Un nouveau poste de commandement pour le G5 Sahel au Mali

Le nouveau quartier général va remplacer le précédent qui a subi un attentat. Le ministre des Affaires étrangères a salué la solidarité internationale.

Le nouveau quartier général temporaire du G5 Sahel a été inauguré mercredi (03.06.20) à Senou, en banlieue de la capitale malienne. Il sera désormais la nouvelle base des forces armées des pays du G5 Sahel impliqués dans la lutte contre les djihadistes.

Ce site va remplacer l’ancien basé à Sévaré, au Mali. Ce site a fait l’objet d’une attaque le 29 juin 2018 et a coûté la vie à deux soldats et un civil.

« Fin d’un parcours de combattant »

La force conjointe du G5 Sahel n’avait alors plus de poste de commandement. Ce nouveau site est situé non loin de la base de l’ONU au Mali. La Minusma a construit ce nouveau poste de commandement du G5 Sahel, grâce à un  financement de l’Union européenne. L’inauguration survenue mercredi» (03.06.20)   marque ainsi la “fin du parcours de combattant”, a déclaré le ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Tiébilé Dramé :

“Il est heureux aujourd’hui (mercredi) que ce parcours de combattant ait été achevé grâce à la solidarité internationale, grâce à la Minusma…à l’Union européenne sans laquelle il n’y aurait pas eu cette réalisation.”   


L’Union européenne a financé la construction du nouveau site

Le commandant de la force conjointe du G5 Sahel, le général nigérien Oumarou Namata Gazama, a déclaré que cette inauguration du site marque “une étape importante de l’histoire de la force conjointe”.

Résultats en demi-teinte

Le gouvernement malien avait mis à la disposition de la force conjointe du G5 Sahel un site dans un quartier de la capitale malienne. Mais les manifestations des habitants avaient empêché la force d’y établir son quartier général.

La force conjointe créée en 2017 par le G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso, et Tchad) connaît des résultats relatifs dans la sous-région. Malgré sa présence, les pays comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso font face régulièrement à des attaques des groupes armés terroristes. Les forces des pays du G5 Sahel sont, en effet, pour la plupart sous-équipées. Le général Namata a émis l’espoir que la force conjointe ait “des capacités de soutien propres de manière à pouvoir un jour, dans la sérénité, planifier et conduire en toute autonomie ses opérations”.     

Source : dw

 

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