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Situation sécuritaire au Mali : La Minusma dotée d’un mandat plus offensif pour protéger les civils et son personnel

Le Conseil de sécurité a augmenté mercredi de 2.500 hommes environ les effectifs de la force de l’ONU au Mali (Minusma), en butte aux attaques des jihadistes dans le nord du pays, et l’a dotée d’un mandat plus offensif pour protéger les civils et son personnel. La résolution 2295, préparée par la France et adoptée à l’unanimité des 15 pays membres, fait passer l’effectif des Casques bleus à 13.289 soldats (au lieu de 11.240) et 1.920 policiers (contre 1.440).

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Hier mardi 29 juin, le Conseil de Sécurité de l’Onu a adopté, à l’unanimité, la résolution 2295 prorogeant le Mandat de la MINUSMA jusqu’au 30 juin 2017. Quels enseignements peut-on tirer de ce nouveau mandat de la mission onusienne au Mali ? Réclamées, à cor et à cri, d’une part par les autorités maliennes, et d’autre part, par les responsables de la Minusma, les capacités opérationnelles de la Minusma ont été, ainsi, renforcées. L’effectif de la force onusienne passe de 12 000  à 13 289 militaires. Et les casques bleus sont autorisés, conformément au vœu du patron de la Minusma Assalet Mahamat Annadif,  à « utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat, dans les limites et ses capacités et dans zones de déploiement ». Ainsi, la Minusma est, aussi, contrairement  dans le passé, autorisée  à «prendre activement des dispositions musclées pour contrer les attaques asymétriques dirigées contre des civils et empêcher le retour d’éléments armés dans ces zones ». Et les opérations directes sont permis en « cas de menaces graves et crédibles ». D’où un transfert de la force d’intervention rapide de l’ONUCI, ainsi que l’unité aérienne qui la soutient, à la MINUSMA, au plus tard le 31 mars 2017. « Il est prévu un transfert de la force d’intervention rapide crée par la résolution 2162(2014), ainsi que l’unité aérienne qui la soutient, de l’ONUCI à la MINUSMA, à la suite de son retrait de l’ONUCI au plus tard le 31 mars 2017,  afin de renforcer les activités menées par la Minusma en exécution de son mandat et aussi d’intervenir au Libéria en tant que besoin, en cas de grave détérioration des conditions de travail de sécurité, et prie  le secrétaire Général de l’informer dans ses prochains rapports », note le rapport. Dans la nouvelle résolution, il est demandé à la Minusma « d’adopter une position déterminée et ferme pour mener à bien son mandat». La posture de la Minusma dans la lutte contre le terrorisme, comme souhaiter par ses responsables va, à coup sûr, changer sur le terrain.

Appui à la mise en œuvre de l’accord et protection des civils

Les taches prioritaires, selon le mandat de la Minusma, sont : l’appui à l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la protection des civils et stabilisation, notamment face aux menaces asymétriques, la sauvegarde du patrimoine culturel…

La Minusma prévoit appuyer la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles prévues par l’Accord. « Et surtout appuyer les efforts que le Gouvernement fait pour rétablir et étendre effectivement et progressivement l’autorité de l’État et l’état de droit sur tout le territoire, notamment en apportant un soutien à la mise en place effective des administrations provisoires dans le nord du Mali selon les conditions énoncées dans l’Accord ». Elle entend, aussi, appuyer l’application des mesures de défense et de sécurité prévues par l’Accord à savoir : Appuyer, surveiller et superviser le cessez-le-feu et lui rendre compte des violations de celui-ci;  Soutenir le redéploiement progressif des Forces de défense et de sécurité maliennes réformées et reconstituées, en particulier dans le centre et le nord du Mali; Soutenir le cantonnement, le désarmement, la démobilisation et la réintégration des groupes armés, notamment grâce à l’intégration rapide dans les Forces de défense et de sécurité maliennes des éléments des groupes armés signataires, ce qui constitue une mesure provisoire, dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité, et sans préjudice des plans de la Commission nationale pour le désarmement, démobilisation, réintégration et réinsertion; Veiller à la cohérence des efforts internationaux, en étroite collaboration avec les autres partenaires bilatéraux, les donateurs et les organismes internationaux œuvrant dans ces domaines, y compris l’Union européenne, afin de reconstruire le secteur malien de la sécurité dans le cadre défini par l’Accord.

La nouvelle résolution prévoit, aussi, d’appuyer l’application des mesures de réconciliation et de justice énoncées dans l’Accord, en particulier dans son titre V, notamment en ce qui concerne la création d’une commission d’enquête internationale, en consultation avec les parties, et l’appui à apporter à l’opérationnalisation de la Commission vérité, justice et réconciliation; Concourir, dans les limites de ses moyens zones de déploiement, à l’organisation d’élections locales transparentes, régulières, libres et ouvertes à tous, ainsi qu’à la tenue d’un référendum constitutionnel, en apportant notamment l’aide logistique voulue et en mettant en place des mesures de sécurité, conformément aux dispositions de l’Accord ; Prendre en considération les besoins qui sont propres aux femmes associées aux groupes armés et faire en sorte qu’elles aient pleinement accès aux programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration, notamment grâce à des consultations avec des associations de femme. La mission onusienne aura , aussi, pour rôle, d’user de ses bons offices et de mesures de confiance et d’encouragement aux niveaux national et local pour appuyer un dialogue axé sur la réconciliation et la cohésion sociale avec toutes les parties prenantes et entre elles, encourager les initiatives visant à atténuer les tensions intercommunautaires, en ayant à l’esprit la responsabilité première des autorités maliennes, et encourager et soutenir la pleine mise en œuvre de l’Accord par le Gouvernement malien et les groupes armés des coalitions Plateforme et Coordination, notamment en favorisant la participation de la société civile, y compris des associations de femmes et de jeunes. La protection des civils  est l’une des prérogatives de la Minusma. Elle consiste à : assurer, sans préjudice de la responsabilité première des autorités maliennes, la protection des civils immédiatement menacés de violences physiques.

Aider à stabiliser les principales agglomérations et les zones ou les civils sont en danger.

 Mandat est aussi donné à la Minusma d’ « appuyer les autorités maliennes, stabiliser les principales agglomérations et les autres zones où les civils sont en danger, notamment dans le nord et le centre du Mali, et, à cet égard, renforcer les moyens d’alerte rapide, anticiper et écarter les menaces et les contrer, notamment les menaces asymétriques, et prendre activement des dispositions musclées pour protéger les civils, y compris en effectuant activement et efficacement des patrouilles dans les zones où les civils sont en danger, et empêcher le retour d’éléments armés dans ces zones en ne menant d’opérations directes qu’en cas de menaces graves et crédibles. La mission onusienne veut, aussi, assurer une protection particulière aux femmes et aux enfants touchés par le conflit armé, notamment en déployant des conseillers pour la protection des enfants et des conseillers pour la protection des femmes, et répondre aux besoins des victimes de violences sexuelles et sexistes commises en période de conflit armé.

Madiassa Kaba Diakité

Source: Lerepublicainmali

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