Paul Ismael Boro à propos des 100 jours d’IBK à la Présidence : «IBK réussira là où certains ont failli»

Le Mali d’abord, les intérêts ensuite…tel est l’élan d’espoir insufflé par IBK, tel sera (n’en déplaise à ces détracteurs) l’idéal qui guidera les pas de celui qui, plébiscité par les Maliens, a désormais la tâche ardue de redonner à notre pays sa fierté d’antan.

IBRAHIM BOUBACAR KEITA IBK corruption justice

Inutile de rappeler qu’il y a un peu plus d’un an, le bateau Mali a tangué, par la grâce d’Allah, il n’a pas chaviré. Aujourd’hui, cent jours que l’ordre constitutionnel se rétablit et par voie de conséquence les choses sérieuses commencent à se faire voir. Cent jours, me dira-t-on, c’est assez pour juger toute œuvre humaine, du moins de se faire une idée si petite soit-elle sur les chances de réussite ou d’échec.

 

 

L’observateur objectif et averti, déjà, a une idée sur le sujet Mali. Tout subjectivisme mis de côté, nous constatons une évolution même si beaucoup reste à faire. Les problèmes de notre pays avant l’ère IBK sont bien connus de tous: absence de l’autorité d’Etat, forte passivité, légèreté dans la gestion économique et financière, traitement obscur réservé à la crise du nord, spoliation foncière…

 

 

Il n’est un secret pour personne que la composition du gouvernement Tatam Ly en dit long sur la ferme volonté d’IBK de faire de notre nation, une terre réconciliée et une terre d’acceptation des uns et des autres malgré les différences. D’abord, la création d’un département en charge de la question du nord (Ministère de la réconciliation et du développement des régions du nord) et la reformulation de la commission dialogue et réconciliation en lui assignant la dimension Vérité.

 

 

Le Président Ibrahim Boubacar Kéita l’a dit lors de la campagne électorale, il l’a redit après son investiture, l’a répété avec autant de conviction, il y a quelques jours dans toutes les capitales européennes où il est passé: Pas question d’autonomie encore moins d’indépendance. Ceux à qui ce message est adressé l’ont bien compris. Ensuite, le département en charge de la justice a fait taire plus d’un. Cet état de fait est bien compris par les spécialistes en la matière.

 

 

 

Ne nous voilons pas la face, on sait qu’IBK a, depuis toujours, épousé la réflexion de Robespierre sur le rôle de la justice et de l’autorité d’Etat «Peuple, souviens-toi que si, dans la République, la justice ne règne pas d’un empire absolu; la liberté n’est qu’un vain mot».

Arrêtons de jouer au pyromane, surtout pour une nation dont l’existence était menacée il y a quelques mois. Les propos peu constructifs de ceux qui ont contribué à mettre le pays dans l’état de déliquescence que nous connaissons tous, propos du genre: «IBK a déçu le peuple», «Il faut s’interroger sur l’agenda réel du Président par rapport à Kidal» n’aident en rien les Maliens.

 

 

A ceux-ci nous leur apprenons qu’IBK n’a pas une baguette magique, arrêtez de voir en lui le Président providentiel (Pitié! ce n’est pas en cent jours qu’il réglera les problèmes que vous avez mis vingt ans à forger). Ceci dit, il réussira (par la grâce du Bon Dieu) là où certains ont failli. Res, non verba (des actes plutôt que des paroles) dit-on.

 

 

PAUL ISMAËL BORO

2ème Secrétaire à l’organisation BPN/RPM.

Vice président du BN/UJ/RPM

Secrétaire général de la section UJ/RPM. Commune II.

 

 

SOURCE: 22 Septembre

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