Minusma : Le mandat sera renouvelé

C’est au cours de ce mois que les troupes onusiennes au Mali connaitront le sort. En principe, les casques bleus sont condamnés à vivre encore, et pendant au moins un an, dans la luxure et l’oisiveté, dans ce beau nord malien où ce sont les groupes armés qui font la loi. Autrement dit, le mandat de la Mission de l’Organisation des nations inutiles sera renouvelé pour au moins douze mois.

Les Maliens se préparent déjà à les supporter et à les regarder ne rien faire. Mais espèrent toutefois qu’ils ne verront pas encore Hervé tirer ladsous. Ce serait dommage d’énerver ou d’irriter plus qu’il n’en faut un président qui a déjà perdu et son latin et son malinké. Sait-il au moins encore parler hollandais ou sarkozyen ?

 

Nouvel accord d’Alger

Nouvelles lubies de la Cma

Alger, la neuvième région administrative du Mali, a servi encore de cadre à une rencontre entre le gouvernement malien, qui avait crié sur tous les toits qu’il ne négociera plus avec des criminels et terroristes, et la Coordination des mouvements de l’Azawad. Sous l’arbitrage du médiateur algérien, les deux parties ont signé un accord de cessation des hostilités et de respects des positions antérieures. La Cma a demandé le cantonnement de l’armée malienne à Ménaka et le départ de cette ville de tous les groupes armés. La Plateforme des mouvements d’autodéfense a dit niet à la proposition de la Minusma de lui livrer la ville de Ménaka, conformément aux vœux des populations de cette région. Néanmoins, la Cma a promis de signer, le 20 juin, l’accord pour la paix et la réconciliation déjà signé par les autres depuis le 15 mai. Va-t-elle tenir ses engagements ?

 

Centenaire de Modibo Kéïta Serait-ce la fin d’une polémique?

Sur la pierre tombale du premier président malien, c’est le 15 juin est indiqué comme étant sa date de naissance. Or, pour commémorer le centenaire de sa naissance, les organisateurs ont décidé de démarrer les activités plus tôt, considérant le 4 juin 1915 comme date de naissance de Modibo Kéïta. Et déjà la polémique est née la jeune génération et l’ancienne, la première considérant que la seconde est si vieille qu’elle ne se souvient plus des dates, mêmes les plus importantes et…inoubliables. N’est-il pas temps pour ces octogénaires, nonagénaires et centenaires de laisser place nette à la jeune génération qui piaffe d’impatience de faire valoir ses limites ?

 

Président Modibo Keïta

Bientôt des funérailles nationales pour le Père de la nation ?

L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse, le 4 juin, animée par la commission d’organisation du centenaire de Modibo Kéita : l’ancien chef de l’Etat aura droit à des funérailles nationales. Réhabilité depuis 1992 par le premier président du Mali dit démocratique, le premier président du Mali dit indépendant est mort en détention en 1977 après avoir été renversé par l’armée en 1968. Depuis le coup d’Etat de 1991, il est question de funérailles nationales pour honorer sa mémoire. En vain, même si un mémorial et un stade national portent son nom. En fait, celui qui l’a renversé en 1968 est toujours vivant, et est présenté par l’actuel chef de l’Etat comme un grand homme d’Etat, un grand républicain. En outre, nombreux se rappellent encore que tout le pays était dans les rues pour saluer la chute du père de la nation. IBK va-t-il se dédire et dénier à Moussa Traoré la qualité de grand républicain pour organiser des funérailles nationales pour le grand Simbo ?

 

 

Signature de l’Accord le 20 juin par les rebelle de la Cma

Hasard ou malice ?

À l’issue du dernier round de négociation dont le peuple a connaissance entre son gouvernement et des groupes armés, la Coordination des mouvements de l’Azawad ont promis de signer l’accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Sur proposition de la médiation internationale conduite par l’Algérie, ce document a déjà été signé à Bamako par toutes les autres parties depuis le 15 mai. Et c’est plus d’un mois après que la Cma se propose de le faire. Et choisit le 20 juin. Or, cette date est hautement symbolique pour notre pays, car marquant l’indépendance du Soudan français après l’éclatement de l’éphémère Fédération soudano-sénégalaise. Connaissant les velléités indépendantistes du Mnla, dont le ‘’l’’ signifie libération, la question est de savoir : est-ce par hasard ou par malice que ce choix aux relents prémonitoires a été fait par les séparatistes et le médiateur ?

 

 

Lutte contre la poliomyélite Quatre pays africains ont éradiqué cette maladie

La Commission régionale de certification pour l’éradication (Crca) de la poliomyélite en Afrique, au terme de sa 13ème réunion tenue à Abidjan, a déclaré le Burkina Faso, le Bénin, les Iles Comores et Sao Tomé et Principe comme pays du continent libres de poliomyélite, rapporte une note d’information de ladite commission. La CRCA a toutefois demandé au Bénin d’accorder plus d’attention à la classification des cas compatibles. Quant au Sénégal et au Ghana, leurs rapports de mise à jour ont été jugés satisfaisants par la commission, avec comme recommandation de toujours renforcer la surveillance épidémiologique. Pour la prochaine réunion prévue en novembre à Madagascar, quatre autres pays ( l’Angola, la République démocratique du Congo, la Tanzanie et la Côte d’Ivoire) sont sélectionnés pour présenter une documentation complète devant la Commission régionale de certification avec l’espoir de pouvoir bénéficier du statut de pays libre de la maladie invalidante.

Mais quand est-ce qu’il y aura donc pour l’Afrique une commission d’éradication des dirigeants invalidants ?

 

 

Lutte contre le paludisme

La solution moustiquaires imprégnées

Selon les données statistiques, le paludisme est la première cause de morbidité et de mortalité au Mali, en particulier pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Chaque année, presque 2 millions de cas cliniques de paludisme sont enregistrés. Pour éradiquer la pandémie, les partenaires du Mali, notamment l’Initiative Présidentielle de lutte contre le Paludisme et l’Usaid sont à pied d’œuvre pour faire comprendre aux Maliens que la meilleure manière de lutter contre le paludisme est de dormir sous une moustiquaire imprégnée. Et depuis le 6 juin, plus de 1,5 million de moustiquaires imprégnées d’insecticide ont été distribuées à Bamako. Sur une population de 3 257 978 habitants, le besoin en moustiquaire est de 1 629 280 pour un coût opérationnel de 387 791 300 Fcfa financé par le Fonds mondial. N’est-ce pas ce fonds qui, il y a quelques années, a servi de vache laitière à quelques individus imprégnés

source : Katois

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