L’insécurité grandissante à Bamako et alentours: Bamako ou le refuge des bandits armés

Depuis quelques temps, la ville de Bamako, notre capitale bien aimée et ses alentours se trouvent confronter à de sérieux problèmes sécuritaires, à savoir l’attaque contre le poste de péage à Sanankoroba situé à quelques kilomètres de Bamako ; le braquage dans le parking de l’ECOBANK et l’affrontement entre les forces de l’ordre et les bandits lors de l’arrestation d’un dealer se trouvant à la gare routière de Sogoniko et aussi le braquage récent, la nuit dernière à Sotuba par des malfrats en armes qui ont dépossédé un homme d’une importante somme d’argent.

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Suite à ces attaques, n’avons-nous pas toutes les raisons d’avoir peur, d’être prudent ou de se méfier de tout le monde.

La triste réalité est qu’aucun d’entre nous ne se trouve à l’abri  des dangers car depuis quelques temps, la capitale du Mali étant la cible des bandits munis d’armes les plus sophistiquées (Kalachnikovs, fusils mitrailleurs et les armes de petits calibres) opérant  avec professionnalisme, n’hésitant pas à tuer tous ceux se mettant à travers leurs chemins, les empêchant de réaliser leurs opérations criminelles. Les attaques survenues au poste de péage et aux alentours de l’ECOBANK, l’un des établissements bancaires les plus sécurisés au Mali, prouvent sans doute que nos forces de l’ordre ont tendance à faillir à leur mission, celle de la sécurité des personnes et de leurs biens, se trouvant actuellement dans une position de faiblesse dans laquelle aucune des forces d’intervention rapide n’a été en mesure de  jouer pleinement son rôle.

Faut-il penser que le département chargé de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile est à l’origine de cette faille?

Evidemment, les tragiques évènements incessants sans aucune trace des auteurs laissent à croire que les citoyens Bamakois et environs se demandent quel rôle est en train de jouer le département en charge de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, car dans la capitale  nombreux sont ceux qui possèdent des armes.

Le moment  n’est-il pas venu de s’associer aux forces de l’ordre en prenant  certaines dispositions contre toute agression de la part des individus armés et sans vergogne?

Pour ne pas qu’il soit trop tard, il est impératif pour le ministre de faire face à cette menace en prenant  toutes les dispositions pour fournir à nos braves agents de sécurité les moyens logistiques et matériels pour l’inspection de toutes les zones suspectes où les bandits opèrent fréquemment afin de les désarmer.

 

Béchir Ben Haïdara

Source: La Nouvelle Patrie

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