Sommet du G5 Sahel : Guterres appelle à faire avancer la paix et le développement durable

Lors du sommet du G5 Sahel à N’Djamena, le chef de l’ONU a appelé les États sahéliens à aller au-delà de la seule réponse sécuritaire.

Dans une région confrontée à de multiples défis, il est impérieux de jouer la carte sur deux volets essentiels : la paix et le développement durable. Tel est l’appel lancé par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, au cours du sommet du G5 Sahel qui s’est achevé le mardi dernier à N’Djamena, la capitale du Tchad. Selon lui, il faut s’attaquer aux causes profondes des conflits. « La nature multidimensionnelle et interdépendante des nombreux défis nécessite de s’attaquer aux causes profondes des conflits », a-t-il souligné.

Au-delà de la réponse sécuritaire

Dans cette insécurité grandissante, les civiles paient un lourd tribut. Selon les précisions de Guterres, dans cette région, on dénombre plus de deux millions de personnes déplacées, des millions d’autres dans une situation d’insécurité alimentaire aiguë, le tout dans un contexte de grande crise climatique. Ce n’est pas tout. Il précise que plus de six millions de personnes ont basculé dans l’extrême pauvreté dans ces pays.

Face à cette « détérioration de la situation sécuritaire dans la région, en particulier à Liptako-Gourma (région commune au Burkina Faso, au Mali et au Niger), où la spirale de la violence aggrave une situation humanitaire déjà difficile », le chef de l’ONU appelle les pays du G5 Sahel et leurs partenaires à aller au-delà de la seule réponse sécuritaire.

Accompagner le processus de la transition au Mali

« Le développement, l’État de droit et la bonne gouvernance sont les pierres angulaires de la stabilité de la région », a-t-il indiqué. A ce titre, les gouvernements des pays du Sahel sont appelés à « retrouver la confiance de leurs citoyens ». Pour ce faire, « le G5 Sahel a un rôle essentiel à jouer pour faire face à cette crise », estime M. Guterres.

Sur la situation au Mali, le chef de l’ONU estime que « le soutien de la MINUSMA au processus de transition et à la stabilisation du Mali doit constituer une priorité des partenaires de la région ».

Notons qu’au cours d’une conférence de presse organisée à l’issue du sommet du G5 Sahel le mardi dernier, le président français Emmanuel Macron s’est félicité des avancées, depuis l’arrivée des autorités de la transition, dans la mise en œuvre des engagements pris par le Mali. Il a néanmoins invité à concentrer les efforts sur deux piliers essentiels dans le sahel : le retour de l’État et des administrations dans les zones débarrassées des djihadistes et la politique de développement.

Le G5 Sahel est un cadre de coopération régionale, créé en 2014. Cette initiative réunit cinq pays du Sahel : le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Togola

Source: Phileingora

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