L’insécurité grandissante au Mali : il est encore temps d’agir

Voilà un terme, une réalité qui met tout un peuple en retard et très souvent créant des sentiments de haine, d’agressions, de vols et des tueries. Si les mêmes causes produisent les mêmes effets, alors nous pouvons craindre dans les années à venir, une fois les accords d’Alger mis en œuvre qu’il n’y ait une autre rébellion.

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Certains maliens en sont même arrivés à ne plus vouloir de Kidal qu’ils considèrent comme un frein à notre développement, en créant  l’insécurité et désordre à chaque décade sans que sa contribution à la richesse nationale ne dépasse celle de Bougouni. L’amalgame est installée, la confusion est permanente au nord du pays. Les populations paisibles ont déserté et se trouvent immigrées dans des zones inconnues, dans d’autres pays.

Pourtant, toutes ces raisons sont légères au regard de la question fondamentale d’appartenance :le sentiment d’être malien. La question ne se pose ni à Gao, ni à Tombouctou où l’État est présent et accepté. La vérité est que tant que les habitants de Kidal n’accepteront pas qu’ils sont maliens il y aura des rebellions.

Or la colère monte dans le reste du Mali, car l’impression est que l’on recommence le même scénario à chaque fois et que pendant que ce sont les impôts de Sikasso qui subventionnent Kidal, cette région reste insatisfaite.
Tout ce qui est en train d’être fait l’a déjà été en 1996 c’est à dire plus d’autonomie pour le nord, intégration des ex-rebelles, fonds spéciaux pour le développement du Nord… Tout cela sous l’égide des Nations Unies comme aujourd’hui.

Cela n’a pas empêché une nouvelle rébellion en 2011. Les raisons en sont certes multiples entre autres: détournement des fonds destinés aux populations par les leaders, faiblesse des moyens de réponse de l’État, guerre en Libye, manque de coordination internationale…

En 1996 déjà, les populations au sud avaient protesté contre le fait de singulariser les régions du nord, c’est ainsi que la décentralisation a été étendue au reste du Mali. Aujourd’hui encore, le texte voté à l’Assemblée Nationale, singularisant le nord est loin de plaire à la population malienne.Il faudrait qu’on se mobilise afin que l’octroi des primes aux rebelles cessent, que le traitement de tous le peuple puisse être égal et cela sans discrimination. C’est partant de là, nous pourrions espérer lutter contre la rébellion.

Et s’il devait y avoir du pétrole là bas ? « Hé bien qu’ils le gardent pour eux » disent-ils, car le Mali a vécu 50 sans pétrole et préfère la paix et le développement à cette constante colère qui empêche notre peuple de regarder le futur avec sérénité.
Nous sommes fatigués, nous qui travaillons et envoyons nos ressources au pays sans rien attendre en retour. Un cercle comme Yélimané est quatre fois plus peuplé que toute la région de Kidal et malgré que l’État ne fait pas plus pour nous, nous faisons des forages, électrifions nos villages… Mais eux, ils préfèrent que l’on s’entretue. Nous sommes fatigués de voir que ce sont toujours les mêmes qui nous font reculer, qui font couler le sang des maliens, nous notre rébellion est faite de sueur pour notre famille et amour pour notre pays ».
Alors à un moment, il faudra avoir le courage d’affronter les questions qui fâchent. A un moment il faudra songer à un référendum sur la volonté des Kidalois à rester maliens et surtout la volonté du reste du Mali à vouloir vivre avec Kidal.

La grande surprise serait qu’en fait le reste du Mali ne veuille plus de Kidal, tandis que Kidal veut rester malienne. Car au delà des fantaisies voulant transformer Kidal en Dubaï, la réalité reste que le développement ne se décrète pas. Alors, seules les ambitions personnelles de ceux qui convoitent le pouvoir à Kidal ignorent cela.Une chose est certaine, il faudra que les dits « azawadiens » acceptent qu’ils sont maliens et le clament avec fierté, sinon ils continueront à se rendre malheureux, et continueront à rendre le reste du Mali malheureux.
Quand on aime une nation, on ne sème pas le désordre. Le MNLA reste l’ennemi numéro 1 dans l’histoire de notre pays.  Le mnla n’existe même pas, c’est un épouvantail créé de toutes pièces par la France (l’ennemi numéro 1 du Mali), dont l’objectif est d’effrayer nos dirigeants et nos populations, afin de pouvoir accéder aux ressources du nord de notre pays sans difficulté.

Mama Harber Touré

Source: La sirene

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