CNREX-BTP : LA RECHERCHE AU SERVICE DE L’INNOVATION ET DU DÉVELOPPEMENT

L’innovation est un passage obligé pour préparer l’avenir, satisfaire les demandes émergentes et marquer la différence avec les autres surtout dans un contexte de mondialisation où la concurrence est impitoyable. Dans le secteur du bâtiment et travaux publics, elle consiste à construire mieux et plus vite, au meilleur coût tout en se préoccupant des conditions de travail et du respect de l’environnement. Pour atteindre ses performances, les entreprises de travaux publics doivent innover au quotidien pour répondre à ces attentes et être véritablement performantes. La concurrence internationale étant également un aiguillon qui pousse les entreprises à rechercher «l’excellence» et à conforter leur savoir-faire.

Ainsi, la mission assignée au Centre national de recherche et d’expérimentation en bâtiment et travaux publics (CNREX-BTP) est de mettre la recherche au service de l’innovation et du développement de secteur du BTP. C’est donc sous le signe de l’innovation et surtout fortement engagé sur les différents chantiers de BTP que le Centre a tenu, vendredi dernier dans sa salle de conférence, la 23è session ordinaire de son conseil d’administration. La cérémonie était présidée par le ministre des Infrastructures et de l’Equipement, Mme Traoré Seynabou Diop, en présence du directeur général de l’établissement, Adama Coulibaly. Les administrateurs ont examiné le point d’exécution des taches assignées au Centre par la précédente session, le rapport d’activités 2017 ainsi que le compte financiers avant d’adopter le programme d’activités et le budget de l’exercice 2018.
Dans son intervention, Mme Traoré Seynabou Diop a révélé l’importance fondamentale du CNREX-BTP dans le dispositif technique de la Politique nationale de développement des infrastructures routières. «L’adoption des textes régissant les laboratoires du bâtiment et travaux publics dont vous avez suivie avec intérêt, favorisera l’accréditation du CNREX-BTP», a-t-elle déclaré, tout en précisant que c’est le début d’un long et fastidieux processus pour une meilleure professionnalisation des laboratoires privés, notamment en termes de contrôle et de promotion de l’excellence.
Bien qu’ayant, avec l’adoption des textes susmentionnés, un motif de satisfaction dans notre quête de faire du CNREX un pôle d’excellence dans son domaine, nous ne devons donc pas perdre de vue les difficultés et défis qui l’assaillent, a souligné le ministre en charge des Infrastructures.
Mme Traoré Seynabou Diop a aussi critiqué la méconnaissance de cette structure par le citoyen ainsi que sa faible implication dans les travaux d’envergure nationale. «Son déficit de matériel et personnel qualifié et ses difficultés financières constituent des contraintes majeures. Il nous revient donc de prendre des décisions pragmatiques et concrètes, tout en veillant à leur mise en œuvre efficiente et rationnelle. En plus de nos décisions, il reviendra au Centre de travailler en toute synergie avec l’ensemble des partenaires pour la mise en œuvre d’un véritable plan de communication, la réalisation en collaboration avec la direction nationale des Routes des études d’avant projet sommaire de grands travaux. Il doit aussi travailler à l’adoption du plan stratégique de développement du centre, l’acquisition de nouveaux équipements techniques de recherche ainsi que l’adoption des textes pour la règlementation des laboratoires de BTP et la certification des essais réalisés par les autres laboratoires du secteur», a-t-elle recommandé.
Quant au directeur du CNREX, il réaffirmera l’engagement de son service à accompagner l’Etat dans ses grands projets de développement, à travers une recherche appropriée en amont et aval des travaux de BTP pour favoriser l’innovation dans la réalisation d’un ouvrage. «Ces recherches peuvent avoir pour objectif de valider des solutions techniques innovantes permettant de répondre aux défis mais aussi à élargir la gamme des solutions techniques, en améliorant les performances (techniques, économiques, environnementales) du secteur des BTP, à travers une amélioration des performances des matériaux, des procédés de construction et d’adoption des procédés de fabrication aux nouvelles exigences environnementales ou du développement durable (économie d’énergie et de ressources non renouvelables, limitation des émissions)», a-t-il dit.
Avec un budget prévisionnel de plus 1 milliards de Fcfa, le Centre entend accroitre ses performances et devenir un laboratoire de référence sous-régional en matière de prestation géotechnique et de recherche sur les matériaux de construction. Pour atteindre cet objectif, il s’est doté d’un ambitieux plan d’action pour 2018. Il faut rappeler que le CNREX a contribué à la réalisation de projets emblématiques et au suivi de plusieurs édifices et projets routiers, (reconstruction du Palais de Koulouba, travaux de l’immeuble de la BCEAO, de la Cité administrative, de l’ambassade des Etats-Unis, du siège de l’Ecobank etc).
En matière de réalisation d’infrastructures routières, les interventions du CNREX-BTP ont porté sur les travaux des échangeurs de Bamako et de Ségou, du 2è Pont de Kayes, de la route Niono-Goumakoura-Tombouctou etc. En outre, il s’est illustré dans la sous-région dans l’étude et le suivi des travaux de construction des ponts de N’Djoum et Lali au Sénégal, de la mine d’or de Bomboré au Burkina Faso, du pont de Jaques-ville en Côte-d’Ivoire et les projets d’adduction d’eau en Mauritanie.
Doussou DJIRé

 

Source: essor

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