HAUTE SPHERE DE LA FINANCE EN AFRIQUE : La BDM récolte les dividendes de son management novateur

Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale a abrité cette année, les Assemblées générales annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). C’était du 11 au 14 Juin 2019. Quelques 3 000 invités, dont des Chefs d’Etat ou de gouvernement, des ministres et de dirigeants de banques et institutions financières de l’Afrique et d’autres continents ont pris part aux travaux. La cérémonie d’ouverture a enregistré, outre la présence du président hôte, Theodoro Obiang Nguema Mbassogo, ainsi que la participation du président Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie et du Roi d’Eswatini (EX Swaziland), Mswati III.

 

«L’intégration régionale pour la prospérité» a été le thème central abordé par les orateurs lors de ces Assemblées générales annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).  Il s’agissait notamment de dégager des stratégies pour booster le développement de l’Afrique à travers une plus grande fluidité aux frontières afin d’assurer la circulation rapide des personnes, des biens et des services.

A la cérémonie d’ouverture, le président Obiang Nguema s’est dit fier de recevoir l’Afrique dans son pays qui grâce «aux revenus du pétrole investis dans le pays et pour les populations…». Il a profité de l’occasion pour justifier son action à la tête de ce pays pétrolier de l’Afrique centrale et fustiger en même temps les complots internationaux visant à saboter ses programmes et à s’accaparer des biens et des ressources du pays et de l’Afrique.

Joignant sa parole à celle du président équato-guinéen, le président du Groupe de la BAD, le Dr Akinwumi Adesina, a demandé aux dirigeants africains d’investir davantage dans les secteurs porteurs, principalement dans les programmes qui profitent à la jeunesse «pleine de dynamisme et fer de lance du développement du continent».

Le patron de la banque africaine de développement a aussi demandé de faire tomber les murs et les barrières entre les pays afin de laisser libre cours aux mouvements des hommes, des capitaux et des services pour accélérer la croissance économique qui permettra à notre continent de retenir ses cerveaux et ses bras valides, donc rattraper son retard.

Le Directeur de la BDM parmi les cinq banquiers nominés de 2019

Malgré des difficultés palpables, les progrès en Afrique sont notoires dans certains domaines comme les banques. Ces avancées sont célébrées depuis quelques années à travers la tenue de la cérémonie «African Banker Awards». Un évènement qui se tient en marge des réunions de la BAD. Elle consiste à distinguer les meilleures activités bancaires, les meilleures banques et les meilleurs banquiers sur le continent.

Cette année encore, les institutions bancaires africaines ont été mises en compétition dans plusieurs catégories. Au bout, peu d’élus pour beaucoup d’appelés. La Banque de Développement du Mali devient une abonnée dans ces distinctions très sélectives.

Si en 2018, le premier Groupe Bancaire malien avait été distingué «Meilleure Banque de l’Afrique de l’ouest», cette année c’est son administrateur (Directeur Général) qui a eu l’insigne honneur d’être sélectionné et d’arriver dans le peloton de tête des cinq nominés dans la catégorie «Banquier Africain de l’année». Un trophée décerné à Bréhima Amadou Haïdara. Une véritable prouesse quand on sait que la seule zone UEMOA compte un minimum de 150 banques et établissements financiers. On imagine aisément qu’ils sont des milliers à l’échelle du continent.

La  sélection du Directeur Général de la BDM parmi les nominés apparait comme une suite logique si l’on s’en tient aux résultats engrangés depuis plusieurs années. En 2018, le groupe bancaire a même établi un record au Mali en affichant un peu plus de 1 000 milliards de F Cfa de total bilan et en dégageant un bénéfice de 15 milliards de F Cfa. Ces résultats sont le fruit d’un management novateur, à l’écoute d’un personnel engagé, professionnel et expérimenté.

La mobilisation des ressources extérieures : un enjeu pour la BDM

Affichant une situation déjà solide à l’intérieur, la BDM accroit de plus en plus ses ressources extérieures. Grâce à une crédibilité assise et reconnue, elle est à ce jour, la seule banque malienne membre de l’Association des Institutions Africaines de financement du développement (AIAFD). Il s’agit d’un organisme où siègent, entre autres, des poids lourds de la finance africaine comme la BAD ou la Banque de développement de l’Afrique australe (DBSA).

Datant de 2018, cette affiliation a permis à la BDM de consolider ses relations institutionnelles, mais aussi de mobiliser plus de ressources pour financer les besoins du Mali et du secteur privé. On peut citer, entre autres, fonds mobilisés à ce jour : 20 milliards auprès de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), 10 milliards de F Cfa de la Banque pour l’Intégration et le développement du commerce (BIDC), 20 milliards de F Cfa auprès de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) et 20 milliards de Cfa de la BAD.

En marge des assemblées annuelles de la BAD, l’Administrateur, Directeur Général de la BDM a pris une part active aux travaux de l’AIAFD. Au menu, des conférences sur les enjeux du développement par l’intégration en Afrique mais également l’assemblée générale des membres. A l’issue de cette assemblée générale ordinaire, le bureau de l’Association a été renouvelé avec le départ d’un des présidents les plus emblématiques. Il s’agit du Directeur de la Banque de développement de l’Afrique australe, Patrick Dlamini et l’arrivée d’un nouveau président, le Botswananais Thabo Thamane.

Les prochaines assemblées annuelles de la BAD se tiendront à Abidjan, ville siège du groupe bancaire.

Naby

Le Matin

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