Fmi : PRES DE 14 MILLIARDS DE FCFA POUR LE MALI

Ce nouveau décaissement est la deuxième tranche de l’accord au titre de laFacilité élargie de crédit (Fec) pour le Mali approuvé par le Conseil d’administration le 18 décembre 2013

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Le Conseil d’administration (Ca) du Fonds monétaire international (Fmi) a approuvé, mardi 8 juin dernier, un décaissement de 26,9 millions de dollars pour le Mali, soit environ 13,4 milliards de Fcfa, portant ainsi le total des décaissements au titre de l’accord à 41 millions de DTS (environ 58,1 millions de dollars). Telle est l’une des principales résolutions de CA qui achève la cinquième revue de la performance du Mali dans le cadre d’un programme économique soutenu par un accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), indique un communiqué de presse publié sur le site internet de l’institution.

Comme pour manifester la confiance renouvelée à notre pays, le Conseil d’administration, à la demande des autorités, a prorogé d’un an la FEC au 17 décembre 2017. Le FMI a aussi approuvé une augmentation des ressources disponibles au titre de l’accord de 60 millions de DTS, portant le montant total dans le cadre de l’accord à 98 millions de DTS (environ US 138,8 millions de dollars).

La troisième bonne nouvelle est l’approbation par les administrateurs du FMI « d’une demande de modification des critères de performance pour juin 2016 relatifs aux recettes fiscales brutes et au financement du gouvernement par les banques et les marchés financiers ».

Intervenant à la suite de la discussion du Conseil d’administration, M. Min Zhu, Directeur général adjoint et Président par intérim, a déclaré : « Les autorités maliennes continuent de faire des progrès dans la mise en œuvre de leur programme économique. La croissance est robuste et l’inflation reste faible, même si les conditions en matière de sécurité continuent de poser des difficultés ».

La récente augmentation sensible des recettes fiscales, a reconnu le président par intérim du Ca du Fmi, reflète les efforts déployés par les autorités pour améliorer le civisme fiscal et élargir l’assiette de l’impôt. Pour lui, un défi majeur pour l’avenir serait de soutenir la croissance des recettes fiscales, ce qui est nécessaire pour aider à financer les dépenses publiques prioritaires, tout en maintenant les finances publiques sur une base solide.

De l’avis de M. Min Zhu, le programme des autorités intègre plusieurs mesures visant à renforcer davantage l’administration fiscale. Autres éléments importants à intégrer, a insisté le directeur général adjoint, est l’amélioration de l’efficacité des contrôles fiscaux, la réduction des exonérations et la réforme du système d’intéressement pour les inspecteurs des impôts.

« Le programme budgétaire pour 2016 permet un déficit global plus élevé, notamment pour tenir compte des besoins liés à la paix », a analysé M. Min Zhu, qui a informé que les autorités maliennes se sont engagées à une consolidation fiscale progressive, conformément à leurs engagements à moyen terme pour respecter les critères de l’Uemoa. « Cela aidera à assurer que la charge de la dette publique du Mali reste gérable », a-t-il soutenu.

D’autres améliorations de la gestion des finances publiques sont nécessaires pour soutenir la discipline budgétaire. « Dans ce contexte, a-t-il expliqué, il importe que les autorités mettent entièrement en œuvre le Compte unique du Trésor, complètent la réforme du Code des marchés publics et améliorent la situation financière de la compagnie d’électricité ».

« La décentralisation fiscale est au cœur de l’accord de paix et l’approche progressive des autorités est appropriée », a salué M. Min Zhu. Pour lui, le processus devrait avancer en tandem avec l’amélioration des capacités administratives et d’absorption au niveau régional. Sont importants à cet égard, les initiatives du gouvernement visant à renforcer les mécanismes d’audit et de contrôle pour les régions, afin de favoriser la transparence et la responsabilisation.

« Les efforts pour remédier aux faiblesses du secteur financier continuent. Parmi les priorités figurent le renforcement du bilan de la Banque de l’habitat restructurée, la réforme du secteur de la microfinance et la modernisation du cadre de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme », a-t-il souligné.

Synthèse

C. M. TRAORE

Source : L’ Essor

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