Chambre des mines du Mali : Bilan des activités de 2019

La Chambre des mines du Mali (CMM) a tenu vendredi au Conseil national du patronat du Mali (CNMP) sa 7è session consulaire. La cérémonie d’ouverture de cette rencontre, présidée par le chef de cabinet du ministère des Mines et du Pétrole, Lamine Alexis Dembélé, a enregistré la présence de nombreux acteurs du secteur minier.

Après le traditionnel mot de bienvenue du représentant du maire de la Commune IV du district de Bamako, Assane Sidibé, le président de la Chambre des mines du Mali a rappelé que sa structure est une institution consulaire créée par la loi n° 04-006 du 14 janvier 2004. à ce titre, la CMM organise et représente les personnes physiques et morales exerçant dans les différentes branches professionnelles minières. Ainsi, couvre-t-elle l’ensemble des opérateurs miniers de notre pays, qu’il s’agisse des industriels (sociétés minières) ou des artisans miniers (orpailleurs, exploitants de sables et de gravier, comptoirs d’achat d’or, etc.)
Les activités relatives à la représentation et à l’organisation des professionnels miniers ont, selon Abdoulaye Pona, consisté en la mise sur pied de points focaux de la CMM dans les Régions de Taoudénit et de Ménaka, nouvellement créées. « Ces deux représentations participent à nos activités, au même titre que nos représentants des huit autres régions du Mali. Parce qu’en effet, nous n’avons jamais exclu personne, bien au contraire, l’exhaustivité et l’inclusivité dans la concertation et dans l’action ont toujours été notre ligne de conduite depuis la création de la CMM », a affirmé le patron de la Chambre des mines du Mali.

Afin de sensibiliser les acteurs de l’exploitation artisanale de l’or, la CMM a organisé, courant 2019, des séances de formations à Kangaba (Région de Koulikoro), à Kéniéba (Région de Kayes) et à Yanfolila (Région de Sikasso). Ces formations étaient axées sur les thématiques : « Les impacts négatifs de l’orpaillage non organisé sur l’environnement et les dangers de l’utilisation des substances chimiques dans l’orpailleur et le dragage ». Ces campagnes ont bénéficié à près de 200 personnes qui ont reçu des connaissances approfondies sur la protection et la sauvegarde de l’environnement en relation avec l’orpaillage. Parlant toujours des activités réalisées en 2019, le président de la CMM a fait savoir que son service a réceptionné deux Pick-up neuves de marque Toyota et un groupe électrogène de 80 KVA. La valeur de ces trois biens a été évalué à 90 millions de Fcfa, a révélé M. Pona. Justifiant les actions de son organisation pour une coexistence pacifique entre l’exploitation industrielle et artisanale de l’or, Abdoulaye Pona a souligné que l’orpaillage offre du travail à plus de deux millions de Maliens. Avant de lever toute équivoque : « La Région de Kidal est aussi devenue une zone d’orpaillage. Elle attire de nombreux Maliens et d’autres nationalités ». Pour sa part, le chef de cabinet du ministère des Mines et du Pétrole a, d’un ton conciliateur et rassembleur, a ajouté : « Le combat contre l’usage des produits chimiques hautement dangereux dans l’exploitation du métal jaune sera mené par tous les acteurs. Cela, par le devoir et l’effet de conscience à l’égard des générations futures ». Lamine Alexis Dembélé voulait attirer l’attention de tous sur le nouveau Code minier, adopté en Conseil des ministres. Le document qui doit être prochainement adopté par les députés, interdit la pratique du dragage et l’usage des produits chimiques (mercure, cyanure, etc.) dans l’orpaillage, a rappelé celui qui est considéré comme l’un des précurseurs de la recherche géologique dans notre pays.

Amadou B. MAÏGA

Source : L’Essor

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