Filière anacarde : Les acteurs réfléchissent à une meilleure valorisation

Le ministère de l’Agriculture à travers le Projet d’appui à la filière anacarde au Mali (PAFAM), a organisé hier, au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba un atelier de validation de la stratégie nationale de développement de la filière anacarde au Mali.

La rencontre était présidée par le conseiller technique du ministère de l’Agriculture, Yacouba Koné, en présence la coordinatrice nationale du projet PAFAM, Mme Baba Kongo, du président de l’interprofession de la filière anacarde au Mali (IPROFAM), Dr Ibrahim Togola, des partenaires techniques et financiers et de nombreux acteurs de la filière anacarde.

Cet atelier de deux jours, vise à consolider et valider les travaux réalisés dans le cadre de l’élaboration du document de la stratégie nationale de développement de la filière anacarde, ainsi que le plan d’actions pour sa mise en œuvre avec la contribution de tous les acteurs impliqués.

Mme Baba Kongo a souligné que cet atelier est d’une importance capitale pour la filière, car il réunira tous les intervenants de la filière pour faire le diagnostic et donner des axes stratégiques pour assurer le développement de la filière avec un plan d’actions sur 5 ans. Selon elle, le point fort, est l’organisation des acteurs de la filière pour assurer la production et la productivité de l’anacarde afin d’apporter de la valeur ajoutée.

Le PAFAM cofinancé par l’Union européenne et par l’Agence espagnole de coopération internationale au développement (AECID) à travers le «Fonds fiduciaire d’urgence en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique» a pour mission de valoriser la filière cajou au niveau national. L’objectif principal du projet est de contribuer à la lutte contre la pauvreté, au développement durable, et à la réduction de l’émigration au Mali par la mise en valeur de la filière anacarde.

La filière anacarde est aujourd’hui parmi les filières agricoles les plus porteuses au Mali. Les bassins de productions sont situés dans les Régions de Sikasso, Kayes, Koulikoro, Ségou.

L’anacarde constitue une source importante de revenu pour une bonne partie de la population de ces zones de production et demeure l’une des principales cultures de rente au Mali.

Introduite au Mali depuis les années 1960, la culture de l’anacarde connaît un essor de développement sans précédent grâce aux appuis des partenaires techniques et la politique de développement sectorielle du gouvernement pour diversifier les produits d’exportation, afin d’équilibrer la balance commerciale. Selon Yacouba Koné, le Mali produisait environ 50.000 tonnes de noix brutes et plus du triple en pomme, et cette production a évolué pour atteindre 87.455 tonnes à nos jours.

Elle emploie une frange importante de main d’œuvre surtout en milieu rural et occupe une place importante dans les produits d’exportation. Nonobstant cette place de choix des produits de cajou dans le tissu économique du pays, la filière reste confrontée à des difficultés telles que le faible niveau d’opérationnalisation et de coordination entre les maillons de production, de transformation et de commercialisation, l’insuffisance des infrastructures et technologies de transformation à grande échelle.

Depuis 2007, un processus de structuration de la filière anacarde au Mali a été engagé. Dans cette dynamique, le PAFAM a commandité une étude pour l’élaboration de la stratégie nationale de développement de la filière anacarde au Mali.

Cette étude a pour but de corriger les insuffisances, disposer d’une vision globale de promotion de la filière, définir les principes d’intervention clairs, fixer les objectifs stratégiques et déterminer les axes de travail et actions concrètes en vue de booster la filière anacarde au Mali.

Makan SISSOKO 

Source: Journal l’Essor-Mali

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