Chambre des mines : UN MANDAT PLEIN

La CMM a été, entre autres, l’initiatrice et l’actrice de projets d’envergure en faveur de notre pays, comme la création d’une raffinerie d’or et la mise en chantier d’une école des mines

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Le Conseil national du patronat du Mali a abrité hier la 3è assemblée consulaire de la Chambre des mines du Mali. La cérémonie d’ouverture était présidée par le chef de cabinet du ministère des Mines, Robert Diarra. C’était en présence du 1er adjoint au maire de la Commune IV, Samuel Diarra, et du président de l’institution, Abdoulaye Pona. On notait également la présence des présidents des chambres des huit régions du Mali ainsi que des représentants des sociétés et entreprises minières, des associations et des structures faitières œuvrant dans le secteur de l’orpaillage. Cette session se tient pratiquement en fin de mandat car le renouvellement du bureau est prévu pour février prochain.
L’adoption du rapport financier de l’année 2014, celle du budget 2015 et son rapport financier et l’examen et l’adoption du budget de 2016 étaient les principaux dossiers inscrits à l’ordre du jour de cette session.
Dans son mot de bienvenue, Samuel Diarra a déploré la faible implication des collectivités territoriales dans la gestion du secteur. Il a, par conséquent, sollicité un partenariat avec l’institution consulaire pour aider les autorités locales à maitriser les textes régissant le secteur afin de mieux défendre les intérêts des populations et de l’environnement.
Le président de la CMM, Abdoulaye Pona, a soutenu que la prospérité du secteur était tributaire de l’unité et de la cohésion de l’ensemble des acteurs, notamment des élus locaux qui sont au plus prêt des populations. Abdoulaye Pona a appelé les délégués régionaux à rester unis et soudés autour des objectifs de la Chambre afin qu’aucune manœuvre dilatoire, d’où qu’elle vienne, ne puisse avoir raison de ce bel exemple de compréhension mutuelle et de cohésion déjà en marche.
En procédant à l’ouverture de cette cérémonie, le chef de cabinet du département des Mines a rappelé l’apport capital du secteur des mines à notre économie. 70% des recettes d’exportation, 8% du PIB et 25% des recettes budgétaires, rien que par l’or. Robert Diarra a assuré les membres de la CMM de l’engagement du ministre Boubou Cissé à soutenir les actions de la Chambre des mines car, dira t-il, le ministère des Mines n’est rien sans la Chambre des mines.
Malgré les nombreuses contraintes liées aux difficultés de mobilisation des ressources et à la grave crise que le Mali a connue au moment du démarrage de son mandat, la Chambre des mines a engrangé un certain nombre d’acquis qui sont, entre autres : l’acquisition d’un siège permanent équipé, l’élection, l’installation et la dotation des délégations régionales ou encore l’acquisition et l’aménagement de la voie d’accès et du site d’une carrière artisanale à Dabléni, dans la commune rurale de Moribabougou, en faveur des exploitants de carrière artisanaux achevé en mars 2013.
Au cours de son mandat, l’équipe dirigée par Abdoulaye Pona a effectué une série de tournées pour recueillir les difficultés/attentes et sensibiliser les exploitants de sable et gravier, installés sur les berges de Bamako et Koulikoro, appuyer la création de 175 sociétés coopératives d’orpailleurs, d’exploitants de sable et gravier et de carrières. On note également l’élaboration et la validation des TDR pour la tenue du Salon international des mines de Bamako (SIMBA) et la participation à l’organisation du Forum national sur l’orpaillage au Mali en septembre 2014.

DES PROJETS D’ENVERGURE. La CMM a initié une formation de 400 orpailleurs sur les textes régissant l’orpaillage dans notre pays et sur l’organisation des orpailleurs en sociétés coopératives dans les localités de Kangaba, Kéniéba, Kadiolo et Yanfolila en 2015 et la participation active au processus de mise en œuvre de I’ITIE au Mali à travers son comité de pilotage.
Pour le développement du secteur, la Chambre des mines a été l’initiatrice et l’actrice de projets d’envergure en faveur de notre pays comme, par exemple, la création d’une raffinerie d’or, la mise en chantier d’une École des mines ou encore la mise à disposition du secteur minier malien de près de 100 MW d’énergie solaire.
En vue de consolider ces acquis et asseoir son ancrage dans le secteur minier, la CMM envisage de participer activement à la relecture du Code minier de 2012 car, selon Abdoulaye Pona, l’existence et la validité toujours en cours de plusieurs codes miniers dans notre pays a crée une certaine complexité du point de vue légal et fiscal. L’institution entend organiser un forum sur la fiscalité minière au Mali. A ce niveau, force est de reconnaître aujourd’hui que la pression fiscale continue sur les entreprises minières d’une part et d’autre part l’absence de procédures et d’institutions efficaces de règlement des contentieux entre l’État et les Mines, constituent des menaces sur la rentabilité et la viabilité même de l’exploitation minière.
Il convient également de travailler avec les comptoirs d’achat d’or à la création d’un guichet unique et à la fixation d’un prix unique de l’or si possible, d’obtenir la baisse des taxes sur l’or exporté à partir du Mali. L’organisation des journées d’échange sur la problématique de la mise en œuvre de la responsabilité sociale et sociétale des entreprises minières (RSE) au Mali, la formation et la sensibilisation des exploitants miniers artisanaux dans toutes les autres régions du Mali, l’équipement et l’installation de quelques sociétés coopératives pilotes sur des couloirs d’orpaillage dans les trois grandes régions minières sont également des tâches auxquelles la CMM prévoit de s’attaquer prochainement.
Tout en poursuivant le contact et les échanges avec les grandes sociétés minières en vue de leur inscription au registre de la Chambre des mines du Mali, la CMM entend réaliser une étude sur la mise en œuvre de la stratégie de développement des achats locaux dans l’industrie minière au Mali et une autre étude sur la stratégie d’appui des nationaux en matière d’acquisition et de valorisation des titres miniers et d’exploitation de petites mines.

L. ALMOULOUD

 

source :Essor

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