Mopti : Barkhane met une trentaine de terroristes « hors de combat »

De plus en plus, les groupes terroristes essuient de lourdes pertes sur le terrain. Rien que durant ces deux dernières semaines, une quarantaine d’entre eux ont été «neutralisés» par la force Barkhane dans les zones de Mopti et du Liptako Gourma. L’information a été divulguée hier par la cellule de communication de l’opération française

En effet, Barkhane a mené deux opérations dans la Région de Mopti, où sont très actifs des groupes terroristes. La première, engagée le 10 janvier par des commandos au nord de Mopti, a permis de «mettre hors de combat trois terroristes, dont un cadre logisticien». Et lors de la seconde, une opération héliportée entre le 14 et le 15 janvier, a ciblé un groupe de combattants complet qui a été neutralisé au sud de la même région. Des hélicoptères de combat et un drone Reaper ont dû intervenir pour appuyer les commandos et réduire la résistance des terroristes. C’est au bout d’âpres combats et plusieurs accrochages qu’une «trentaine de terroristes ont été mis hors de combat». L’ennemi a également enregistré de lourdes pertes en matériels : une vingtaine de motos ont été détruites et une grande quantité de matériels de téléphonie a été saisie.
Quatre jours après cette opération, précisément le 19 janvier au matin, un drone armé a permis de détecter puis de neutraliser cinq terroristes armés dans le Liptako Gourma. Trois motos ont aussi été détruites au cours de cette opération. Cette frappe, précise le communiqué, a été délivrée à proximité de Tindinbawen au Mali, non loin d’Inatès, dans une zone où sévit le groupe État islamique au grand Sahara (EIGS). «À travers ces actions, l’opération Barkhane frappe durement les groupes armés terroristes, limitant ainsi leur liberté d’action et leur capacité de nuisance», soutient l’opération française qui, il faut le préciser, refuse de donner un décompte précis des terroristes qu’elle tue, blesse ou capture. Ces trois catégories sont regroupées sous les termes génériques de «neutralisation» ou «mise hors de combat».
Ces annonces interviennent après la tenue du sommet de Pau, lors duquel le président français Emmanuel Macron et ses homologues du Sahel ont décidé de focaliser l’effort militaire sur la zone dite des trois frontières.

Issa DEMBÉLÉ

Source : L’Essor

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