TRAHISON DU PEUPLE PAR LES OFFICIERS DE L’ARMEE MALIENNE «En Période de Guerre, les Militaires n’occupent pas de Fonctions Civiles!»

Aujourd’hui la Mort dans l’âme, On se pose la question de savoir si le Mali va perdre son Nord avec la complicité de la France et de la Communauté Internationale ? Le Mali démocratique à partir de 1992, n’a pas accordé d’importance au pilier essentiel de l’indépendance du Pays : l’aspect sécuritaire dans les Régions du Nord. ALPHA, en qualité de premier Président issu d’une démocratie multipartite, a pu au moins construire deux camps militaires à Kidal et Ménaka, des Bâtiments pour des bataillons et des compagnies également dans les mêmes localités. Il a eu du mérite pour cela. Non plus, le mal n’a pas été d’intégrer des ex-rebelles dans les Forces Armées mais plutôt de les maintenir tous ensemble au Nord, avec comme argument fallacieux qu’ils sont des soutiens de Famille.

soldats armée malienne beret rouge

Alpha, malgré cela, a pu maintenir une paix précaire – Alpha est un civil.
C’est pendant sa Présidence que nous avons vu tous les bons officiers supérieurs affectés à des postes de conseillers militaires dans les Ambassades, s’ils ne sont pas nommés Ambassadeurs, et dans les Ministères de la République. Désormais, avec cette nouvelle opportunité, les officiers ont tourné dos aux casernes et à la sécurisation du Mali. Cette pratique a constitué le premier acte de trahison des officiers de l’armée Malienne.
Ensuite, ce fut le tour du Président Amadou Toumani Touré, Général d’armée cinq étoiles, diplômé de l’école de guerre de Paris, de diriger le Mali de 2002 à 2012. Il n’a pas su mener une stratégie de maillage sécuritaire dans les Régions du Nord.
Pour lui, la rébellion à laquelle il a fait face et conclu un pacte National en 1992 était finie avec l’avènement de la démocratie. Cela fut une erreur monumentale. Au contraire, il a filé  la sécurité des Régions Nord aux Ex-rebelles, suite aux événements de 2006 à Kidal et Ménaka, à travers l’accord d’Alger de Juillet 2006. Les Etats-Majors des Fama n’ont exprimé aucune opinion face à cette violation de la Constitution Malienne.
Pendant le règne d’ATT, les Nominations  dans les Postes Administratifs dans les Ambassades et les Ministères de la République ont été plus accentuées avec la promotion d’une soixantaine de généraux.
Les Budgets d’équipements de l’armée et celui de la formation ont continué de plus belle à être détournés au su de tout le monde y compris les Politiques. Le Peuple Malien, par ces faits, venait d’assister à la deuxième trahison par les officiers de l’Armée Malienne.
Lorsqu’il y a eu le coup d’Etat du 22Mars 2012, pour faire partir ATT du pouvoir du fait de son comportement flou et ambigu par rapport à la nouvelle rébellion des Touareg séparatistes, renforcée par les jihadistes de Aqmi et du Mujao, on a vu avec les nouveaux tenants du Pouvoir le Cnrdre nommer 120 Officiers dans les Ministères et dans les Postes Administratifs, au moment où le Pays était plus proche de sa partition du fait de la nouvelle rébellion et d’un complot de la France.
A l’époque du Cnrdre, les quatre plus gros départements en termes d’Importance et de budget annuel (Défense, Administration Territoriale, Sécurité Intérieur, Transports et Infrastructures routières) étaient occupés par des Officiers membres du Cnrdre.
Les Populations se sont demandé si les Officiers Maliens avaient du cœur tant la honte et l’humiliation du Peuple avaient atteint leur comble ?
D’autres faits confirment cette trahison du Peuple Malien par les officiers de l’Armée Malienne notamment, le fait que 120 Colonels et 10 Généraux sont payés pour croquer de l’Arachide sous les arbres depuis environ deux ans.
Cependant, les termes du contrat entre l’Armée et le Peuple sont clairs : c’est la défense de la Patrie au prix de sa vie, plutôt la mort que la honte. Mais cette devise n’est plus une réalité après la mort des valeureux Kissima Doukara, Dibi Silas Diarra, Mamadou Cissoko, etc.
Aujourd’hui, elle s’est transformée en « plutôt la honte que la mort. » Le contexte est clair, en période de guerre, les militaires n’occupent pas de fonctions civiles.
L’Honneur du peuple malien a été bafoué lorsque plus de 60 militaires de la Minusma (dont 50 Tchadiens) trouvent la mort dans notre pays pour défendre l’Intégrité du Mali, alors que nos officiers couchés à Bamako font des pieds et des mains pour être casés dans des postes administratifs et éviter les fronts de guerre.
Quelle honte pour le Mali si les officiers sont payés pour ne rien faire !
Quel Mali ?
I.B.K a-t-il promis à ces officiers qu’il les logera dans des postes Administratifs, lorsqu’ils le soutiendront pour être Président de la République ?
Pourquoi alors, au Ministère de l’Equipement, ils sont encore nombreux à être à des postes Administratifs Civils et même dans les entrepôts Maliens alors qu’ils n’ont aucune formation pour ce faire. Ou faudra-t-il que la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International ou l’Union Européenne  tapent du poing sur la table afin que cette autre pratique cesse ? Cela n’est plus qu’une question de semaines.
Cela va-t-il continuer sous le régime d’I.B.K, lorsqu’on constate que ces mêmes officiers, après la courte présence malheureuse sur la scène politique et administrative du Mali, au lieu de rentrer dans les casernes pour s’occuper du rétablissement de la Sécurité du Mali sur l’ensemble  du territoire, sont en train encore de postuler aux appels à candidature pour des postes civils dans l’Administration. Cela est-il normal après avoir abandonné le Pays dans les mains de l’ennemi ?
Il est temps que les responsables Maliens arrêtent de jouer avec le Peuple et que chacun soit dans son rôle.
On peut aisément comprendre des officiers gouverneurs ou Commandants de Cercle dans les zones d’Insécurité, mais aller jusqu’à compatir avec les civils pour des postes administratifs, on peut penser que le ridicule ne tue plus dans ce pays.
Abdoul Karim
Mohamed lamine  DOUCOURE,
enseignant à la retraite à San

Source: Le Prétoire

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