Quand le JNIM envoie des enfants à la mort.

Le 8 janvier, dans la région du Gourma, nos partenaires des forces armées françaises ont été attaqués par un véhicule piégé, qui a explosé après s’être approché de l’un des éléments du convoi. Six soldats de Barkhane ont été blessés et bien heureusement, leurs vies ne sont aujourd’hui plus menacées.

 

Cette attaque, comme celles perpétrées le 28 décembre et le 2 janvier derniers à la mine artisanale dissimulée et comme celles d’ailleurs que subissent tant de maliens, a été revendiquée par le JNIM. Le groupe terroriste d’Iyad Ag Ghaly devait alors se réjouir d’avoir aussi lâchement et sournoisement provoqué la mort de cinq militaires français.

Ce qui m’interpelle sur l’attentat du 8 janvier, c’est que l’on sait désormais que le véhicule piégé était en réalité un triporteur, conduit par un jeune adolescent. Le JNIM n’a aucune honte à utiliser des enfants au service de ses projets macabres ! Des enfants qui deviennent des instruments de guerre et dont la vie est si insignifiante, que ces terroristes n’hésitent plus à les envoyer à la mort. Faut-il y voir un signe que le JNIM manque à ce point de recrues qu’il sacrifie ces plus jeunes combattants ? C’est à mon sens une nouvelle preuve de sa perversité, car comment imaginer qu’un enfant insouciant pourrait être l’auteur d’une telle attaque ?

Nos enfants ne sont pas des soldats et encore moins de potentielles bombes humaines. Ils sont l’espoir de notre pays, celui d’un avenir meilleur.

Aïcha Sangaré

SourceMalijet

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