Financement décentralisé du climat : L’ANICT s’informe pour initier les communes à la levée de fonds

Comment monter des projets pour bénéficier des fonds internationaux sur le climat est le défi que s’est lancé l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT). Elle organise du 24 au 25 avril, en partenariat avec la Near East Foundation(NEF), membre du consortium Décentralisation des fonds climat(DFC), une conférence régionale dont l’annonce a été faite le 22 avril lors d’un point de presse à Bamako.

Cette conférence veut tirer le meilleur de l’expérience des collectivités de certaines communes des cercles de Bankass, Koro et Bandiagara qui ont eu l’appui du consortium. Thème de la rencontre : « leçons apprises et opportunités pour la mise à échelle des mécanismes de financement décentralisé pour une adaptation efficace des collectivités territoriales aux changements climatiques au Sahel ».

Selon Daouda Cissé, représentant de la NEF, la Décentralisation des fonds climats est un projet de recherche-action et de plaidoyer qui appuie les populations locales au Mali et au Sénégal. Le but est que ces collectivités « deviennent plus résilientes au changement climatique grâce à des fonds localement contrôlés ». Le projet est financé par le gouvernement du Royaume-Unis et mis en œuvre par un consortium composé de la Near East Foundation(nef Mali), avec Innovation, environnement et développement en Afrique(IED Afrique) et l’Institut international pour l’environnement et le développement(IIED).

Les conférenciers ont expliqué que le changement climatique affecte les communautés locales du Sahel de différentes manières, notamment du fait des variations imprévisibles telles que les sécheresses ou les inondations. « Son incidence sur les récoltes et le bétail affaiblit la production alimentaire et la sécurité alimentaire des agriculteurs, des éleveurs mais aussi de la population toute entière », a indiqué Daouda Cissé.

C’est pour partager l’expérience des communes de la région de Mopti avec les autres collectivités territoriales et les décideurs que la conférence régionale de Bamako est organisée. L’un des messages clé de la rencontre souligne que «pour un développement local résilient, il est nécessaire de renforcer les systèmes de planification et de budgétisation des collectivités territoriales afin d’intégrer les risques liés aux changements climatiques ».

Soumaila T. Diarra

 

Source: Le Républicain

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