Terrorisme : Le Mali contamine la sous-région

Alors qu’on n’est toujours sans nouvelles de l’otage Américain en levé il y a plus d’une semaine au Niger, le Nord du Mali reste une menace pour les Occidentaux. Mais les groupes djihadistes implantés dans le septentrion malien ne constituent pas une menace pour les seuls Occidentaux. Les ressortissants des pays limitrophes du Mali, le Niger en tête, payent aussi un lourd tribut aux terroristes profitant de l’enlisement de la crise malienne qui n’a que trop duré.

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Les autorités nigériennes sont pressées d’en finir avec les groupes terroristes du Nord du Mali, une zone infestée des groupes armés tous infréquentables selon Niamey. L’enlèvement, en octobre 2016, de l’otage américain sur le territoire nigérien était la deuxième fois que les terroristes venus du Nord du Mali opéraient dans ce pays en  moins d’un mois, après avoir tué des civils et une vingtaine de soldats dans une attaque.

Le ministre nigérien qui s’est montré agacé par l’enlisement de la crise au Nord du Mali est persuadé qu’il y a des passerelles entre les terroristes et les groupes armés signataires de l’accord d’Alger. Cette liaison permet ainsi aux terroristes de passer d’un groupe à l’autre et de profiter de la couverture de la signature de l’accord pour commettre des actes terroristes contre les forces maliennes et les casques bleus.

Quels que soient les ravisseurs de l’Américain, ils se sont emparés d’un otage encombrant qui sera recherché par tous les moyens dont dispose son pays. Des observateurs estiment en effet que c’est la première fois qu’un ressortissant américain est enlevé dans le Nord Mali où le business des otages a prospéré pendant près d’une décennie, de 2002 à 2012.

La libération contre rançon des otages a servi de sources de financement pour les groupes terroristes évoluant entre le Nord du Mali et d’autres espaces désertiques des pays voisins. L’Américain pourrait grossir le nombre des otages Occidentaux encore détenus au Nord du Mali dont une Suisses enlevée à Tombouctou où elle résidait pendant plusieurs années, même au plus fort de l’occupation djihadiste en 2012.

Si la fragilité de la situation sécuritaire au Nord du Mali continuait à prospérer, ce serait une grosse menace pour la quiétude des Occidentaux qui sont les premières cibles des preneurs d’otages. Il est arrivé que des Occidentaux (un couple d’Autrichiens) enlevés en Tunisie soient transférés en quelques jours au Nord du Mali en 2007.

Tous les otages n’ont pas été libérés contre rançon ou en échange d’un service, ce qui explique certains ont connu un triste sort. Ce fut le cas avec l’otage Britannique Edwin Dyer en 2009. En attendant, la recherche de l’Américain enlevé mobilise toutes les forces en présence en plus des autorités américaines.

Soumaila T. Diarra

Source :Le Républicain

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