Sécurité/lutte contre le terroriste : Les infrastructures de l’armée (dans la capitale), sont-elles suffisamment sécurisées?

Au Mali, avec la menace terroriste à laquelle nous faisons face, rien ne doit plus être comme avant. Désormais, nous nous devons d’être très regardant sur les mesures sécuritaires, quel que soit le domaine dans lequel nous évoluons, particulièrement concernant le secteur des forces armées et de sécurité. Or, c’est là justement que l’on s’étonne de constater parfois certaines légèretés dans les efforts.

armee-malienne-force-speciale-securite-soldat-militaire-combat-embuscade-fama

Pour nombre de nos compatriotes, la grande attention que nos autorités accorderont à la sécurisation de nos camps, casernes, garnisons et autres structures des forces armées et de sécurité, permet de savoir si la sécurité du pays, des populations et de leurs biens constituent vraiment leur souci. Malheureusement,  la situation qui prévaut au niveau de certains services de l’armée, n’incite pas à croire qu’on a vraiment souci du mal qui nous guette chaque instant. L’un des cas les plus illustratifs est la division du matériel du Génie militaire, un service situé à Dar-es-Salam. Voilà deux hivernages que sa devanture n’est pas débarrassée des herbes opportunistes qui y ont pullulé jusqu’à atteindre la porte d’entrée du garage. Conséquence ? Une petite forêt  touffue (voir notre photo) s’y est constituée au vu et au su non seulement de ceux qui y travaillent et même de la directrice du génie qui, même si elle a ses bureaux à la Base B, passe régulièrement à la division du matériel où se passe l’essentiel du travail de maintenance des véhicules de l’armée. Le ridicule ? c’est qu’aucun automobiliste ne peut stationner, en face du garage, de l’autre côté de la voie sans qu’un agent ne bondisse de la cour pour rappeler à la personne que stationner en ce lieu est formellement interdit. On n’imagine que c’est pour les mêmes raisons sécuritaires que cette interdiction est faite. Or, la présence de cette «petite forêt» est devenue (pour le lieu) plus qu’une source d’insécurité. En effet, avec la taille que ces herbes ont atteint aujourd’hui n’importe quel ennemi peut s’y cacher et même dissimuler tout engin dangereux pour l’infrastructure. Alors ; à qui incombe la responsabilité de débarrasser la structure de cette présence gênante de ces herbes; surtout que c’est même l’une des voies secondaires que le chef de l’Etat emprunte parfois?

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *