Sahel : L’ONU s’inquiète du recours croissant aux interventions militaires

NEW YORK – L’ONU n’a pas caché jeudi son inquiétude face au recours intensifié aux interventions militaires en Afrique de l’Ouest et au Sahel, soulignant que les solutions militaires ne peuvent suffire à elles seules à venir à bout des problèmes sécuritaires dans le continent.

Sahel : L’ONU s’inquiète du recours croissant aux interventions militaires
NEW YORK – L’ONU n’a pas caché jeudi son inquiétude face au recours intensifié aux interventions militaires en Afrique de l’Ouest et au Sahel, soulignant que les solutions militaires ne peuvent suffire à elles seules à venir à bout des problèmes sécuritaires dans le continent.

“Le recours croissant aux interventions militaires pour faire face aux problèmes de l’Afrique de l’Ouest et au Sahel est inquiétant”, écrit le chef de l’ONU dans son rapport semestriel sur l’évolution de la situation dans ces deux régions du continent, présenté jeudi au Conseil de sécurité.

M.Guterres soutient que “les solutions militaires bien que nécessaires, ne sont pas suffisantes”, plaidant pour une approche “holistique” pour lutter contre l’extrémisme violent. L’approche doit “mettre l’accent sur la bonne gouvernance, le dialogue et la médiation”, préconise le SG de l’ONU dans ce rapport retracant les activités du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas), menées dans le cadre de la mise en oeuvre de la stratégie intégrée de l’ONU pour le Sahel.

Le déploiement des forces étrangères, notamment francaises et américaines, s’est intensifié ces dernières années au Sahel face à une opinion publique de plus en plus hostile à cette présence militaire.

Depuis le déclenchement de la crise au Mali en 2012, la présence militaire étrangère, autrefois limitée à la formation et la fourniture des équipements, s’est peu à peu renforcée par le déploiement des troupes au sol et l’installation de bases militaires dans plusieurs pays de la région.

L’ONU insiste sur la nécessité de faire face aux problèmes de développement qui sont à l’origine de l’insécurité croissante dans ces régions ou le “faible niveau” de l’investissement national et international empêche d’atteindre les objectifs de développement durable.

Le rapport appelle à améliorer l’action collective face à la détérioration de la situation au Sahel, à travers l’appui aux plans de développement régionaux en particulier le plan d’investissement prioritaires des pays du G5 Sahel.

Aussi, les solutions à l’instabilité politique qui caractérise plusieurs pays de la région devraient aussi inclure une participation de tous les acteurs de la société, en particulier les femmes et les jeunes à la vie politique et aux processus de paix, affirme l’organisation onusienne.

Le rapport qui couvre la période allant du premier juillet au 31 décembre 2018, donne un aperçu de l’évolution de la situation au Sahel qui reste “instable” avec “une montée de l’insécurité dans plusieurs pays de la région”.

Guterres s’est dit “profondément préoccupé par la complexité des capacités organisationnelles et par l’influence croissante des groupes extrémistes “.

“Le nombre croissant d’attaques menées au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigéria montrent bien que ces groupes peuvent frapper dans toute la région”, prévient M. Guterres qui appelle les Etats membres de l’ONU à redoubler d’efforts afin de “s’attaquer aux causes profondes de ce  phénomène et d’inverser ainsi la tendance”.

Aps

 

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