LIBÉRATION D’UNE QUINZAINE DE CHEFS ATTAQUE SANGLANTE DANS LA RÉGION DE SÉGOU DJIHADISTES SOUS DE FAUSSES IDENTITÉS

Certains hauts gradés de l’armée malienne très en colère

La libération discrète du djihatiste Aliou Mahamane Touré, l’ancien commissaire de la police islamique de Gao, condamné à dix ans de réclusion, en août 2017, semble en réalité le côté visible de l’iceberg. Selon certaines sources, plusieurs chefs djihadistes aurait été libérés en catimini sous de fausses identités.

 

L’on se souvient comme si c’était hier, de la libération de quelques terroristes, en février 2019, dans le plus grand secret, par les autorités maliennes en échange de personnes détenues par eux.

Cette démarche en réalité visait non seulement à ouvrir une parcelle de dialogue malgré la réticence et la pression de la France pour empêcher les dirigeants maliens d’engager une quelconque discussion, mais aussi pourvoir permettre de libérer le préfet de Tenenkou, Makan Doumbia, et un journaliste, Issaka Tamboura détenus eux tous dans les mains des djihadistes. Pour rappel, l’ancien commissaire de la police islamique de Gao, Aliou Mahamane Touré était condamné à dix ans de réclusion, en août 2017 pour atteinte à la sûreté de l’État, détention illégale d’armes, association de malfaiteurs et coups et blessures aggravées. Son «extraction», menée en catimini par des agents de la Sécurité d’État (SE) dans le dos du ministère de la justice, entrait dans le cadre d’un échange entre des djihadistes arrêtés et détenus par l’État malien, et deux otages qui étaient alors aux mains de la katiba Macina, dans le centre du Mali: le préfet de Tenenkou, Makan Doumbia, qui avait été capturé en mai 2018, et le journaliste, Issaka Tamboura, enlevé, en décembre 2018.

Malheureusement ou heureusement, selon la lecture de chacun, le djihadiste Touré, sera de nouveau arrêté en décembre dernier par l’armée française. Mais selon l’AFP, celui-ci n’est pas seul a avoir bénéficié d’une telle libération des autorités maliennes. De sources concordantes, seize (16) autres personnes ont été libérées dans le plus grand secret en février 2019, parfois sous une fausse identité, à la demande des djihadistes. Et pas des moindres. Lorsque leur nom est arrivé aux oreilles de certains militaires qui avaient œuvré à leur arrestation, rapporte l’Agence, ceux-ci n’en sont pas revenus. «C’étaient tous des djihadistes de haut rang, qui avaient exercé des responsabilités ou participé à des attaques. Il était impensable qu’ils soient libérés. Cela revenait à se tirer une balle dans le pied», témoigne un haut gradé acteur de leurs arrestations. Le seul nom à avoir fuité dans la presse malienne est celui de…

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DANS LA PARUTION DU LUNDI 27 JANVIER 2020

KADOASSO I.

Nouvel Horizon

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