Etre entrepreneuse au Mali n’est pas une mince affaire

Il est difficile d’estimer le nombre de start-up existant au Mali. Mais selon les incubateurs de petites entreprises, ils sont très peu à se lancer dans l’entrepreneuriat. Les difficultés pour la création des sociétés sont importantes. Et elles sont plus nombreuses encore lorsque l’entrepreneur est une femme. RFI a rencontré deux jeunes entrepreneuses à Bamako.

Mariam Sidibé sort de sa salle de classe, elle est professeur d’anglais dans un institut privé. En parallèle, l’entrepreneuse cherche des financements pour son projet, Kalan, une plateforme d’e-learning, accessible 7/7 sur smartphone ou sur ordinateur. « Pendant des mois, c’était juste une idée de projet, et depuis le mois de juillet, ça s’est matérialisé en ce que j’appelle une start-up. Malheureusement, les start-up au Mali n’ont pas un statut particulier que ce soit sur le plan fiscal ou sur le plan économique.

 

Ce sont des coûts qui sont liés à une entreprise mais que nous ne pouvons pas forcément assumer en tant que jeune start-up. » Ikalook, boutique de prêt-à-porter, a elle dépassé le statut de start-up. Sa fondatrice est aujourd’hui à la tête d’une entreprise fleurissante. Autodidacte, jeune mariée et jeune maman, Namissa Sow s’est battue pour imposer son choix d’entrepreneuriat à sa famille. « Rien que laisser tomber notre carrière qui serait peut-être un petit plus traditionnelle pour ma famille et ma mère, c’était très, très difficile.

 

Je pense que c’était l’étape la plus difficile pour moi de pouvoir lui montrer que ce que j’ai envie de faire, c’est quelque chose qui a du potentiel, c’est pas juste le tailleur du coin. Il faut se battre et essayer de réaliser ce qu’on a au fond de soi. » Trois ans après sa création, la société emploie 14 personnes, dont la majorité est constituée de femmes.

RFI

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