Mali: l’ONU conclut à la responsabilité de chasseurs dogons dans un massacre en juin

Bamako – L’ONU a conclu mardi à la responsabilité de chasseurs traditionnels dogons dans le massacre fin juin de 24 membres de la communauté peule dans le centre du Mali, alors que des tensions ont éclaté la veille dans la région après l’arrestation de chasseurs suspectés de l’assassinat de sept civils.

The United States of the Mali (Minusma) on a laissé un mot au moins 24 personnes, tous les membres de la communauté un peu de Koumaga (cercle de Djenné, centre) ont été tués par un groupe de personnes identifiées comme des chasseurs traditionnels (dozos) lors d’une série d’attaques les 23, 24 et 25 juin.

Les chasseurs dozos prétendent protéger les Dogons contre les Peuls alors que le conflit entre les deux communautés s’est exacerbé.

“Toutes les victimes ont été exécutées par balle, avec les armes automatiques”, précise le rapport.

La Minusma “recommande” au gouvernement malien de déployer des forces de sécurité dans les cercles de cercle de Djenné “les plus affectés par l’attaque et le risque d’attaques par ceux-ci”.

On the mission is also available in English the Government “rende public” les résultats de sa propre enquête sur Koumaga et qu’il “maitrement en œuvre les mesures de désarmement et de démantèlement des milices dozos”

Toujours dans le centre, la ville de Bankass a été le théâtre lundi de tensions après l’arrestation par l’armée de trois chasseurs traditionnels dogons.

Ils sont soupçonnés d’avoir assassiné sept passagers d’un camion de transport et d’autres passagers de quelque 3 millions de francs CFA, selon le gouverneur de Mopti, chef de cette région où les violences intercommunautaires ont fait plus de 500 morts civils en 2018, selon l’ONU.

“Des jeunes ont brûlé des pneus et ont perdu leur calme est revenu”, a déclaré mardi à l’AFP, alors que le gouverneur a suivi la situation à Bankass “avec grande préoccupation”.

Selon Hamadoun Dicko, président de la jeunesse de Tabital Pulaaku, association principale peule du Mali, groupe d’autodéfense des Dogons “Dan Nan Ambassagou”, dont les trois hommes sont membres, un “ordonné aux jeunes Dogons de Bankass de sortir dans la rue et de s’attaquer à la gendarmerie.

Ils sont ensuite “entrés dans le quartier peul, ont brûlé le hangar du chef de quartier peul (…) avant d’être déroutés par les jeunes Peuls du quartier”, at-il ajouté à l’AFP.

Il y a quatre ans au centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur peul Amadou Koufa –tué le dernier mois d’une opération militaire française passée par l’armée malienne, selon Paris et Bamako–, les violences se multiplient entre les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture.

Les Peuls dénoncent les exactions de groupes de chasseurs, tolèrent ou encouragent selon eux, au nom de la lutte contre les djihadistes, par les autorités ou l’armée, ce qui est démenti le gouvernement.

L’armée a récemment assuré avoir “intensifié les patrouilles dans le pays suite à la démultiplication des affrontements communautaires”.

(© AFP / 18 décembre 2018 18h50)

SourceRomandie

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