Lutte contre le terrorisme : Le double emploi de la Force G-5 ?

Emmanuel Macron a célébré Noël à la hâte avec les militaires français basés au Niger le 23 décembre, mais le règlement militaire dit : « Avant l’heure n’est pas l’heure, après l’heure n’est plus l’heure, l’heure c’est l’heure ». Hétéroclite ou insolite, personne ne le dit. Qu’à cela ne tienne, en se penchant sur cette urgence et les sujets mis à l’ordre du jour entre les présidents français et nigérien, le motif principal de cette visite éclaire n’est pas seulement la mise en place rapide de la Force du G-5 contre le terrorisme au Sahel. L’on a aussi parlé de la démographie-TGV du Niger et des méthodes de planification familiale. Le Niger est le pays où une femme mettrait au monde 7,6 enfants et elles sont allergiques à la vaccination.

 

Dans un passé récent, les Nigériennes  pensaient dur comme pierre que la vaccination contre tétanos, poliomyélite et autre n’étaient autre chose qu’un subterfuge des Blancs pour les rendre stériles, que les préservatifs pour lutter contre les maladies sexuellement transmissibles aussi n’étaient que pour empêcher les naissances et que le sida n’est qu’une maladie injectée dans le but de décimer les populations africaines. Ce n’est que petit à petit que les Africains se sont rendus compte du contraire, quand ce fléau a tué des personnalités et vedettes bien connues en Occident. Ce qui est absurde, c’est que pendant plus d’une décennie, le scepticisme sur la dangerosité du sida était dans des esprits intellectuels, à commencer par les conducteurs religieux.

En Guinée, le docteur-sida de l’époque, Kékoura Kourouma, avait reconnu qu’il avait eu toutes les difficulté à faire avancer la lutte face à l’obstruction des imans. Dans l’administration, idem. Ce n’est que dans les années 2000 qu’on a commencé de voir des personnes demander des « Prudence-plus » dans les pharmacies ou accepter de les prendre sans gêne lors des campagnes de lutte contre cette « pandémie du siècle ». L’Eglise n’était pas en reste dans cette réticence. La question de l’immoralité ou de l’amoralité se posait.

Pourquoi limiter les naissances dans les pays pauvres ?

Sans emploi et sans ressource, l’immigration explose, et il se trouve que l’atavisme a tracé des chemins de fourmi pour aller vers la Méditerranée. La guerre au Mali a fermé un layon, tous les migrants se dirigent désormais vers le Niger devenu le carrefour de tous les échanges. C’est là que tout se passe. Trafics de drogue, de sexe, d’esclaves et recrutement d’apprentis djihadistes. Tous les moyens déployés par FRONTEX n’y peuvent rien contre cette ivresse des jeunes Africains fuyant la mauvaise gouvernance, l’inégalité et l’injustice sociale comme des possédés de se jeter à l’eau pour nager à tout prix vers l’Europe. Il se trouve que les calculs, qui ont tout faux en Allemagne, a favorisé la montée de l’extrême-Droite en Autriche, en Hollande et en France. La Pologne, la Hongris et quelques autres pays d’Europe de l’est ont commencé à ruer dans les brancards depuis 2015. Les tâches sont bien réparties entre la France et l’Allemagne. Angela Merkel s’occupe des migrants du côté de la Turquie, et comme qui terre a guerre a, c’est à la France de Macron de se charger du côté de l’Afrique.

Les journaux français ont commencé à mettre le doigt sur la politique répressive de la France contre l’immigration, il y a urgence de mettre au plus vite sur pied cette force du G-5 au Niger, le foyer des départs.

La question qui se pose est de savoir si les fonds sont réunis pour mettre sur pied cette force G-5 pour commencer l’endiguement de ces vagues de migrants. Déjà que les opérations de rapatriement des échaudés de Libye a coûté assez cher. Si l’opération arrive à « garrotter » ces flux, ce serait un immense soulagement pour l’Europe, mais pour autant, sans une aide au développement pour permettre aux pays africains confrontés à la mauvaise gouvernance, à la surexploitation des multinationales occidentales et à la baisse des prix des matières premières, sans une véritable et matérielle croissance pour la création des emplois, ce serait science sans conscience. Un cercle vicieux.

Source: guineenews
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