Lieutenant Nouhoum Koné : le soldat oublié !

«Rappelons en effet que nous continuons de bénéficier de la solidarité internationale avec la présence de toutes les forces étrangères qui paient souvent un lourd tribut. Comme en témoigne la mort, dans des conditions traitresses de l’explosion d’un engin explosif improvisé, lot quotidien des forces armées maliennes, d’un militaire de l’opération Barkhane, le brigadier Ronan Pointeau».

 

Un extrait d’un discours insipide et vide de sens du président de la République qui nous édifie, largement, s’il en était encore besoin, sur l’importance qu’IBK a pour la vie de nos soldats comparée à celle des soldats français.

IBK pouvait juste s’arrêter à «En témoigne la mort, dans des conditions traitresses de l’explosion d’un engin explosif improvisé… d’un militaire de l’opération Barkhane», et éviter de nommer le brigadier dont nous regrettons tous la mort ainsi que celle de tous les soldats (nationaux et non nationaux) tombés sur notre territoire et partout à travers le monde dans le cadre de la mission de rendre le monde plus sûr qui est la leur.

C’est à se demander qui conseille IBK. Dès qu’il prononce le nom du soldat français et évite, soigneusement, de citer, ne serait-ce que celui du jeune lieutenant Nouhoum Koné, chef de poste de Indelimane ou celui de cet autre jeune lieutenant Kalifa Sangaré, chef de poste adjoint, tous deux morts les armes à la main, son discours, déjà vide de sens, dévient révoltant, digne d’un complexé et de quelqu’un qui se moque de la vie de ses propres soldats.

MT

Nouvelle Libération

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