Mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation : LE COMITÉ DE SUIVI ADOPTE SON RÈGLEMENT INTÉRIEUR


Le CSA a pour, entre autres missions, d’assurer le suivi, le contrôle, la supervision et la coordination de l’application effective par les parties de toutes les dispositions de l’accord, et cela sans préjudice du mandat confié à la MINUSMA par le Conseil de sécurité de l’ONU

Comité suivi accord paix rebelle cma mnla cpa réconciliation Le Comité de suivi de la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (CSA) a adopté hier au CICB son règlement intérieur en présence effective de tous ses membres (le gouvernement, la coordination, la Plateforme et l’équipe de la médiation internationale). La session avait été suspendue le 4 juillet dernier alors qu’il n’y avait pas eu d’avancée concrète sur les points inscrits à l’ordre du jour à savoir le règlement intérieur du comité, le chronogramme de la mise en oeuvre de l’accord, le financement des activités du comité et les questions diverses comme la sécurité et la gestion du retour des réfugiés.

Hier, après plusieurs heures de discussions, les parties ont enfin accordé leurs violons en adoptant le règlement intérieur. Mais la question liée à la représentativité au sein du comité n’ayant pas été totalement épuisée, les parties ont décidé d’y revenir aujourd’hui. Selon nos informations, le blocage à ce niveau est dû au fait que des groupes non signataires de l’accord veulent figurer dans le comité de suivi. Il s’agit notamment du Front populaire de l’Azawad (FPA) de « Djimmy le rebelle » et du MSPA. Ces groupes avaient pourtant leurs représentants dans la salle au moment de l’adoption du règlement intérieur. D’où la colère du vice-président du MNLA, membre de la CMA, Mahamadou Djéry Maiga. « L’accord définit clairement les parties et nous ne pouvons pas commencer sa violation avant sa mise en application. L’accord dit que les parties signataires sont la CMA, la Plateforme et le gouvernement. C’est ce que nous avons dit et nous pensons que nous sommes en conformité avec l’accord. Toutes les autres parties doivent se trouver dans ces trois groupements, sinon elles ne peuvent pas exister », a-t-il protesté.
A l’ouverture des travaux, le président du CSA, l’ambassadeur algérien Nourridine Ayadi, avait souhaité que les choses s’accélèrent pour que les commissions et les sous commissions du comité puissent être mises en place à l’issue de la session. « L’intention de la médiation internationale est que nous puissions parvenir à l’adoption des documents qui vous sont soumis. Si nous parvenons à adopter le règlement intérieur, en ce moment là nous allons mettre en place des commissions et sous commissions prévues par l’accord. Celles-ci pourront probablement entamer leurs travaux dès la semaine prochaine sur les questions de substance », a-t-il souligné en ajoutant que « entre temps, l’équipe de la médiation a pu mener des consultations informelles. Elle a rencontré l’équipe gouvernementale, la CMA et la Plateforme. Nous pensons que ces consultations ont été extrêmement utiles. Qu’elles ont permis de bâtir le consensus nécessaire qui nous permettra sans doute de parvenir à des résultats tangibles à la fin des travaux de notre session ».
Le CSA a été installé le 20 juin dernier juste après le parachèvement de la signature de l’accord par la CMA. Il est composé du gouvernement, des mouvements signataires de l’accord et de la médiation (Algérie, Burkina Faso, Mauritanie, Niger, Tchad, CEDEAO, Nations-unies, OCI, UA, UE). Présidé par l’Algérie, le CSA est basé à Bamako et peut exceptionnellement se réunir ailleurs s’il le juge nécessaire. Il se réunit en séance plénière, au moins, une fois par mois et peut, en cas de besoin, tenir des réunions extraordinaires.
Le CSA a pour missions d’assurer le suivi, le contrôle, la supervision et la coordination de l’application effective par les parties de toutes les dispositions de l’accord, et cela sans préjudice du mandat confié à la MINUSMA par le Conseil de sécurité de l’ONU. Il élabore un chronogramme détaillé de mise en œuvre de l’accord et veille à son respect. Il assure l’interprétation des dispositions de l’accord en cas de divergences entre les parties et concilie, le cas échéant, les points de vue des parties. Il encourage le gouvernement à prendre toutes les mesures jugées nécessaires à la mise en œuvre effective des dispositions de l’accord.
M. KEITA

source : L’ Essor

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.