Fourniture d’eau potable: la Somagep renforce son réseau d’alimentation

La Société malienne de patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP SA) a organisé, hier, à l’hôtel Radison Blu, un atelier de validation des schémas directeurs d’alimentation en eau potable de 14 centres de l’intérieur de son périmètre de concession. La cérémonie d’ouverture dudit atelier de deux jours était présidée par Mme LY Fatoumata KANE, conseiller technique au ministère de l’Energie et de l’eau.

Adama Tiémoko DIARRA directeur général SOMAPEP mme ly fatoumata kane conseiller technique ministere energie eau conference

La cérémonie a enregistré la présence de l’ambassadeur du Danemark dans notre pays, Winnie Estrup PETERSEN ; du directeur général, Adama Tiémoko DIARRA, des cadres de la SOMAPEP ; des gouverneurs et préfets des localités concernées et des représentants des partenaires techniques et financiers.
Durant deux jours, il s’agira pour les participants d’examiner les résultats des études menées dans différentes localités, notamment à Kayes, Kati, Sikasso , Nioro du Sahel, Kita, Koulikoro, Sélingué, Bougouni, Ségou, Markala, San, Mopti et Bandiagara. Aussi, les participants échangeront-ils sur les perspectives d’accès à l’eau potable dans ces différentes localités couvertes par le projet d’appui Dano-Suédois au Programme sectoriel Eau-assainissement (PADS-PROSEA) dans sa composante hydraulique urbaine.
L’ambassadeur du Danemark, Winnie Estrup PETERSEN, a indiqué que dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’appui danois au PROSEA, pour l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans les centres urbains, semi-urbains et ruraux au Mali, une grande importance a été accordée à l’élaboration des schémas directeurs pour l’approvisionnement en eau potable pour 17 centres concédés à la SOMAPEP.
Elle a exprimé sa satisfaction de constater que ces schémas directeurs ont déjà contribué à cet objectif, en permettant la réalisation des travaux en cours de finition des adductions d’eau dans les villes de Sikasso, Koutiala, Kati, Bandiagara et Kayes avec le financement danois.
En plus, s’est-elle réjouie de constater que la SOMAPEP et la SOMAGEP ont déjà entrepris et obtenu d’autres financements importants pour la réalisation des adductions d’eau dans quelques centres grâce à la disponibilité des schémas.
Pour sa part, LY Fatoumata KANE a souligné que la volonté du Gouvernement de parvenir, à court terme, à la durabilité du service public de l’eau potable, trouve son répondant dans le processus de réforme institutionnelle du secteur de l’hydraulique urbaine ayant abouti à la création d’une société de patrimoine et d’une société d’exploitation. Selon elle, l’objectif de cette nouvelle politique de gouvernance du secteur de l’eau potable est de corriger les insuffisances constatées ces deux dernières décennies.
Le conseiller technique, a fait savoir que les insuffisances, liées à l’absence d’une vision durable, sont entre autres la cause d’un manque de financement au profit du secteur, conduisant à un état de vétusté des équipements et un dépassement des capacités de production.
« L’heure est venue de sortir de ce pilotage à vue et des mesurettes de conjonctures pour aller vers des solutions durables basées sur des visions à long terme. C’est pourquoi le Gouvernement a initié les études de prospection en vue de promouvoir un développement durable de service de l’eau potable dans notre pays. Les réflexions ont abouti à des documents de programmation et de planification appelés Schémas directeurs d’approvisionnement en eau potable », a déclaré LY Fatoumata KANE.
Elle a précisé que ces documents qui font l’objet de cet atelier de validation constituent des outils permettant de mieux structurer et de prioriser les investissements dans la chaîne de production, de distribution d’eau potable dans les centres gérés par la SOMAPEP-SA et la SOMAGEP-SA.
À travers la réalisation des études d’élaboration des Schémas directeurs pour l’approvisionnement en eau potable des centres de l’intérieur du périmètre concédé, il s’agit de faire en sorte que les infrastructures puissent répondre aux évolutions des besoins en eau potable de la zone par une série d’actions coordonnées.
Ainsi, lesdits schémas directeurs sont élaborés pour l’horizon 2030 et proposent également des actions pour pallier aux besoins à court terme. Ces documents qui doivent désormais servir de boussole pour les actions futures dans le cadre de la fourniture d’eau potable ont été élaborés sur la base d’un diagnostic des installations existantes établi avec l’exploitant ; des projections de la demande en eau potable fondées sur les résultats du Recensement général de la population et de l’habitat de 2009 ainsi que ses versions antérieures et des statistiques de vente d’eau de l’exploitant ; des possibilités de mobilisation des ressources en eau, aussi bien l’eau de surface que l’eau souterraine.
Les résultats issus des études portent sur une estimation des capacités de production, de stockage et de distribution requises pour l’horizon 2020 et 2030. Ils définissent également les infrastructures à réaliser en fonction des besoins, notamment en terme de maillage spatial pour les réseaux d’extension vers des zones non encore desservies mais déjà habitées, mais aussi des superficies concernées pour la densification du réseau tertiaire y compris le remplacement des réseaux ficelles et de réalisation de bornes-fontaines.

PAR MODIBO KONE

 

Source: info-matin

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