Goundam : LES PROMESSES DU SYSTEME FAGUIBINE

Faire de la zone Faguibine un pôle de développement économique, tel était le souhait des autorités du pays. Mais c’était sans compter avec le changement climatique dont les effets se font sentir de manière impitoyable ces dernières années. A ce facteur, il faut ajouter la situation d’insécurité qui s’est installée dans toutes les zones d’exploitation agricole du Faguibine

ville-region-nord-mali-goundam

Les effets du changement climatique se caractérisent par une faible pluviométrie mal repartie dans le temps et dans l’espace, la faible crue du marigot de Goundam, la faible alimentation en eaux des chenaux du Tassakane et du Kondi. Cette année, cela a provoqué un sérieux retard dans l’installation des cultures.
Mais grâce aux efforts de curage menés par l’Office pour la mise en valeur du Système Faguibine, l’eau a atteint certains lacs. Au cours de la campagne agricole 2017-2018, l’OMVF a fait quinze missions de supervision et procédé à des distributions de motopompes, de tonnes de semences, des matériels aratoires pour les exploitants maraîchers au niveau des communautés bénéficiaires de la zone d’intervention.
La situation de catastrophe de la campagne agricole 2017-2018 avait été annoncée par la précédente mission de supervision composée des chefs de services techniques, des maires, et partenaires dont l’OMVF. C’était en réunion de cabinet du 19 septembre dernier. Depuis, des instructions ont été données pour traiter les résultats de la mission et rendre compte des dispositions prises par l’OMVF, la DNA et l’ APCAM, analyser les résultats du rapport et faire des suggestions.
Ces détails sur l’évolution de la campagne agricole dans les zones d’exploitation du Faguibine ont été présentés au cours de la réunion du cabinet du mardi 26 septembre 2017.
La situation de la campagne agricole 2017-2018 présentée comme étant mauvaise par les précédentes missions dans des zones de cultures sèches, est un phénomène absolument lié à une pluviométrie aléatoire Pourtant les cultures ont été installées dans de bonnes conditions dans les mares et les lacs de la zone d’intervention à la faveur de la bonne crue de l’année précédente. Malheureusement la pluviométrie qui devrait aider à boucler le cycle a été capricieuse sur une longue période de la mi-août.
Dans la vallée des secteurs de Mecoré, Faty, Tonka Kessou, le Thylli et Allafia, des conditions d’installation très bonnes ont été soutenues par la subvention de l’État sur la fourniture de la totalité des intrants agricoles.
A titre de rappel, l’actuel ministre de l’agriculture le Dr Nango Dembélé avait servi par le passé à Goundam au Projet Lac Horo de Tonka, puis à Farach avant de recevoir une mutation sur Tombouctou. Ce qui fait de lui un fin connaisseur de la zone. Il a toujours le souci d’un suivi constant de toutes les actions menées dans la zone Faguibine en particulier, et dans la Région de Tombouctou en général.
Aussi le ministère de l’Agriculture est en pleine négociation avec les partenaires techniques et financiers en vue de la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du programme cadre pour la restauration et le développement du système Faguibine. Le coût de ce programme est estimé à 44 milliards Fcfa.
Malgré l’insécurité ambiante depuis près de cinq ans, certains exploitants (constructions dans le lit des bras de marigots, des barrages dressés par des pêcheurs) obstruent le passage de l’eau.
Cependant l’OMVF malgré tous ces obstacles a mené plusieurs activités ces dernières années à travers le surcreusement et le curage des chenaux en haute intensité de main d’œuvre (HIMO) sur une distance de 5720 mères linéaire. Plus de 200 jeunes ont été recrutés par les prestataires retenus en rapport avec les élus des communes concernées. Sur une prévision de 20.000 m3, 19870 m3 ont été réalisés, la supervision des travaux étant assurée par la direction régionale du Génie rural de Tombouctou.
Les travaux de protection des berges et de fixation des dunes sont en cours et durent six mois (de juillet à décembre 2017) : 17 ha en protection de berges sur 6 sites des communes de Goundam à Arham, 2 ha de protection de ceinture du siège de l’OMVF, 10 ha de fixation de dunes sur 2 sites de la commune de Bintagoungou et 10 ha. Ont également été menées comme activités, des séances d’incinération de carcasses d’animaux dans les lacs dans le cadre de l’assainissement, des séances de formation des agents et des paysans.
Quelques 35500 plants l’eucalyptus ont été achetés auprès de la coopérative de planteurs et producteurs de Goundam et répartis entre les différents planteurs.
Il faut aussi noter l’apport de la MINUSMA à travers l’aide qu’elle a apportée en vue de l’étude de faisabilité en sécurisant la base vie du projet durant le passage des experts internationaux sur le terrain. Alors que l’on était en pleine période d’insécurité, une délégation de partenaires techniques et financiers dirigée par Mme Mbaranga Gassarabwe, coordinatrice humanitaire des Nations unies au Mali, a récemment effectué une visite de terrain à Goundam et Bintagougou.

Almahadi A Touré
AMAP-Goundam

Kadiolo : LE GOUVERNEUR DE LA REGION DE SIKASSO INAUGURE DES INFRASTRUCTURES SCOLAIRES ET HYDRAULIQUES

Le gouverneur de la Région de Sikasso, Bougouzanga Coulibaly a bouclé un séjour de 48 heures dans le Cercle de Kadiolo. Il était accompagné d’une forte délégation composée de responsables régionaux et locaux des services techniques et décentralisés relevant de sa juridiction. Il s’agissait pour le chef de l’exécutif régional de procéder à l’inauguration des infrastructures scolaires et hydrauliques réalisées par le conseil de cercle dans les communes de Fourou et Kadiolo. Cette visite avait également pour objet de procéder à la remise de matériels et mobiliers de bureau offerts à l’administration locale et les services techniques de l’Etat par le conseil de cercle.
Le Lycée public de Fourou a été ouvert durant la période 2013-2014 avec l’appui financier et technique de la Société minière de Syama (SOMISY). Au cours d’une visite de terrain effectuée par les responsables du conseil de cercle et les responsables scolaires au Lycée public de Fourou, des insuffisances ont été constatées sur la capacité d’accueil, le manque d’eau potable et l’absence d’un gardien au niveau de l’infrastructure scolaire.
Apres avoir fait l’état des lieux, le conseil de cercle de Kadiolo en partenariat avec le conseil général des Yvelines en France dans le cadre de la coopération décentralisée, a réalisé dans l’enceinte du Lycée une infrastructure d’adduction d’eau équipée de pompe solaire. Le coût de réalisation est estimé 27 millions Fcfa et la construction de trois classes entièrement financées par le conseil de cercle de l’ordre de 30 millions Fcfa.
A Kadiolo, le conseil de cercle a rénové la salle de conférence de l’administration locale pour une enveloppe d’environ 10 millions Fcfa et la maison des femmes a également été rénovée pour une enveloppe d’environ 25 millions Fcfa. Concernant le bon fonctionnement de l’administration déconcentrée et certains services techniques de l’Etat, le conseil de cercle a investi plus de 40 millions Fcfa en équipements informatiques et mobiliers de bureaux.
Au cours de la cérémonie d’inauguration des infrastructures et celle de remise des matériels et mobiliers de bureaux aux services techniques de l’Etat dans la commune de Fourou et dans celle de Kadiolo, Moulaye Diabaté, président du conseil de cercle de Kadiolo a expliqué que les actions réalisées ont été financées par sa structure avec l’appui de ses partenaires parmi lesquels l’Agence nationale pour l’investissement des collectivités territoriales (ANICT).
En procédant à la coupure du ruban symbolique des différentes infrastructures à Fourou et à Kadiolo et à la remise des matériels et mobiliers de bureau aux bénéficiaires, le gouverneur de Bougouzanga Coulibaly a exhorté les responsables des collectivités voisines à suivre le chemin entrepris par le conseil de cercle de Kadiolo dans le cadre de la décentralisation. Il a invité les bénéficiaires à prendre soin des infrastructures ainsi que des équipements et mobiliers de bureau.
Mme Kéita Fatoumata Samaké, directrice régionale de la Promotion de la Femme, de l’enfant et de la famille s’est vivement réjouie de la rénovation des locaux du siège. Elle a invité les femmes à utiliser leur infrastructure comme un espace de rencontres, d’échanges, de formation, d’éducation et aussi comme un espace approprié pour mener des activités génératrices de revenus.
Cheickna BATHILY
AMAP-Kadiolo

 

Source: Essor

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *