Feu vert final à l’acquisition de Randgold par Barrick

Londres (awp/afp) – L’acquisition du groupe minier britannique Randgold par son concurrent canadien Barrick a été validée lundi par une cour de Jersey, levant le dernier obstacle à la création d’un géant mondial de l’or dès le mois de janvier.

Le groupe Randgold a expliqué dans un communiqué que ce feu vert donné par les autorités de Jersey, l’île anglo-normande où est basée cette compagnie spécialiste de l’or, validait définitivement cette vaste opération qui avait déjà reçu l’aval nécessaire des autres autorités concernées ainsi que l’approbation des actionnaires des deux groupes.

Annoncée fin septembre, cette opération de grande ampleur vise à créer un géant mondial de l’or pesant 18 milliards de dollars de capitalisation boursière, qui sera coté à New York et à Toronto.

Elle va pouvoir désormais avoir lieu au tournant de 2018 et 2019: la cotation de Randgold cessera à la Bourse de Londres le 31 décembre au soir et celle du nouveau groupe Barrick, agrandi par l’absorption de son ex-rival, démarrera sur les Bourses américaine et canadienne le 2 janvier.

“Barrick sera la plus grande compagnie minière dans l’or et nous allons nous concentrer pour faire de cette entreprise la plus valorisée du secteur”, a expliqué le Sud-Africain Mark Bristow, l’actuel directeur général de Randgold qui prendra la direction exécutive de la société Barrick agrandie après l’opération.

Pour réaliser cette absorption, Barrick, basée à Toronto, va émettre de nouvelles actions qui seront échangées aux actuels propriétaires de Randgold contre leurs titres sur la base de 6,128 nouvelles actions Barrick pour chaque action Randgold.

Une fois cet échange effectué, les actuels actionnaires de Barrick possèderont 66,6% de la société Barrick agrandie, tandis que ceux de Randgold détiendront 33,4% des titres.

Barrick produit du métal jaune notamment en Amérique (Argentine, Canada, Etats-Unis, Pérou et République dominicaine) tandis que Randgold est présent surtout en Afrique (Côte d’Ivoire, Mali et République démocratique du Congo). Outre l’or, Barrick exploite aussi des mines de cuivre au Chili, en Arabie saoudite et en Zambie.

Fin octobre, M. Bristow a précisé que le nouveau Barrick allait concentrer ses activités en Afrique et Amérique.

“Nous allons vendre nos actifs en Australie et en Asie-Pacifique pour nous concentrer sur l’Afrique et l’Amérique”, a souligné M. Bristow lors d’un déplacement en Côte d’Ivoire, où Randgold exploite depuis 2010 la mine d’or de Tongon, fleuron de l’industrie minière ivoirienne.

afp/rp

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