Négociations avec Iyad et Kouffa : Parole d’Homme d’Etat : la justice d’abord

Le Chef de l’Etat, Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta, n’a pas fermé la porte des négociations pour une sortie définitive de crise au Mali. Mais, en ce qui concerne Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa, le Président de la République priorise la justice. Parole d’Homme d’Etat.

 iyad aghaly ansardine jihadiste terroriste islamiste Ahmad Ansari Jamaat Nusrat Islam Wal Mouslimin

La paix et la réconciliation constituent un long processus nécessitant assez de temps, des mois voire des années, pour s’instaurer et générer la stabilité.

Elles sont généralement inhérentes au dialogue, à la négociation, aux compromissions. Mais, dans le cas d’espèce du Mali, les autorités ne peuvent se jeter dans une négociation avec les auteurs et commanditaires d’atrocités.

En clair,  le Chef de l’Etat ne veut risquer, même si d’aucuns disent  que le risque est la condition de tout succès.

Dans son interview accordée à la télévision nationale, dans le cadre de la célébration de son quatrième anniversaire à la tête du pays, le Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita, n’est pas passé par quatre chemins pour la sortie de crise au Mali.

A la question de savoir s’il faut négocier avec Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa, deux chefs jihadistes maliens du Nord et du Centre, le Président IBK est formel :

« Ils se sont auto-exclus en tuant, en choisissant le terrorisme comme mode d’action. S’ils veulent revenir dans les rangs, pourquoi pas, mais ils répondront de leurs crimes…».

Telle est la conviction d’Homme d’Etat qu’il est, IBK. Il faut reconnaitre que le cas de notre pays est plus compliqué qu’on ne le pense.

Certes, la négociation pour s’accorder sur certains points et définir la ligne de conduite. Mais quand des gens se permettent d’ôter la vie aux autres ou leur amputer un membre, ou encore les fouettent, pour des raisons  religieuses, alors que cela relève de la conscience individuelle, quand des gens se permettent de s’en prendre à l’autorité de l’Etat et à ses symboles, il va de soi qu’ils répondent de leurs actes.

Le Président IBK n’est point contre le dialogue, la négociation. Il en a conscience d’autant puisque la conférence d’Entente nationale l’a recommandé. Mais, il faut que la justice fasse d’abord son travail et cela comme il se doit, avant que le gouvernement malien entame toute forme de négociations avec ces terroristes de Iyad et de Kouffa. Car Il n’y a pas de paix sans justice. Les victimes et les parents des victimes des atrocités commises sont là et ne peuvent voir impunis ces actes.

La population malienne a un rôle majeur à jouer dans la quête de la paix et de la réconciliation. Ce rôle, c’est de soutenir le Président IBK dans son processus de paix.

C.A.

Par L’Observatoire

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