Négociations-dialogue-réconciliation-accord de défense-poursuites contre att-corruption-népotisme : IBK face à l’épreuve du pouvoir

Entre négociations avec les groupes armés et signature d’un Accord de défense avec la France, en passant par le dialogue et la réconciliation pour un Mali (définitivement) apaisé, le président de la République semble noyé dans un océan d’épreuves qui n’a encore révélé qu’une infime partie de sa profondeur.

amadou toumani toure ancien president republique mali

 

A cela s’ajoute une brèche ouverte par Ibrahim Boubacar Kéïta lui-même avec la lutte contre la corruption (avec de beaux discours) et l’éventualité de poursuites judiciaires contre le président Amadou Toumani Touré (mesure qui s’est avérée très impopulaire). Deux foyers à tension qui éprouvent déjà le locataire du palais présidentiel.

 

 

Face à tous ces défis, le (pauvre) IBK doit aussi encaisser la fronde sociale engendrée par les nominations tous azimuts dans les hautes sphères de l’administration et de la politique maliennes de ses parents, proches, amis et affidés. Du népotisme à ciel ouvert qu’il va falloir gérer concomitamment avec les vrais problèmes de la nation. Le vieux peut-il tenir le pari ? Nombreux sont les Maliens qui commencent à douter. Et pour cause…
Cinq mois seulement après sa prise de fonction, Ibrahim Boubacar Kéïta semble à bout de la gestion     du pouvoir. La réalité de la fonction de chef d’Etat s’avère être plus dure que ce qu’il pensait. Le constat patent est sa devise est : « Le vin est tiré, il faut le boire ».

 

 

Négociations avec les groupes armés : de l’impasse à la confusion
La plus grosse épine sous les pieds d’IBK, c’est sans doute négociations avec les groupes armés : Mnla, Hcua et MAA (Mouvement Arabe de l’Azawad). Ces négociations, censées commencer 60 jours après l’installation du président (4 septembre 2013) selon l’accord préliminaire de Ouagadougou, accusent du retard, sinon qu’elles sont bloquées.
L’une des raisons principales est le lieu des discussions du fait que les groupes armés excluent totalement l’idée que ça se passe à Bamako. C’est pourquoi, la délégation du Conseil de sécurité des Nations unies (menée par la France et le Tchad), dépêchée récemment au Mali, a commencé sa visite par Mopti où elle a rencontré les autorités administratives des régions du nord (Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal). La Venise malienne, située à la frontière entre le sud et le nord du pays, représente donc une alternative possible pour le lieu des négociations.

 

 

Les différentes parties concernées peinent également à s’accorder sur la personnalité des interlocuteurs et les difficultés des différents groupes armés à se mettre d’accord.
En effet, si au départ le désarmement des groupes armés n’était qu’un des enjeux des négociations, aujourd’hui, IBK s’est rétracté, faisant du désarmement et du cantonnement effectif de tous les combattants des groupes armés, un préalable aux négociations.
Ensuite, le pays médiateur pose problème avec trois préposés au poste : le Burkina (médiateur désigné de la Cedeao), l’Algérie (négociateur titulaire dans les rebellions au Mali) et le Maroc (un troisième larron qui s’invite à la « fête »). Le désaccord sur le choix du médiateur se situe aussi bien du côté des autorités que chez les groupes armés.

 

 

Récemment, lors d’une tentative de l’Algérie de relancer les discussions, les rebelles du Mnla ont rejeté les représentants invités du MAA. De même, un des groupes voudrait le maintien du Burkina, tandis qu’un autre nourrit l’espoir d’une forte implication du Maroc.
Côté gouvernemental, on pense que la médiation burkinabè s’est montrée incapable de concilier les points de vue. Le président Blaise Compaoré est perçu comme l’ami des rebelles, un peu trop attentif à leurs revendications plus qu’à celles du gouvernement.
Par contre, lors de la dernière visite de IBK à Alger (18 et 19 janvier), le ministre des affaires étrangères et( de la coopération internationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, a rappelé la « parfaite compréhension entre l’Algérie et le Mali sur ce qui doit être fait pour affronter les défis communs en matière de sécurité et de coopération régionale. » Il ajoute que « tous ceux qui connaissent les dossiers savent que l’Algérie est incontournable dans ce dossier».

 

A RE (LIRE) : IBK lors de sa rencontre avec la délégation du Conseil de Sécurité à Koulouba : « On ne négocie pas avec un groupe armé »
Et quand le ministre algérien des affaires étrangères, Ramtane Lamamra affirme qu’il y a « des contacts exploratoires pour ranimer le dialogue au Mali », cela veut tout dire.
L’Algérie a subitement lancé cette grande offensive diplomatique en vue de consolider sa place de leader dans le septentrion malien pour contrer la tentative du Maroc de s’imposer comme allié stratégique de Bamako. IBK ne s’est pas encore définitivement prononcé par rapport à la place du Maroc dans le dispositif des négociations avec les rebelles.
En fait, IBK ne sait plus où donner de la tête dans ce dossier. Un beau cafouillage.

 

 

Réconciliation nationale : au-delà des discours…
IBK a été élu par les Maliens sur la seule et unique base qu’il offrait le profil de l’Homme de la situation, plus explicitement, celui qui pouvait ramener la paix définitive au nord du Mali et réconcilier les fils du pays avant de s’attaquer aux immenses défis économiques.
C’est dire que l’une de ses priorités, c’est de réconcilier les Maliens afin de répartir sur de nouvelles bases. Car, le Mali sort d’une profonde crise qui a creusé et ouvert un fossé de rancœur, de rancune et de vengeance entre les fils du pays. Pourtant, Ibrahim Boubacar Kéïta était bien parti en dédiant un département à la réconciliation et au développement des régions du nord. Acte suivi de la tenue des Etats généraux de la décentralisation et des Assises nationales sur le nord. Oui, la principale piste pour préparer la réconciliation nationale, c’est la décentralisation, qui permet de donner davantage de pouvoir aux élus locaux. Mais depuis ces deux initiatives salutaires, plus rien. Or, l’avenir immédiat et le devenir du Mali sont intimement liés à la réconciliation entre tous les Maliens, ceux du nord comme ceux du sud.

 

 

Aujourd’hui, tous les espoirs portent sur la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, créée en décembre dernier. Le conseil des ministres qui crée et organise cette commission, justifie sa mise en place par la nécessité de définir et de mettre en œuvre une stratégie de vivre ensemble bâtie sur l’équité et la justice. En plus de la mission dévolue à l’ancienne Commission Dialogue et Réconciliation (restaurer la cohabitation et le vivre ensemble entre populations des Régions du Nord et entre les populations du Nord et du Sud), la nouvelle Commission contribuera à instaurer une paix durable à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation des valeurs démocratiques. A ce titre, elle est chargée de :
enquêter sur les cas de violations graves des droits de l’homme commises dans le pays et, spécifiquement celles commises à l’égard des femmes et des enfants, établir la vérité et proposer des mesures de réparation ; mener des enquêtes sur les cas d’atteinte à la mémoire individuelle ou collective et au patrimoine culturel ; établir la vérité sur les violations graves des droits de l’Homme et les atteintes aux biens culturels et proposer des mesures de réparation ; favoriser le dialogue intra et inter communautaire, la coexistence pacifique entre les populations et le dialogue entre l’Etat et les populations ; promouvoir auprès des communautés le respect de l’Etat de droit, des valeurs républicaines, démocratiques, socioculturelles et du droit à la différence. Mais, le hic, c’est que cette commission tarde à démarrer. Or, le temps presse. Surtout pour IBK. Et pour réconcilier, il faut aller au-delà des discours pompeux, généralement destinés à l’extérieur. Il faut que le président Keïta évite le piège d’une réconciliation à double vitesse destinée à absoudre certains et à condamner d’autres citoyens de ce pays…

 

 

Accord de défense avec la France : le tollé et le report.
Annoncé à grands coups médiatiques pour être signé le 20 janvier dernier, pourquoi le Mali et la France n’ont finalement pas paraphé l’accord de défense lors de la dernière visite au Mali de Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la défense ? « Pour ne pas brusquer l’opinion malienne », répondront certains. « La date coïncidait avec la fête de l’armée malienne, le 20 janvier, qui commémore la fermeture des bases françaises par le président Modibo Keïta, en 1961 », rétorqueront d’autres. Les uns et les autres semblent avoir raison, mais la question fondamentale est de savoir : Pourquoi un accord ?

 

 

Soumeylou Boubeye Maïga, ministre de la défense et des anciens combattants, répond en partie : « Nous devons envisager nos relations futures avec la France surtout que nous avons beaucoup d’axes de coopération militaire ».

 

 

Du côté français, on martèle : « La relation de défense de la France et du Mali est appelée à se pérenniser. L’objectif commun de la lutte contre le terrorisme sera inscrit dans cet accord».

 

 

Dans quel but ? peut-on s’interroger en second lieu.
Soumeylou Boubèye Maïga justifie : « Il s’agit pour nous d’envisager la présence des unités françaises sur la base d’un support politique et juridique qui puisse prendre la forme d’un accord militaire».

 

 

Mais pour beaucoup de Maliens, il est clair que ce nouvel accord ira au-delà de la simple coopération de défense classique. Pour eux, l’intérêt de la France est ailleurs, notamment dans l’installation d’une base militaire au nord du Mali. Les spécialistes en stratégies militaires parlent d’ores et déjà de la localité de Tessalit.

 

 

Mais, le plus étonnant, c’est qu’un accord de coopération militaire existe déjà entre le Mali et la France depuis 1990. Dans cet accord, la France met à la disposition du Mali « les personnels militaires français dont le concours est demandé » par le Mali pour « l’organisation et l’instruction » de nos forces armées. En plus, la France assure « la formation et le perfectionnement des cadres » de l’armée malienne en prenant en charge les frais de transport aller-retour et les frais d’entretien des stagiaires maliens sur le sol français.
En fait, dans cet accord clair, limpide et exécuté à la satisfaction des deux parties, il ne manque plus qu’un point : l’installation d’une base militaire française au Mali. D’où, tout l’intérêt du futur accord. Un troisième goulot d’étranglement pour IBK. Et face à certaines pressions, le pouvoir a finalement reculé. Jusqu’ici, aucune date n’a été fixée pour la signature de cet accord.

 

 

Lutte contre la corruption : volonté politique ou comédie ?
IBK a décrété 2014 comme année de la lutte contre la corruption. «Nul ne s’enrichira plus illégalement et impunément sous notre mandat, Inch’Allah», a-t-il déclaré dans son discours de nouvel an. Le Mali, qui compte parmi les pays les plus pauvres du monde (127e place sur 177 du classement mondial de l’indice de la perception de la corruption, publié par Transparency International), souffre d’une corruption endémique.

 

 

En lançant une offensive dans ce domaine sensible, IBK espère rassurer les bailleurs de fonds internationaux qui se sont portés au chevet pour aider à reconstruire l’État malien.
Fraude et mauvaise gestion caractérisent le quotidien de l’Administration malienne. Ces mauvaises pratiques ont causé à l’Etat des pertes de près de 50 milliards de FCFA. Telle est la principale révélation du Rapport annuel 2012 du Vérificateur général, remis mardi 26 novembre 2013 au président de la République à Koulouba.

 

 

Par exemple, le rapport révèle que la réforme des véhicules de l’Etat, loin d’être une opportunité d’assainir le parc matériel de l’Etat et d’alléger ses dépenses, est devenue une incroyable source d’appauvrissement délibérément organisé de son patrimoine. Il en est de même des immeubles bâtis et non bâtis.

En guise d’illustration: sur les exercices budgétaires 2009, 2010 et 2011, l’Etat a acquis 1 466 véhicules pour un coût de plus de 38 milliards de FCFA.

 

 

 

Sur la même période, 1 891 véhicules, âgés pour certains de moins de 5 ans, ont été admis à la réforme, pour un prix de cession proposé par la commission de réforme d’environ 643,230 millions de FCFA.

Par ailleurs, de manière inquiétante et alarmante, ont été aussi relevés de nombreux cas d’acquisitions fictives sur les deniers publics dans des secteurs aussi sensibles que coûteux comme l’Education nationale et la santé.

 

 

 

Autre preuve de la délinquance financière: dans une des directions des finances et du matériel, les travaux de vérification ont décelé des situations matériellement impossibles, comme le cas d’une fiche d’entretien qui indique que pour une seule et même réparation, plus de 150 pièces ont été installées sur un seul véhicule, en une seule fois.

 

 

 

Face à l’ampleur d’une telle malversation, le président Ibrahim Boubacar Kéïta a pris un engagement ferme : « Pour les détourneurs de fonds, Tolérance Zéro, sans aucune exception, sans aucune exception, sans aucune exception ». No comment !

 

 

IBK a déjà commencé à joindre l’acte à la parole avec l’épinglement du Pdg du Pmu Mali pour un trou de la société de 34 milliards de FCFA.

Le 10 décembre 2013, Jour de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et de la 18è édition de l’Espace d’interpellation démocratique du Mali, le procureur général près la Cour suprême, Mahamadou Bouaré, a placé sous mandat de dépôt Housséini Salaha, procureur de la République près le Tribunal de première instance de Mopti, son substitut, Oubeydoulah Mohomodou, ainsi que Adama Zié Diarra, Ibrahim Kanté et Sékou Ballo, respectivement juge d’instruction, greffier et clerc d’huissier tous du tribunal de Mopti ; et Abdoulaye Kamaté, juge d’instruction du tribunal de la commune II du District de Bamako.

 

 

Les six « prisonniers » sont accusés de concussion. Ils ont été mis aux arrêts suite à des plaintes de citoyens adressées directement au ministre de la justice.

En procédant à l’arrestation et à l’incarcération de magistrats, le ministre de la justice veut prouver que le leitmotiv du président de la République : « Nul n’est au dessus de la loi » n’est pas un vain slogan. Mais, où va s’arrêter cette brèche ouverte par IBK ?
Mais force est de reconnaitre que les Maliens accordent peu de crédit aux actes posés et autres discours tapageurs. Le folklore est entretenu, alors que certains privilégiés continuent leurs « business » en toute impunité. Et le procureur général qualifie la démarche actuelle du chef de l’Etat de « comédie ».

 

 

Poursuites contre ATT : règlement de comptes !
Si la lutte contre la corruption et la délinquance financière est à saluer, même si elle a noyé tous les présidents qui ont tenté le pari, la décision de poursuivre éventuellement ATT pour haute trahison  a été très mal accueillie par le peuple malien et l’opinion internationale. Tant ni le moment, ni l’opportunité ne s’y prêtaient. Et jusqu’à ce jour, elle est considérée comme la pire des décisions, la plus controversée et la plus impopulaire du gouvernement Tatam Ly et de IBK. D’où la stupeur et l’indignation des Maliens et de la communauté internationale qui veulent encore comprendre quelle mouche a bien pu piquer IBK pour envisager des poursuites contre ATT : Est-ce le moment ? N’y a-t-il pas d’autres priorités ? Où cette décision mène-t-elle ? Vengeance !

 

 

Le combat d’IBK devrait se situer ailleurs que dans un règlement de compte personnel d’un ministre (Mohamed Ali Bathily) avec le président ATT.

Le combat d’IBK, c’est d’abord la réconciliation nationale (comme nous le soulignons plus haut).
C’est ensuite la situation de Kidal. La capitale de l’Adrar des Iforas n’est toujours pas totalement revenue dans le giron malien et reste soumise à la menace d’une autonomie programmée. C’est toujours la LOI des rebelles du Mnla qui y règne à Kidal. L’armée malienne est cantonnée comme dans un œuf alors que les forces rebelles font la java dans la ville. Preuve palpable : IBK ne peut pas aujourd’hui aller à Kidal-ville, une portion du territoire malien. Pas plus que quelques-uns de ses ministres et son Premier ministre ne purent le faire il y a quelques mois. Alors, n’est-ce pas là un dossier sur lequel il doit miser toutes ses forces au lieu d’amuser la galerie?

 

 

Enfin, le combat d’IBK, ce sont les défis économiques. Il devrait s’y pencher en lieu et place de son jeu à vouloir cacher l’ESSENTIEL aux Maliens. En effet, les Maliens ont faim ; ils ont soif, d’eau et d’argent ; ils sont meurtris face à leur impuissance à joindre les deux bouts. Le panier de la ménagère reste désespérément dégarni, les greniers sans grain, les boites de pharmacie sans médicaments. Finalité : le Malien se meurt. C’est là qu’il faut mener le combat et non loger sa carence dans des actes d’éclat et de diversion tels ce communiqué du 27 décembre : « Le Gouvernement du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale que l’Assemblée Nationale, siège de la Haute Cour de Justice, vient d’être saisie par la lettre n°285/PG-CS du 18 décembre 2013, d’une dénonciation des faits susceptibles d’être retenus contre Amadou Toumani Touré, ancien Président de la République pour haute trahison ».

 

 

Népotisme : la famille d’abord !
Pour couronner les soucis de notre président, celui-ci doit faire face aux nombreuses critiques qui fusent de partout à propos du népotisme ambiant qui meuble son entourage immédiat et qui étale ses tentacules au gouvernement et au sein de l’Assemblée nationale et même dans le monde des affaires. A telle enseigne  que certains de nos concitoyens ont vite transformé le slogan de campagne « IBK : Le Mali d’abord » en « IBK : MA famille d’abord ». D’autres vont plus loin en redéfinissant le sigle du FBI (la sécurité d’Etat nationale des USA) en « Famille Bourama et Intimes ».

 

 

Cette fronde sociale a pris corps depuis la formation du gouvernement Tatam Ly et du cabinet présidentiel, mais elle a eu une grande ampleur depuis l’élection de Issaka Sidibé à la tête de l’Assemblée nationale.

 

 

Qui sont-ils ? Où sont-ils ? Dans le gouvernement, on dénombre trois ministres directement liés à la famille présidentielle. Il s’agit de Moustapha Ben Barka, fils de Lalla Ben Barka (sœur de la 1ère Dame), chargé de l’investissement privé ; Hamadoun Konaté (beau frère de la 1ère Dame), chargé du travail et des affaires sociales et humanitaires ; et de Boubou Cissé (frère de Léo Tall, un ami de Karim Kéïta, le fils d’IBK), membre du Cabinet présidentiel.
Justement, au niveau de ce cabinet, on retrouve d’autres proches d’IBK. Tout d’abord, Lamine Ben Barka, mari de Lalla (sœur de la 1ère Dame), conseiller spécial, superviseur des travaux du palais de Koulouba et de la résidence d’IBK. Il y a aussi Mamadou Camara (directeur de cabinet) et Léo Tall (membre), tous deux amis de Karim Kéïta.
A l’Assemblée nationale, IBK a fait élire son fils Karim comme député en commune II du District de Bamako et le beau père de celui-ci (le père de son épouse Mariam Sidibé dite Mami) comme président de l’Assemblée nationale. On ne peut non plus occulter la présence au sein de l’hémicycle de Mme Diallo Aïcha Touré, épouse de Toumani Djimé Diallo (secrétaire général de la Présidence) et la nomination de son frère, Tidiani, à l’Ambassade du Mali en France. Autant de nominations qui engendrent forcement des critiques auxquelles IBK devra faire face parallèlement à la gestion des dossiers brûlants cités plus haut.
Au même moment des opportunistes et autres laudateurs du régime tentent de faire croire que le Mali est remis sur les rails et que tout marche à merveille dans la République. Mais jusqu’où peuvent-ils cacher la réalité ?

CH Sylla

SOURCE: L’Aube
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