Mali : au moins huit casques bleus tchadiens tués dans une attaque contre l’ONU

Le représentant du secrétaire général de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, a condamné « l’attaque ignoble et criminelle contre les casques bleus » tchadiens.

 

Au moins huit casques bleus tchadiens ont été tués, dimanche 20 janvier, dans une « attaque terroriste complexe » d’un camp de la mission de l’ONU dans le nord-est du Mali, a fait savoir une source proche de la Minusma. « Selon un nouveau bilan toujours provisoire, au moins huit casques bleus [tchadiens] ont été tués », a rapporté cette source proche de la mission de l’ONU à Kidal, à quelque 200 kilomètres au sud du camp d’Aguelhok, où l’attaque s’est produite.

« Il y a eu tôt ce matin une attaque complexe du camp de la Minusma et d’un de ses postes de sécurité par des terroristes », avait expliqué, plus tôt dans la journée, une source diplomatique contactée dans le nord du Mali. « Les terroristes se sont infiltrés pour mener l’opération », a déclaré cette même source, sans plus de précision, mais en faisant savoir qu’une « importante opération de sécurisation du secteur » était en cours.

Le représentant de l’ONU condamne

Le représentant du secrétaire général de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, a condamné « l’attaque ignoble et criminelle contre les casques bleus » tchadiens.

« Tôt ce matin, les casques bleus de la Minusma à Aguelhok ont repoussé une attaque complexe lancée par des assaillants arrivés à bord de nombreux véhicules armés », a informé la mission de l’ONU dans un communiqué. « Les casques bleus ont neutralisé nombre d’ennemis et ont poursuivi les assaillants dans leur déroute », selon le texte, qui précise que « les blessés ont été évacués dans les hôpitaux de la Minusma ».

« Cette attaque complexe et lâche illustre la détermination des terroristes à semer le chaos ; elle exige une réponse robuste, immédiate et concertée de toutes les forces pour anéantir le péril du terrorisme au Sahel », a déclaré M. Annadif, cité dans le communiqué.

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Propagation des violences

Déployée en 2013, après que le nord du Mali est tombé sous la coupe de djihadistes liés à Al-Qaida, la Minusma, qui compte environ 12 500 militaires et policiers, avait déjà perdu jusque-là plus de 160 casques bleus, dont plus de 100 dans des actes hostiles, soit plus de la moitié des soldats de l’ONU tués pendant cette période dans le monde.

En avril, des tirs sur le camp de la Minusma à Aguelhok avaient déjà coûté la vie à deux casques bleus tchadiens et en avaient blessé plusieurs autres. Les djihadistes avaient pris le contrôle du nord du Mali en mars-avril 2012, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Ils ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.

Cependant, les violences djihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires, qui ont fait plus de 500 morts parmi les civils dans le centre du Mali depuis le début de l’année, selon les comptages de l’ONU.

Source: lemonde

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