Alors que la transition énergétique bat son plein, l’intérêt pour l’or n’ira qu’en augmentant (WGC)

(Agence Ecofin) – En situation de crise, l’or est une valeur refuge vers laquelle se ruent les investisseurs pour préserver leurs avoirs. Une hausse des prix suit presque immédiatement, comme le traduit le pic de 1 971,54 $ l’once en février dernier, le plus haut depuis plus d’un an, sur fond d’attaque russe en Ukraine.

Face à l’incertitude engendrée par le changement climatique, l’or demeure un actif de choix pour parer aux éventuels risques physiques et transitoires associés. C’est ce qu’a fait comprendre à Mining Weekly le mercredi 11 mai, le directeur financier du World Gold Council (WGC), Terry Heymann, à l’occasion du Mining Indaba 2022.

« L’or est bien compris comme un actif d’atténuation des risques et le changement climatique est simplement une autre lentille avec laquelle on peut voir cela », commente-t-il. Cette assertion prend tout son sens quand on considère le dernier rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), selon lequel l’humanité dispose de trois ans pour réduire ses émissions de CO2 si elle veut conserver une planète vivable.

Faut-il le souligner, un intérêt croissant pour l’or constitue une opportunité pour les producteurs d’or, notamment africains. Pour certains comme le Ghana (actuellement le 1er producteur en Afrique), le Mali et le Burkina Faso, l’or représente déjà une part importante des recettes publiques. D’autres pays par contre s’organisent encore pour en faire leur réalité également, à l’instar de la Côte d’Ivoire.

Chiffrée pour le moment à 3 %, le gouvernement ivoirien s’est en effet fixé pour objectif d’augmenter à 6 % d’ici 2025 la part des Mines dans le PIB. Pour ce faire, il veut porter la production nationale d’or à 65 tonnes d’ici cette échéance et compte sur l’entrée en production prochaine de nouvelles mines comme Séguéla (mi-2023) et Abujar (fin 2022).

Remarquons que le pays est plutôt en bonne voie pour concrétiser ses aspirations. Pas plus loin que l’année dernière, la production d’or a connu une hausse de 10 % en glissement annuel, pour s’établir à 41,85 tonnes. Il faudra donc espérer que la nation éburnéenne réussisse à maintenir cette pente ascendante. 

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