Lutte contre le terrorisme: procès en sorcellerie contre la Sécurité d’Etat

En février 2019, les services de la République du Mali dans le souci de protéger la vie des citoyens détenus par la Katiba Macina de Amadou koufa ont procédé à la libération de Aliou Mahamane TOURE, ancien commissaire du MUJAO à Gao, contre la libération du Préfet de Tenenkou, M. Makan DOUMBIA et du journaliste, M. Issaka TAMBOURA. L’opinion publique malienne a en été informée de manière claire et transparente.

 

Quant à Aliou Mahamane TOURE qu’on fait passer pour un important chef djihadiste, il était repentant, déjà gravement malade et incapable de mener quelques actions que ce soit.

L’officine d’enfumage installée en France et toujours prête à dégainer contre la DGSE malienne a cru pouvoir broder une histoire de libération multiples de terroristes plus dangereux les uns que les autres espérant ainsi semer la panique, le doute et le discrédit sur les services de renseignement du Mali. Cette officine qui ne perd aucune occasion pour vilipender le général Moussa DIAWARA et ses hommes, après avoir fait chou blanc dans la prétendue disparation du journaliste Birama TOURE, tente maintenant de semer le trouble entre la DGSE Malienne, Barkhane et les services français. Il s’agit là d’une puérile manœuvre, car les acteurs concernés étant mieux informés et parfaitement en phase.

En effet, stigmatiser l’échange de certains terroristes contre la libération de citoyens maliens enlevés dans l’exercice de leur fonction (préfets, militaires et journalistes) est un faux procès fait à l’État du Mali par certains apatrides réfugiés en France.

La doctrine de non-échange et non discussion avec les terroristes n’est que leurre, car tout le monde sait les discussions menées en catimini par la DGSE française ces dernières années, lesquelles ont abouti à la libération d’otages français ou européens. Un rapport du département d’État Américain daté de 2017, l’atteste : « les ravisseurs terroristes (AQMI) ont perçu plus d’une centaine de millions d’euros de la part des services français contre la libération de leurs ressortissants. » Qu’on cesse alors de livrer notre cher pays à la vindicte à travers des règlements de comptes qu’on ne peut avouer publiquement. Les Maliens ne sont pas dupes.

Si le choix de non négociation est érigé en doctrine, il ne peut faire l’impasse sur la volonté souveraine des peuples. Avant aujourd’hui déjà au Mali la négociation avec les groupes terroristes n’était plus un sujet tabou. Le Dialogue national inclusif achevé le 22 décembre 2019 a recommandé que tout soit mis en œuvre pour favoriser le retour à la paix définitive y compris le dialogue avec Amadou Koufa et Iyad Ag Ghaly si nécessaire. Avant la Conférence d’entente nationale avait prôné la même démarche. Même s’il est évident que le Gouvernement n’a rien entrepris pour l’instant dans ce sens ; force est de reconnaître qu’il n’est pas malsain un tel dialogue si c’est le prix à payer pour restaurer la paix. La responsabilité du Gouvernement de la République du Mali et de tous ses démembrements est d’abord d’assurer la sécurité des Maliens. Pour ce faire le Mali ne s’interdit pas d’ouvrir par opportunité des canaux de dialogue avec tel ou tel groupe. Il s’agit là de pratique courante dans tous les pays du monde.

Donc, pourquoi accuser notre Sécurité d’Etat (SE) d’avoir mené une extraction dans le dos du ministère de la Justice ; comme si ces deux structures étaient en concurrence, comme si elles ne concourraient pas aux intérêts du même État et du même peuple malien ? La SE dispose d’une section juridique qui exerce légalement dans l’antichambre de la justice et met à disposition de celle-ci ceux contre lesquels ils existent des éléments probants de leur implication.

Le traitement du terrorisme a changé les mécanismes judiciaires ; cela n’est pas propre au Mali mais au monde entier, car c’est le monde entier qui fait face à ce phénomène obscurantiste.

L’indignation ne doit pas être sélective. Guantánamo existe toujours, mais peu de réaction indignée de la part des moralisateurs. Les USA négocient avec les Talibans en Afghanistan en ce moment même au nom de la paix.

La peine de mort est abolie en France, mais la France laisse ses enfants entre les mains de la justice des pays qui l’appliquent pour dire toute la délicatesse de la juxtaposition du terrorisme avec les règles démocratiques classiques.

Et nous n’avons pas entendu les zélateurs des droits de l’homme piper un mot. Mais ils sont prêts, en complicité avec un journaliste véreux (malien), à aligner des contres- vérités dans l’unique but de salir les services de sécurité maliens et au-delà l’État du Mali.

En effet, tout le monde connaît les commanditaires de cet article publié dans Mediapart, car depuis des années ils cherchent à faire du mal au régime IBK et à ses fidèles soutiens. Après avoir tenté par tous les moyens de salir la SE, à travers une accusation d’assassinat de journaliste (Birama TOURE), des faits dignes d’un roman policier, notre célèbre journaliste en exil volontaire en France, M. Adama DRAME et ses complices, veulent nous ramener sur le terrain du terrorisme, et cette fois-ci en envoyant des anciens articles réchauffés sur des faits passés depuis une année à des médias internationaux. Quel timing (le sommet de PAU du 13 janvier 2020) !

Dans leur article accusatoire, ils parlent des choses qu’ils ne maîtrisent même pas, car selon nos informations le chef de la Katiba Ansar Eddine du Sud M. Souleymane KEITA alias Halib Ibn Walid est toujours détenu dans les locaux de la SE, ici au Mali. Il a été repris par les services secrets de la prison centrale de Bamako vu sa dangerosité, car l’intéressé aurait été sur le point de planifier une tentative d’évasion.

Une chose est sûre les services secrets ont le dos large, car ils sont toujours victimes de leur fameux silence : « la parole perd ce que le silence a gagné. «

Alors chacun y va de ses commentaires et accusations en fonction de ses propres intérêts. De grâce, chers confères (Adama DRAME, Soumeylou Boubèye MAIGA, Tiégoum Boubèye MAIGA) un peu de respect et de compassion envers votre pays, aujourd’hui. Même si vous n’aimez pas les autorités actuelles, vous ne devriez pas vilipender le Mali et le jeter en pâture à cause de cette haine viscérale.

La Rédaction

Info-Matin

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