Mali: comment relancer le processus de paix?

A la veille du sommet des chefs d’Etat de la Cédéao qui doit se tenir à Accra ce 30 mai, une première rencontre a eu lieu hier entre le haut représentant de l’Etat du Mali Modibo Keïta et les groupes armés du Nord-Mali à Ouagadougou. Comment relancer le processus de paix après les événements de Kidal ? Qu’attendent les deux parties l’une de l’autre?

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De part et d’autre, on joue à l’apaisement, en rappelant que c’est l’option « dialogue » qui est désormais choisie pour résoudre la crise. Parmi les groupes armés, le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad l’a encore martelé ce vendredi.

De son côté, en recevant le médiateur de la République du Mali, le président Ibrahim Boubacar Keïta, évoquant la situation dans le Nord, a insisté sur les mots « dialogue », « réconciliation ».

Mais il reste des demandes, et des points de vue divergents. Par exemple : Où se dérouleront les futures négociations ? Le gouvernement malien propose Bamako, les rebelles souhaitent se rendre plutôt dans un pays neutre. Autre demande des groupes armés, la libération de leurs combattants ou compagnons en prison dans le sud du Mali, contre la libération des militaires de l’armée régulière faits prisonniers après les derniers événements de Kidal.

On ne cache pas une volonté de reprendre notamment à Kidal, les positions tenues par l’armée malienne avant les derniers combats. Sur ce point, les groupes armés sont réservés, mais acceptent de remettre les clés du gouvernorat de Kidal aux forces impartiales sur le terrain

Bamako ouvert à un éventuel échange de prisonniers avec le MNLA

 

Mossa Ag Attaher, porte-parole du MNLA, réclamait la libération de détenus à Bamako qui sont selon lui « de pauvres bergers et de pauvres éleveurs arrêtés injustement » pour remettre en liberté les militaires maliens faits prisonniers lors des affrontements de Kidal.

Le ministre de la Communication du Mali, Mahamadou Camara, était à New York ce jeudi pour rassurer les officiels onusiens sur la volonté du Mali de dialoguer. Il assure que Bamako est ouvert à un éventuel échange de prisonniers avec le MNLA.

SOURCE / RFI

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