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Réunion extraordinaire des chefs d’état-major du G5 Sahel au Mali : Le processus d’opérationnalisation de la force conjointe s’accélère

Présidée par le chef d’état-major général des armées du Mali, Général Didier Dakouo, la réunion extraordinaire des chefs d’état-major des armées du G5 Sahel s’est tenue le mercredi 17 mai dernier à l’hôtel Laïco de l’Amitié. Une rencontre à l’issue de laquelle, ils ont finalisé et validé le document proposé par les experts en sécurité et en défense du G5 Sahel pour la mise sur pied de la force conjointe.

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Après la réunion des experts tenue du lundi 15 au mardi 16 mai dernier, les chefs d’état-major des armées des pays membres du G5 Sahel ont tenu une réunion extraordinaire le mercredi 17 mai dernier à l’hôtel Laïco de l’Amitié. Une rencontre  présidée par le chef d’état-major général des armées du Mali, Général Didier Dakouo, président du comité de Défense et de Sécurité du G5 Sahel, qui  avait pour but de finaliser et valider le document final proposé par les experts sur trois thématiques majeures devant permettre l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel. Il s’agit du projet de structure de commandement de la force conjointe, celui relatif à l’évaluation du soutien logistique et financier de la force conjointe et le projet de mémorandum relatif aux questions d’extraterritorialité.

Pour le Général Didier Dakouo, la force conjointe du G5 sahel sera un outil propice à la stabilisation de la sous-région grâce à une démarche vertueuse et pragmatique des pays membres du G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Niger, Burkina, Tchad) et leurs partenaires. Selon lui, la dynamique enclenchée en la matière depuis la rencontre des Chefs d’Etat du G5 sahel à N’Djaména au Tchad en novembre 2015 est remarquable. Et la rencontre extraordinaire des chefs d’état-major visant à accélérer le processus de mise en place de la force conjointe en est  une preuve palpable.

Pour lui, le paradigme sécuritaire est en plaine mutation et cela exige aux Etats une adaptabilité au rythme de cette mutation.

Dans la même dynamique, le Général  Didier Dakouo a rappelé que la réunion extraordinaire des chefs d’état-major des Armées, tenue à Bamako cette semaine  est la troisième du genre au cours de ce seul trimestre de 2017. Des rencontres qui selon lui, sont nécessaires et même indispensables pour examiner tous les paramètres pour la concrétisation et la durabilité de la force conjointe. Car dit-il,  les réalités sociales, économiques et culturelles des Etats ne doivent pas être occultées.

Il a par ailleurs précisé qu’avant la validation du concept stratégique par le conseil de sécurité des Nations Unies, les Etats membres du G5 sahel doivent avancer de manière concertée sur les détails pratiques de l’opérationnalisation de la force conjointe.

A sa suite, Sébastien Roustan, représentant du représentant spécial de l’UE a ajouté que de nos jours, le terrorisme n’a plus de frontières et sévit dans tous les pays du monde. Raison pour laquelle dit-il, les Etats doivent conjuguer leurs efforts pour barrer la route à ce  fléau. Il a déclaré que  la lutte contre le terrorisme constitue un des axes majeurs des rapports de coopération entre  l’Union Européenne et les pays du G5 Sahel.

A cet effet, il a rappelé qu’au cours de la 4ème réunion des experts du G5 Sahel et de l’UE tenue à Bamako, il y a de cela quelques jours, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop et le représentant spécial de l’UE au Sahel ont longuement discuté sur la question de la lutte contre le terrorisme.

Lassina NIANGALY

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