Pour Kidal et pour n’avoir jamais été reçu par le président IBK depuis sa nomination… Le Chef d’Etat-major Général des armées démissionne à son tour

Et de trois, est-on tenté de dire ! Après Oumar Tatam Ly, Soumeylou Boubèye Maïga, c’est au tour du chef d’Etat-major Général des Armées, le Général Mahamane Touré, de rendre le tablier. Il l’a fait hier. 

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Bien entendu, l’opération «Kidal » n’est pas étrangère à cette décision du Général Touré ; la frustration non plus ! De sources proches de l’État-major général des Armées, le démissionnaire a surtout reproché une désinvolture au sommet de l’Etat. Il n’a jamais été reçu par le président de la République, Chef suprême des Armées, depuis sa nomination au mois de novembre 2013, soit presque 7 mois plus tard. 

L’’échec de l’opération «Kidal» a certainement rajouté à la frustration.  Dans une sortie médiatique très discutable, le Premier ministre ainsi que le ministre en charge de la Communication de crise, M. Mahamadou Camara, ont, tour à tour, attribué le fiasco au commandement militaire et par extension, au chef d’Etat-major général des armées. Ce, en affirmant que la décision d’attaquer n’a jamais émané d’une autorité politique. Il n’en fallait pas plus pour indexer l’armée.  Et le Président IBK n’était pas resté en marge, il avait demandé la tête du CEMG, comme le titrait « Le Sphinx » dans son avant dernière édition.

Dans la même veine, l’on affirme à raison que le désormais ex-chef d’état-major sortant a voulu être en phase avec le ministre démissionnaire, SoumeylouBoubèyeMaïga. Ce dernier a refusé de faire porter le chapeau de l’échec de Kidal à ses différents chefs d’état-major et responsables militaires sur le terrain. Il s’agit, en l’occurrence, des Généraux Didier Dacko, El hadj Gamou, etc. En vue de s’épargner les remontrances de l’opinion publique nationale et internationale, et protéger au mieux son Premier ministre, le président IBK avait justement mis la tête de ces officiers à prix. Toute chose que le ministre Maïga a refusé de cautionner ; d’où sa démission. Une démarche qui a fortement influé sur celle du chef d’Etat-major. Lequel a finalement décidé de suivre son ancien ministre de tutelle.

Le Général Mahamane Touré, contrairement à de nombreux hauts gradés, est bien habitué à considérer les contours  politiques des dossiers. Et pour cause ! Il a occupé le poste de commissaire chargé des affaires politiques, de la paix et de la sécurité au siège de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) entre 2006 à 2012.

Rappelons enfin, qu’avant sa nomination en qualité de chef d’état-major, le général de division Mahamane Touré, (un béret-rouge bon teint), était le directeur de l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye. A l’état-major, il était secondé par le Général Didier  Dacko et a succédé au Général Ibrahim Dahirou Dembélé, nommé par le  capitaine putschiste, Amadou Haya Sanogo.

Aux dernières nouvelles, IBK n’aurait pas accepté la démission du général Touré. Ce dernier aurait dit à des amis qu’il est déterminé à partir. Avec ou pas l’accord du président de la République lire le reste de l’article journallesphynxmali.com

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SOURCE: Le Sphinx
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