggestions des acteurs que vous êtes. Nous avons voulu avoir des textes adaptés à nos réalités certes, mais aussi des textes intégrant la donne régionale et sous régionale du secteur minier africain », a annoncé Makan Moussa Sissoko . Il a réitéré la détermination du ministère des Mines et du Pétrole à accompagner les acteurs du secteur minier pour revitaliser l’activité minière nationale.

Amadou  GUÉGUÉRÉ

L’Essor

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