50è assemblées annuelles : LA BAD, ACTEUR MAJEUR DU DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE

L’établissement bancaire panafricain mobilise les fonds pour financer des actions de développement des pays africains 

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L’ouverture officielle des 50è assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) a eu lieu hier mardi au palais des congrès de l’hôtel Ivoire sous la présidence du chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, et en présence des présidents gabonais Ali Bongo, libérien Ellen Johnson Searlef, nigérien Mahamadou Issoufou, béninois Yayi Boni, mozambicain Felipe Muzi.
Ces assises de la BAD se tiennent au moment où l’établissement bancaire a effectué son retour à son siège à Abidjan après 11 ans de délocalisation à Tunis pour cause de crise politique en Côte d’Ivoire.
Le président sortant, Donald Kaberuka, a confirmé que le retour de la BAD à Abidjan s’était bien passé. « Faire déplacer des milliers d’employés avec leurs familles, cela posait des problèmes logistiques. Mais tout s’est passé convenablement », s’est réjoui le patron de l’institution qui quittera ses fonctions le 1er septembre prochain pour céder son fauteuil à un successeur dont l’élection aura lieu demain, 28 mai, lors des présentes assemblées annuelles qui prendront fin vendredi.
Notre compatriote Birama Sidibé fait partie des 8 candidats en lice pour la succession de Donald Kaberuka à la tête de la BAD. Le président sortant de l’établissement bancaire a assuré que le mode d’élection à la tête de la BAD est un exemple de démocratie parmi les organisations internationales. Tout se déroule, a-t-il souligné, selon une procédure transparente de bout en bout.
Evoquant son bilan, Donald Kaberuka a souligné qu’en 10 ans la Banque a investi 20 milliards de dollars (10 000 milliards de Fcfa) dans les infrastructures sur le continent. « Mais il reste beaucoup à faire pour doter le continent d’infrastructures adéquates pour son développement. L’absence d’infrastructures adéquates coûte à l’Afrique deux points de PIB. Donc nous devons commencer par combler notre retard en matière d’infrastructures », a développé le président de la BAD, ajoutant que le lancement de l’initiative « Afrique 50 » procède de la volonté de mettre en place des mécanismes permettant aux pays africains de financer les infrastructures. Pour le moment, a-t-il révélé, 17 pays ont inscrit à cette initiative qui entend renforcer le rôle du secteur privé dans le développement de l’Afrique. C’est dans cette optique que la BAD a investi 2 milliards de dollars (1000 milliards de Fcfa) en 2014 dans le secteur privé contre 250 millions de dollars en 2005 (125 milliards de Fcfa).
Le chef de l’Etat ivoirien, en procédant à l’ouverture des travaux, s’est évidemment félicité du retour de la BAD « chez elle » au moment où elle fête ses 50 ans. Alassane Dramane Ouattara a jugé que le bilan du président sortant est « impressionnant ».
Pour lui, le thème des ces assemblées annuelles, « l’Afrique et le nouveau paysage mondial », cadre bien avec la vision de l’avenir au niveau de la BAD. Le président ivoirien a noté que la première institution financière africaine avait commencé sa marche vers ses 100 ans. « Les défis sont énormes », a-t-il lancé en citant la poussée du terrorisme sur le continent contre lequel, estimera-t-il, seules les armes ne peuvent rien. « Il faut combattre la pauvreté », a préconisé Alassane Dramane Ouattara.
Pour relever le défi du développement, le président Ouattara a prôné l’union des pays africains et le soutien des partenaires. « L’union fait la force. Et le secteur privé doit jouer son rôle dans le développement de l’Afrique », a plaidé le chef de l’Etat ivoirien qui a exhorté aussi au développement des échanges entre les pays en réduisant les barrières administratives. Il s’est dit convaincu que le développement du partenariat public-privé permettra au continent de combler son retard en matière d’infrastructures. Donnant un aperçu des déficits énergétiques en Afrique, le président Ouattara a révélé qu’un seul pays européen produit autant d’énergie que l’ensemble du continent.
Pour lui, seul le développement permettra de relever les défis de l’éduction, de la santé, de l’emploi sur le continent. Et la BAD est un partenaire incontournable pour y parvenir.
Envoyé spécial
B. TOURE

Mali : LES OPPORTUNITES DU SECTEUR ENERGIES RENOUVELABLES

La Banque africaine de développement (BAD), en partenariat avec les Fonds d’investissement climatiques (FIC) et le gouvernement du Mali, a lancé, le 15 mai dernier, le « Profil-pays » du Mali sur le secteur des énergies renouvelables. Ce rapport, premier d’une série de Profils-pays sur les énergies renouvelables en Afrique, met en lumière l’essor des énergies renouvelables dans notre pays où le taux d’électrification s’élève aujourd’hui à 55 % et 15 %, respectivement pour les populations urbaines et rurales.
Le rapport fait observer aussi que les opportunités pour développer les énergies renouvelables sont sous-utilisées, aussi bien dans les énergies solaire, hydraulique, éolienne que celles produites à partir de la biomasse. Notre pays, qui jouit de sept à dix heures d’ensoleillement par jour toute l’année, pourrait devenir l’un des plus grands pays producteurs d’énergie solaire au monde, note le rapport qui souligne que seuls 250 MW d’énergie hydro-électrique sont exploités à ce jour sur les fleuves Niger et Sénégal, dont le potentiel s’élève pourtant à 1 GW.
« Le développement actuel du secteur reste lent, mais le gouvernement malien a pour objectif d’accroître la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national à 25 % », souligne Ismaël Touré, le directeur national de l’énergie. Et d’ajouter : « Il vise aussi un taux d’électrification rurale de 61 % en 2033. Nous continuons donc à travailler avec nos partenaires pour accroitre les investissements durables dans un secteur devenu plus attrayant.»
Lors du lancement de ce Profil-pays, Florence Richard, spécialiste du changement climatique à la BAD, a quant à elle déclaré : «L’avenir est prometteur pour le développement des énergies renouvelables au Mali. Leur essor permettra de réduire la vulnérabilité du pays aux importations d’énergies fossiles et d’améliorer l’accès à l’énergie de ceux qui en ont le plus besoin ».

source : L Essor

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